Plancha, La Proie du diable... Sorties Cinéma du 26 octobre

La Rédaction | 28 octobre 2022 - MAJ : 02/11/2022 12:13
La Rédaction | 28 octobre 2022 - MAJ : 02/11/2022 12:13

Quelles sont les sorties cinéma de la semaine du 26 octobre ? La Proie du diable, Plancha, La Conspiration du Caire ...

Chaque semaine, Écran Large fait son marché dans les salles de cinéma, et sélectionne quelques sorties et films incontournables (pour de bonnes ou mauvaises raisons). Avec de la possession démoniaque, un Game of Thrones au Caire, une grillade qui manque de cuisson, un strike empoisonné, la naissance de l'Antéchrist et le retour du cousin de Dracula. 

 

La Proie du diable : photoLa meilleure façon de voir le film
 

Les sorties qu'on conseille

La Conspiration du Caire

Durée : 1h59

 

 

De quoi ça parle : Simple fils de pêcheur, Adam réussit à intégrer la prestigieuse université islamique du Caire. Sauf que lorsque le Grand Imam à la tête de l'institution meurt soudainement, c'est une lutte de pouvoir et d'influences à laquelle il va être confronté contre son gré.

Pourquoi il faut le voir : Alors qu'il avait fait sensation avec Le Caire confidentiel et tenu en haleine avec son film d'action The Contractor, Tarik Saleh faisait ses premiers pas en compétition officielle à Cannes 2022. Et si La Conspiration du Caire s'annonçait comme un grand thriller avec son pitch alléchant, la promesse de départ a été plus que tenue. Récompensé très justement du prix du scénario des mains du jury présidé par Vincent Lindon, le long-métrage du Suédois d'origine égyptienne est un concentré de tension.

Sans perdre de temps, le cinéaste nous plonge très vite dans le vif de son intrigue en immisçant son jeune héros dans les arcanes dès le premier quart d'heure. Une manière efficace pour dynamiter ce récit tendu, où les jeux de dupes et les trahisons se succèdent dans une spirale infernale. Et si oui, le long-métrage ressemble à un petit polar mineur sur le papier, il a toutefois l'intelligence de s'attaquer frontalement à plusieurs maux : le dangereux fanatisme religieux bien sûr, mais au-delà, une corruption politique inébranlable reflétant une réalité du monde bien au-delà des frontières égyptiennes.

La note d'Ecran Large : 4/5

Notre critique de La Conspiration du Caire

 

Bowling Saturne

Durée : 1h54

 

 

De quoi ça parle : à la mort de leur père, Guillaume, policier ambitieux, offre en gérance le bowling dont il vient d'hériter à son demi-frère Armand. Dans un monde régi par les règles de la chasse, l'héritage est maudit et va plonger les deux hommes dans un gouffre de violence…

Pourquoi il faut le voir : Parce que le nouveau film réalisé par Patricia Mazuy est un diamant noir et perturbant comme on en voit trop peu dans le cinéma français. D'abord errance malsaine puis polar toxique, Bowling Saturne se balade entre les genres et les registres tout en les contaminant de son obscurité, notamment grâce à une mise en scène lancinante, une bande originale électrique et un casting superbe d'étrangeté.

À l'image des performances du magnétique Arieh Worthalter et de l'inquiétant Achille Reggiani, Bowling Saturne étonne, intrigue et hypnotise. Si le film est un peu trop opaque et exigeant durant toute une première partie de son récit, sa seconde vient éclaircir au fur et à mesure ce qui s'avère être un vertigineux pamphlet contre la masculinité toxique qui ronge l'âme les protagonistes. Sombre, violent et amer, Bowling Saturne restera, pour sûr, une des propositions les plus radicales de cette année 2022.

La note d'Ecran Large : 4/5

 

LES SORTIES QU'ON CONSEILLE MOINS

PLANCHA

Durée : 1h38

 

 

De quoi ça parle : Les vacances de quatre couples de nantis bloqués en Bretagne au lieu de la Grèce à cause d'une grève. C'est drôle parce qu'il pleut.

Pourquoi on ne le conseille pas : La comédie vacancière de gros bourgeois bouffis de beauferie a vécu depuis au moins Les Bronzés font du ski, mais le cinéma français continue inlassablement de taper dedans avec Plancha. Comme si Les Bronzés 3 : Amis pour la vie et Nous finirons ensemble n'avaient pas suffi, voici donc Lambert Wilson, Franck Dubosc, Jérôme Commandeur et Guillaume De Tonquedec qui étalent leurs petites amitiés suffisantes, faites de tendres mesquineries et d'affectueuses infidélités. Comme c'est mignon.

Un film "tranche de vie" vu et revu beaucoup beaucoup trop de fois, une poussière parmi la légion des épigones fumistes de Claude Sautet. Plancha cache à peine sa nature de gros téléfilm friqué photographié sans le moindre égard pour la notion d'"esthétique", ou de "sens", ou simplement d'"oeil", mais pire encore, il n'est absolument jamais drôle ou touchant, la faute à un portrait minable et hypocrite de l'amitié. Comme les millions de clones qui l'ont précédé, celui-ci est aussi plaisant que de se passer les gonades à la pierrade.

La note d'Ecran Large : 1/5

Notre critique de Plancha

La Proie du diable

Durée : 1h33

 

 

De quoi ça parle : De soeur Ann à l'école des Exorcistes. Persuadée d'être en contact direct avec les forces démoniaques, la jeune femme entend bien suivre un cursus aux côtés des prêtres.

Pourquoi on ne le conseille pas : Parce qu'en plus d'être un film d'épouvante purulent, c'est aussi un film fantastique puant. Une fois remis de l'avalanche de jump scares extrêmement prévisibles pour quiconque s'inflige régulièrement ce genre d'arnaques, il faut se coltiner toutes les bondieuseries niaises qui émanent de ce postulat complètement con. C'est un authentique cours de catéchisme réac' maquillé en faux teen movie pour bigots que nous propose ici Daniel Stamm.

Alors si vous aimez aller à la messe, si vous pensez que la maternité n'est pas un choix, mais une obligation divine et si vous prenez du plaisir à être secoué comme une bouteille de jus d'orange avec pulpe (la seule acceptable, on est bien d'accord), n'hésitez pas à prendre votre place, puis à rester chez vous jusqu'au prochain catho-porn nauséabond.

La note d'Ecran Large : 1/5

Notre critique de La Proie du diable 

LES RESSORTIES COOL 

LE JOUR DE LA BÊTE

Durée : 1h44 - Sortie : 1997

 

Le Jour de la bête : photoUne belle bande de bras cassés

 

De quoi ça parle : D'un prêtre qui parvient à établir le jour de la naissance de l'Antéchrist. Pas de bol : c'est pour bientôt.

Pourquoi il faut le (re)voir : Parce que c'est l'un des nombreux sommets de la carrière d'Álex de la Iglesia, le plus sympathique des trublions du cinéma ibérique. Moins outrancièrement baroque que ses autres faits d'armes (d'Action mutante à Les Sorcières de Zugarramurdi en passant par le sublime Balada triste, dans un autre registre), Le Jour de la bête déploie son récit délirant (le prêtre cherche à devenir le pus grand des pécheurs pour forcer le diable à le combattre) avec prudence, mais non sans enthousiasme.

Car c'est évidemment l'occasion pour l'Espagnol de retourner contre eux les préceptes religieux et leur manichéisme absurde, sans toutefois chercher le blasphème à tout prix. Comme à son habitude, le cinéaste extrait de ses provocations plus ou moins subtiles une forme de jubilation et une tendresse certaine pour les personnages allumés. Leur parcours continue d'arracher des sourires, voire de francs rires, surtout si c'est la dernière restauration qui est proposée.

La note d'Ecran Large : 4/5

 

Nosferatu le vampire

Durée : 1h34

 

Nosferatu le vampire : photo Dans l'ombre du vampire

 

De quoi ça parle : Le sinistre comte Orlok, vampire de Transylvanie se rend dans la petite enclave de Wisborg afin de s’abreuver du sang de l’innocente Ellen. Il profite de l’occasion pour semer la mort et la désolation sur son passage.

Pourquoi il faut le (re) voir : Tout simplement parce que Nosferatu le vampire appartient à la famille des grands classiques du cinéma muet à voir au moins une fois dans sa vie. Emblème du mouvement expressionniste allemand, le film d’épouvante de F.W. Murnau adapte librement le roman Dracula de Bram Stoker (sans avoir obtenu les ayants droit, ce qui a valu un procès au cinéaste et à la production). 

Le long-métrage, quant à lui, fait preuve d’une inventivité et d’une audace visuelle folle, chargée du symbolisme ésotérique cher à Albin Grau, collaborateur de Murnau et producteur, en charge de la direction artistique. Célèbre aussi bien pour sa maîtrise des jeux d’ombre et de lumière que pour la prestation de Max Schreck dans la peau du vampire, Nosferatu le vampire éblouit par son impressionnante modernité. 

La note d'Ecran Large : 666/5

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