Flop 10 2014 : quels sont les pires films de l'année ?

Simon Riaux | 2 janvier 2015
Simon Riaux | 2 janvier 2015

L'année officiellement terminée, l'heure est aux bilans. Ainsi, après le Top 10 des meilleurs films de la rédaction, nous vous proposons de replonger avec horreur et fascination dans les arcanes des plus gros ratages de 2014. Faisez gaffe, il y a du très très lourd.

 

1 – I Frankenstein

La saga Underworld l'a prouvé, avec un peu de conviction, des effets spéciaux soignés et des petites pépés, on peut emballer un divertissement fantastique pas désagréable. Hélas, voilà une production dénuée de toute imagination ou direction artistique digne de ce nom, qui enchaîne les morceaux de bravoure numériques et les dialogues embarrassants avec un art consommé de la nullité.



 

2 – Les Trois frères, le retour

Il est des films qui malgré toute la sympathie que dégagent leurs initiateurs, malgré la nostalgie qui entoure le projet, ne peuvent masquer leurs failles. Et ce retour poussif de piétiner allègrement tout l'héritage du trio comique emblématique des années 90. Comme si les Inconnus étaient lentement mais sûrement devenus les personnages qu'ils se plaisaient hier à caricaturer.



 

3 – La Légende d'Hercules

Mais qu'est donc allé faire Renny Harlin dans cette galère ? Impossible ici de reconnaître le travail de cet habile faiseur, qui a offert aux années 80 de sanglantes réussites du cinéma d'action. Entravé d'une esthétique numérique qui ferait passer la série Spartacus pour un sommet d'esthétisme et handicapé par un têtard culturiste en guise de comédien, le métrage est un ratage absolu.



 

4 – The Amazing Spider-man : Le Destin d'un Héros

On pourra qualifier les sceptiques des productions Marvel de pisse-froid, mais le fait est que la recette montre ici ses limites. Gangréné par un cynisme incroyable, dénué de toute cohérence ou sens de la dramaturgie, cette aventure de Spider-Man est à mi-chemin entre le hamburger putréfié et la parodie involontaire.

Une catastrophe indiscutable, si violente qu'elle aura brusquement interrompu le planning pourtant ultra-serré de Sony pour l'Homme-Araignée.

 

5 – Un Amour d'Hiver

Personne n'a rien contre un peu de naïveté, tant qu'elle ne se transforme pas en torrent de sucrettes cancérigène nappée de chocolat à l'huile de palme.

Avec un sens du ridicule inédit, Colin Farrell fait ce qu'il peut pour survivre à cette fable probablement rédigée pendant une mauvaise descente de champignons hallucinogènes. Mention spéciale à Will Smith, qui joue ici Satan, dans un rôle bref mais capable de siphonner encore un peu plus sa carrière.

 

6 – Hunger Games : La Révolte -Partie 1

Tant qu'on ne parle pas cinéma, il y a toutes les raisons de se réjouir du succès de la saga. Semblant de discours politique, univers original, héroïne féminine de première classe, très beau casting...

En revanche, un visionnage honnête du film rappelle combien l'ensemble est éminemment pervers et faussement subversif, tristement mis en scène et narré en dépit du bon sens.

 

7 – Les Francis

Existe-t-il dans la langue française un terme capable de décrire semblable horreur ? Probablement pas. Monté au hachoir, réalisé par des aveugles et interprété par... heu... des gens de bonne volonté, visiblement un peu pris au piège de ce film, qui semble littéralement se désagréger sous les yeux des spectateurs.

Une sorte de parfait guide de tout ce qu'il ne faut pas faire dans une comédie.



 

8 – 3 days to kill

Sur le papier, on voit mal comment un film d'action à l'ancienne avec Kevin Costner, accompagné de la sculpturale Amber Heard pourrait être une expérience désagréable. C'était sans compter sur la méthode Europacorp, capable de transformer n'importe quel grand cru millésimé en vinaigre coupé aux menstrues de hyène.

Vulgaire, bas du front et jamais spectaculaire, le film compte parmi les plus beaux ratages de la firme (ce qui n'est pas peu dire).



 

9 – Transcendance

Quand le directeur de la photo de Christopher Nolan passe derrière la caméra, accompagné d'un casting composé des fidèles du réalisateur, on se dit qu'on tient peut-être là un joli film de SF. Sauf qu'il s'agit d'une sorte de remake austère du Cobaye, avec un Johnny Depp dont l'état de mort cérébrale contamine lentement le script.



 

10 Albert à l'Ouest / Annabelle

Impossible de départager ces deux ratages, qui entretiennent de nombreux points communs. La volonté de rentabiliser au maximum une marque connue du public, un manque d'exigence dans la fabrication qui frise le mépris total du public, ainsi qu'une incapacité réelle à atteindre son but (faire rire pour l'un, peur pour l'autre) sont les principaux problèmes de ces deux films opportunistes.





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commentaires
Ded
05/01/2015 à 23:49

@ Phil
Honnêtement (sans tentative sournoise d'avoir le dernier mot), je ne pense pas qu'il y eut un désir délibéré de flatter également une certaine frange extrême du public mais uniquement une volonté de satisfaire le spectateur lambda friand de pop-corn et de ce genre de pantalonnade avec pour seul objectif bassement lucratif (car rien d'artistique là dedans, on est bien d'accord !) de faire un max d'entrées. Seulement, conscients d'aborder un sujet sensible et pas assez cons pour se tirer une balle dans le pied, les protagonistes de cette sombre production se sont appliqués, au gré de la promotion et avec l'aide des médias, à faire sanctifier leur monument de bêtise, en le faisant hisser au panthéon du cinéma, en un hymne à la tolérance et ce afin de libérer leur conscience et de contrecarrer toute polémique... Manoeuvre payante, au sens propre comme au figuré... La polémique s'étouffa comme un pet sous la couette tandis que les gains grimpaient avec le classement au box-office.

Phil
05/01/2015 à 10:11

@Ded
Je suis plutôt d'accord avec toi sur le côté raciste.
Mais que les parents soient racistes ne me dérange pas, c'est un peu le postulat : "Ils sont racistes, ils vont devoir devenir tolérant à cause de leurs filles et de leurs gendres".
Le problème est plutôt au niveau de l'accumulation des vannes pourries digne d'une fin de convention FN arrosée au schnaps et au gros rouge qui tache comme si on cherchait à brosser le public raciste dans le sens du poil et dire qu'au fond, être raciste, c'est pas si mal et bien justifié quand même.
Et ça, ça pue grave du cul.

Ilan Ferry
04/01/2015 à 19:06

D'accord à 90% avec ce flop (et une mention spéciale au "torrent de sucrettes cancérigène nappée de chocolat à l'huile de palme " ainsi qu'à "la méthode Europacorp, capable de transformer n'importe quel grand cru millésimé en vinaigre coupé aux menstrues de hyène"). Par contre c'est vrai ça quid de l'absence de Lucy qui dans le genre immondice cérébrale et visuelle ferait passer du Godfrey Ho pour du Michael Mann ? Allez, entre nous, vous pouvez le dire : Lucy ça reste quand même la pire insulte cinématographique faite au spectateur en particulier et au genre humain en général ?

Ded
04/01/2015 à 18:11

Je voulais, bien sûr, adresser ma réponse à "Phil".
Pardon pour cette faute de frappe... et les autres !

Ded
03/01/2015 à 21:23

@Pil
Des parents qui tombent de Charybde en Scylla quand chacune de leurs filles leur présente un nouveau fiancé différent par sa couleur, sa race ou sa confession, consternés de ne pas en trouver un de "normal"... ça s'appelle comment ? Peu importe si tout "s'arrange" au final, la base inhérente à l'idéologie raciste est posée. Bien sur, sans ce postulat de départ, pas de scénario, pas de film, pas d'humour condescendant, pas d'amusement "populaire"... Filmer la tolérance et l'acceptation de l'autre est plus difficile et n'intéresse pas le grand public parce que ça ne fait pas rire grassement. Mais dans un pays où la seule idée d'aller questionner les gens dans la rue pour savoir ce qu'il pensent d'avoir un présentateur de couleur au JT est en soi suffisamment nauséabonde, à quoi faut-il s'attendre ?...

Phil
03/01/2015 à 14:44

Navets US
1. Hercule (les 2)
(Qu'on mette les producteurs de ces films aux 12 travaux pour les punir)
2. Godzilla
(Le film est aussi nul que sa bande annonce était bien. Du coup, Pacific Rim c'était pas si mal)
3. Palo Alto
(Je filme mon nombril, le monde s'extasie. je m'appelle Coppola, voilà l'explication)
4. Horns
(A voir pour un premier plan réussi malheureusement prétexte à un métrage diablement chiant)

Bouses strastophériques françaises
1. Eden
(La french touch, vraiment ? Un film générationnel ? Encore moins. 2h11 de souffrance et de platitude à tous les niveaux. Un vrai cas d'école : tout ce qu'il ne faut pas faire dans un film)
2. Jamais le 1er soir
(Le contraire des "gazelles" : vulgaire, lourd, mal écrit, mal joué, mal mis en scène. les féministes devraient faire interdire ce film)
3. Barbecue
(Indigeste mais conviendra à TF1 un dimanche soir d'été)
4. L'ex de ma vie
(Le guide touristique de Paris pour les nuls. Une succession de clichés dans tous les sens du terme)
5. Les Francis
(Film fainéant)
6. Supercondriaque
(Film malade, attention à la contagion)

@Ded
Hors compétition "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?".
Pourquoi ? Parce que je n'ai pas encore réussi à déterminer si ce très mauvais téléfilm est raciste ou anti-raciste (visiblement la majorité penche pour la seconde possibilité, perso, j'ai de gros doutes)

pulpy
03/01/2015 à 12:43

et lucy ????

stivostine
03/01/2015 à 12:22

albert a louest dans cette liste, pinaize vous focalisez sur peu (le dernier ratage des xmen aurait sa place aussi)

Thom
03/01/2015 à 10:27

@Pepito : Hercule est de Brett Ratner par contre La légende d'Hercule est bien de Renny Harlin.

Pepito
03/01/2015 à 09:54

Hercule est de Brett ratner et non pas de renny Harlin de plus en plus de fautes sur ce site depuis quelques mois. Déçus :-(

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