Une année, un film : Les oeuvres qui ont marqué Rémi Bezançon (18)

Thomas Messias | 22 janvier 2009
Thomas Messias | 22 janvier 2009
Le 23 juillet 2008 est sorti Le premier jour du reste de ta vie, un film auquel on tient énormément à la rédaction d'Ecran Large (lire notre critique pour le moins dithyrambique ici). Pour mettre en avant notre énorme coup de cœur de l'année, on a décidé de donner la parole à son auteur. Tout juste âgé de 37 ans (voire 12 ans ½ quand on écoute son actrice Zabou Breitman en parler), Rémi Bezançon est un cinéaste qui aime et connaît le cinéma n'hésitant jamais à faire directement référence aux films qui l'ont marqué comme ce fut le cas dans Ma vie en l'air et encore plus dans son nouveau film.

 

On l'a donc soumis à un jeu pour le moins atroce : choisir un (et seulement un) film phare par année de sa vie et nous raconter pourquoi ce dernier a marqué sa vie de cinéphile (pour ce jeu, on tient compte de la sortie du film en salles françaises).


Jusqu'à la sortie du film, on vous propose tous les jours ses choix. En espérant que cela vous donne envie d'aller voir le sien...

 

 

 

2005
 
 
 

De battre mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard)

 

  

 

 

Même si en 2005 sortait Ma vie en l’air un film qui a changé ma vie, je n’en parlerai pas ici pour cause d’humilité. Avoir un père qui s’appelle Marc Bezançon c’est sûrement beaucoup plus facile que d’avoir un père qui s’appelle Michel Audiard. Pourtant en quelques films le petit Jacques a réussi à se faire un prénom, et avec De battre mon cœur s’est arrêté, - écrit avec son fidèle Sancho Panza (Benacquista) - il nous taille un diamant noir et brut, à la fois psychologique et physique dans lequel il pousse jusqu’à leurs paroxysmes les thèmes de la filiation et de l’héritage. Tel père tel fils.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2006

 

 

Le nouveau monde (Terrence Malick)

 

 

 

Terrence Malick est un génie et ses films sont des longs poèmes d’un lyrisme à couper le souffle. Capable de passer 2 ans dans une salle de montage pour Les Moissons du Ciel (chef d’œuvre mélancolique empreint des toiles d'Edward Hooper) ou de couper des stars au montage dans La Ligne rouge (Georges Clooney n’y apparait qu’une poignée de secondes alors qu’il a tourné plusieurs semaines), Malick partage avec feu Kubrick le gout du mythe et de la légende. Bref, Le Nouveau Monde est une œuvre immense, un hymne à la beauté, un opéra cinématographique dans lequel on se perd... pour mieux se retrouver après.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait de Rémi Bezançon
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