Après Le Jeu de la dame, Anya Taylor-Joy parle du prochain film du réalisateur de The Witch

Gaël Delachapelle | 6 novembre 2020
Gaël Delachapelle | 6 novembre 2020

En plein succès avec la mini-série Netflix, Le Jeu de la dame, Anya Taylor-Joy en dit un peu plus sur le prochain film du réalisateur de The Witch.

Depuis la sortie en 2016 de The Witch, le premier long-métrage du cinéaste Robert Eggers, qui avait bien fait flipper la critique et le public avec son cauchemar inspiré des contes de la Nouvelle-Angleterre, la jeune actrice Anya Taylor-Joy a fait un sacré bout de chemin.

Elle a tourné chez M. Night Shyamalan, dans Split et Glass, elle a eu un rôle dans le maudit Les Nouveaux Mutants et elle tient actuellement le rôle principal dans Le Jeu de la dame, mini-série Netflix, phénomène du moment, dont la critique n'a cessé de tarir d'éloges depuis sa sortie, notamment au sujet de la performance de la comédienne.

 

photo, Anya Taylor-JoyAnya Taylor-Joy, dans la mini-série Netflix Le jeu de la dame

 

De son côté, depuis The Witch, Robert Eggers a réalisé The Lighthouse, avec Robert Pattinson et Willem Dafoe, en 2019. Une oeuvre qui s'inspirait du folklore marin pour dépeindre un pur cauchemar lovecraftien. Et il est d'ores et déjà sur son troisième long-métrage avec The Northman, film qui s'attaquera cette fois au mythe des Vikings, dans ce qui s'annonce comme une histoire de vengeance se déroulant dans l'Islande du Xe siècle.

Un pitch qui intrigue d'autant plus quand on sait qu'il sera mené par un casting dingue : Nicole Kidman, Alexander Skarsgård (son frère Bill devait également être de la partie, initialement), Ethan HawkeClaes Bang, ou encore Björk. Willem Dafoe sera de retour chez le cinéaste ainsi qu'Anya Taylor-Joy. Elle a accepté d'en dire un peu plus à Collider sur ce projet :

"Avec Robert, on était amis avant de devenir collègues, alors avoir l'opportunité de recréer quelque chose ensemble, c'était incroyable. On a eu des projets l'un sans l'autre, mais on est ravis de se retrouver. Je suis très fière de faire partie de ce projet, tout ce qu'on a fait sur ce tournage me rend fière. J'ai l'impression qu'on va pouvoir présenter quelque chose de jamais vu au public.

 

Photo Anya Taylor-JoyAnya Taylor-Joy, dans The Witch de Robert Eggers

 

Quand on a fait The Witch, on pensait que personne ne le verrait, alors que maintenant, faire un film de Robert Eggers, c'est devenu un truc ! On trouvait ça fou ! Les gens qui ont eu accès au tournage avaient tous cette réaction : 'Ah, vous tournez vraiment un film de Robert Eggers...' Oui, effectivement, ça va vous donner froid dans le dos. Vous ne serez pas à l'aise devant ce film, mais ça sera incroyable." 

Des propos qui donnent très envie. En effet, avec ses deux premiers films, Robert Eggers s'est imposé parmi les cinéastes les plus prometteurs du cinéma de genre américain contemporain, aux côtés de Jordan Peele et Ari Aster, formant tous les trois cette nouvelle vague de genre, sobrement nommée "Elevated Horror". On a donc très hâte de voir comment le réalisateur va conclure sa trilogie Foklor Horror avec son troisième film. 

The Northman n'a pas encore de date de sortie annoncée ni de premières images à nous offrir, pour le moment. En attendant, on vous invite à découvrir ce que l'on pense des deux premiers essais de Robert Eggers, à savoir The Witch et The Lighthouse, dont nos critiques respectives sont disponibles par ici et par là. Notre critique du Jeu de la dame est disponible par ici.

Tout savoir sur The Northman

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commentaires
Simon Riaux - Rédaction
06/11/2020 à 15:29

@Mad

C'est un terme imparfait, c'est la raison pour laquelle on lui accole souvent le terme "horreur d'auteur" chez EL.

Mais il nous semble qu'il ne relève pas tant d'une forme de snobisme que de sous-genre. Il y a toujours eu des branches plus série B ou exploitation de l'horreur, et d'autres plus volontiers expérimentales. C'est surtout cette distinction qui nous paraît mise en avant. Surtout venant des anglo-saxons qui ont toujours traité le cinéma de genre avec beaucoup moins de répugnance que les français.

Mad
06/11/2020 à 15:25

L'Elevated Horror n'existe pas bordel. C'est un nom à la con que des personnes arrogantes ont inventé pour parler de ces films car selon eux, l'horreur ne peut pas être un vrai genre pris au sérieux, que ce n'est pas qualitatif d'être un film d'horreur et donc que ces nouveaux films (qui sont géniaux) sont du coup de "l'horreur qui s'élève à un meilleur rang". C'est affreux, il ne faut surtout pas commencer à mettre ce terme partout.

Tuh
06/11/2020 à 15:23

The witch s'inspre se divers témoignages qui se trouve etre dans le "malleus malificarum" qui était à l'époque ka bible des inquisiteurs pour reconnaitre, juger et faire avouer les payens (sorciere)
Et ce livre, n'est pas un livre de contes nordiques comme vous semblez l'affirmer, C'est un guide pour soumettre 'La Question" avec plusieurs témoignages dont certain trés farfelues, mais les gens y croyaient à l'époque.
Tout les évements montrés dans ce film sont tirés de ce livre

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