Oscars 2014 : le best-of

Simon Riaux | 3 mars 2014
Simon Riaux | 3 mars 2014

Malgré de très vives critiques proférées à l'encontre de cette soirée des Oscars, la cérémonie a naturellement été émaillée de moments forts, en émotion comme en tension. On ne s'attardera pas sur le selfie initié par Ellen Degeneres, sorte de concession à la médiocrité de l'époque, mais plutôt sur les déclarations de plusieurs lauréats.

 

Matthew McConaughey a ainsi remercié ses parents mais aussi Dieu à l'issue de cette première nomination qui le voit sacré meilleur acteur. Backstage, l'acteur ajoute, visiblement ravi et euphorique : « J'ai remporté un prix d'excellence pour quelque chose qui n'est pas mon job, qui n'est pas mon hobby, qui n'est pas une toquade, mais pour ma carrière ». Le comédien en a profité pour confirmer définitivement qu'il ne jouerai pas dans une prochaine saison de True Detetctive. Il ne reste donc aux spectateurs déjà dépendants au show que deux épisodes à découvrir avec l'Inspecteur Cohle.

Steve McQueen est d'ores et déjà rentré dans l'histoire du Gif et promis à de longues années de best of télévisés grâce à son apparition bondissante. Appelé pour récupérer l'Oscar du meilleur film grâce à 12 Years a slave, le réalisateur n'a visiblement pas pu supporter plus longtemps son flegme et s'est mis à littéralement bondir sur scène. Ce n'est que backstage que l'artiste a repris ses esprits et dit un mot de son improvisation sur ressorts : « Je suis calme à nouveau. Oui j'ai sautillé. Je suis juste tellement extatique, si heureux pour nous tous. C'est un de ces moments qui n'est peut-être pas appelé à se répéter. »

 

Plus étonnante était la tension régnant entre McQueen et son scénariste. Tous deux oscarisés, ils ne sont ni remerciés, ni serrés la main, pas même croisés du regard sinon de la plus glaciale des manières. Une première dans l'histoire des oscars. D'après The Hollywood reporter, il pourrait s'agir d'une brouille entre les deux artistes au sujet de la répartition des droits du scénario... Brad Pitt pour sa part a déclaré avoir eu affaire à une situation de crise autrement plus problématique, puisque la superstar a été dans l'obligation de nettoyer les défécations de son chien. Dans sa chambre. On espère que l'acteur aura demandé à une bonne portoricaine de tuer la misérable créature selon quelques coutumes cruelles.

Le discours le plus émouvant (dans la forme plus que le fond, sincère mais convenu) fut celui de Lupita Nyong'O, la phénoménale comédienne de 12 Years a slave, récompensée par la statuette du meilleur second rôle féminin. « Quand je regarderai cette statuette dorée, puisse-t-elle me rappeler ainsi qu'à chaque petit enfant que peu importe d'où vous venez, vos rêves sont légitimes ». La meilleure intervention fut sans doute celle de Cate Blanchett qui rappela que le dernier Woody Allen, Blue Jasmine, fut longtemps envisagé comme un film de niche en raison de son orientation féminine. Depuis le métrage a été acclamé internationalement et est largement rentré dans ses frais. Un bien beau pied de nez, décoché avec une classe affolante par une des plus grandes artistes australiennes.  

 

 

 

 

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