Décès de Mel Ferrer

Nicolas Thys | 6 juin 2008
Nicolas Thys | 6 juin 2008

Une nouvelle légende hollywoodienne vient de nous quitter. Mel Ferrer est décédé le 2 juin à l'âge de 90 ans. Acteur majeur de la Mecque du cinéma, il a néanmoins eu une carrière assez atypique. Diplômé de Princeton, il débute comme éditeur d'un petit journal, il écrit un livre pour enfant et commence à se produire à Broadway où il tient plusieurs petits rôles. Il poursuit à la radio avant de produire et réaliser quelques grands shows pour la NBC.

 

 


 

Sa carrière hollywoodienne, qu'il mènera toujours de pair avec des rôles au théâtre, débute en 1944. A cette époque il aide les acteurs à perfectionner leur diction et à mieux placer leur voix sur une dizaine de films dont Coup de foudre où il côtoie Irene Dunne et Charles Boyer. L'année suivante il est engagé comme réalisateur et fera un film totalement oublié (The Girl of the Limberlost). Il répètera l'expérience quelques années plus tard mais ne convaincra jamais réellement. Son film le plus célèbre reste Vertes demeures en 1959 avec Audrey Hepburn, Anthony Perkins et Lee J. Cobb.

 

Son succès viendra de sa carrière d'acteur. Il arrive d'emblée sur le devant de la scène avec un rôle majeur dans Frontières invisibles, prix du scénario à Cannes en 1949. S'enchainent ensuite une série de rôles marquants dans des films de genres et de registres très diversifiés de L'Ange des Maudits où il donne la réplique à Marlene Dietrich à Lili, Scaramouche, Born to be bad ou encore Guerre et Paix avec Audrey Hepburn, rencontrée à Broadway où elle fût sa partenaire dans Ondine, et avec qui il restera marié 14 ans.

  

 

 

A partir de 1954, et après joué sous la direction de Fritz Lang, Michael Powell Nicholas Ray ou King Vidor, il partagera sa carrière entre les Etats-Unis et l'Europe où il sera dirigé par Jean Renoir, Roger Vadim, Julien Duvivier en France, Umberto Lenzi, Mario Monicelli ou Sergio Solima en Italie et en Allemagne par Rainer Werner Fassbinder dans Lili Marleen. La fin de sa carrière sera placée sous le signe de la télévision puisqu'en 1981 il incarnera Phillip Erikson dans la série à succès Falcon Crest et apparaitra dans Dallas, Arabesque, Columbo ou encore L'Île fantastique.

 

Parmi ses autres rôles les plus marquants à Hollywood figurent le personnage de Robert Cohn dans Le Soleil se lève aussi de Henry King, l'un des rescapés d'un cataclysme avec Harry Belafonte dans Le Monde, la chair, le diable ressorti au cinéma l'année passée, et quelques seconds rôle entre autre dans La Chute de l'empire romain d'Anthony Mann ou Une vierge sur canapé de Richard Quine.

 

 


 

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