Peekay : Le film de Noël aux prises avec la justice?

Marjolaine Gout | 3 mars 2014
Marjolaine Gout | 3 mars 2014

A Mumbai, c'est à un rythme infernal que les studios mènent la production de métrages. Cependant, si cette production est enfouie sous un monticule de bobines, parées à l'abordage des cinémas, un projet s'en démarque. Peekay (ou P.K.), une satire politique, au stade d'embryon, fait couler des hectolitres d'encre, mais pas que!

La pupille dilatée, le tympan aux aguets, la langue prête à cancaner, les prospecteurs de blockbusters devisent déjà sur le sort de cette comédie. Mais pourquoi tout ce babillage médiatique et tant d'intérêt autour de ce film qui ne sortira seulement qu'à l'hiver 2014?  La raison réside derrière deux noms : le réalisateur Rajkumar Hirani et l'acteur Aamir Khan. A l'époque où Avatar terrassait la compétition, ces deux gaillards résistèrent à l'envahisseur Na'vi avec 3 idiots, un film comique et satirique, dans la veine du Cercle des poètes disparus. Pendant longtemps, celui-ci servit même d'étalon à l'évaluation du succès ou non d'un long-métrage. Ainsi, l'attente de leur prochaine création attise bien plus que les esprits !

 


 

Mais, avant de converser sur la somme que Peekay engrangera dans ses pénates ou de ses probables qualités scénaristiques, il ne faudrait point vendre la peau de l'ours avant de l'avoir alpagué ! En effet, la production se heurte, à l'heure actuelle, à un souci de doublage vocal. Vu comme cela, le problème ne paraît guère sorcier à surmonter. Mais, manque de chance, Peekay ne semble guère sous les auspices des divinités indiennes. En effet, le doublage d'un rôle pivot se trouve être tenu par Sanjay Dutt. Or, celui-ci séjourne, en ce moment même, derrière des barreaux. Lié aux attentats de 1993, à  Mumbai, il a hérité d'une cellule pour une durée de 5 ans et ne fait à ce jour que de furtives sorties pour gagner le chevet de sa femme !

 


 

Ceci dit, connaissant Rajkumar Hirani, s'il ne peut convaincre les geôliers de laisser Sanjay Dutt faire un petit tour par son studio, il trouvera à coup sur un stratagème pour se dépêtrer de ce dilemme.  On ne sera donc point étonné si dans un futur proche, une ligue d'ingénieurs du son venait à migrer en prison! Ce serait une première qu'un détenu soit réquisitionné pour les besoins d'un film. Mais, en Inde rien n'est impossible pour les prunelles d'un blockbuster annoncé!

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