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The Grudge : des cheveux sales, des croassements et des jump scares dans la bande-annonce

Par Mathieu Jaborska
28 octobre 2019
MAJ : 29 octobre 2019
6 commentaires
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Elle nous pendait au nez et voilà qu’elle est tombée : la bande-annonce du reboot de The Grudge promet beaucoup de gens qui crient.

Attention cependant. Souvent interrogé à propos de son film, le cinéaste Nicolas Pesce (auteur de The Eyes of My Mother mais aussi du fascinant Piercing, qu’on espère voir édité un jour) ne semble pas vouloir qu’on traite de son oeuvre en ces termes. On proposerait bien « remake », mais on n’est pas sûrs que ça lui plaise plus. On comprend néanmoins qu’il tienne à la nuance.

 

photo the grudgeLes magnifiques CGI du remake de 2004

 

En effet, la saga The grudge a un lourd passif à ce niveau. A l’origine intitulés Ju-on, les premiers films sont japonais et réalisés par Takashi Shimizu, au début tout du moins. Au Japon, on compte neuf longs-métrages (dont un crossover avec Ring), plus ou moins visibles en Europe. Shimizu a mis en scène un auto-remake américain en 2004, qui a eu deux suites.

La franchise est donc déjà bien installée et ce nouvel opus prétend la réinventer. Grâce à un classement R, il avait réussi à rassurer les fans, il ne reste plus qu’à les convaincre avec cette bande-annonce.

 

 

Le nom du producteur Sam Raimi est bien plus mis en avant que celui du metteur en scène. Ce n’est pas étonnant. En plus de sa carrière connue de réalisateur, le créateur d’Evil Dead a produit les deux premiers films de Fede AlvarezEvil Dead version 2013 et Don’t Breathe – La Maison des ténèbres. Le premier est un véritable opéra gore, le deuxième un exercice de suspens assez spectaculaire. Deux qualités qu’on attend d’un reboot (oups) de The grudge.

 

photo, Andrea Riseborough, The grudge, The grudge, John Cho, Demian Bichir, John Cho, Demian BichirConduire ou mourir, il faut choisir

 

La bande-annonce reprend les codes de la J-horror à l’américaine, avec des cheveux longs dans tous les contrechamps, mais également un aspect visuel très codifié qui semble faire la part belle aux jump scares en tout genre. On espère que le résultat s’inspirera plus de la filmographie citée plus haut que des films de maison hantée de l’univers Conjuring et leurs monstres interchangeables.

Raimi ayant généralement du goût, on ne va pas mettre la charrue avant les boeufs et laisser ses chances à un projet certes casse-gueule, mais toujours plus excitant que Annabelle 14 : la boite à jouets du mal. Mené par Andrea Riseborough (Mandy) et Demian Bichir (Alien : Covenant), le film croassera sur nos écrans le 15 janvier 2020.

 

AfficheLes traces de doigts ne vont pas être faciles à récurer

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MystereK

Nicolas Pesce a déjà montré dans ces précédent filsm qu’il avait un univers propre, voyons The Grudge et jugeons après s’il a réussi à le conserver et a apporté quelques chose de nouveau…

Maurice Escargot

Jump-scare, cheveux, jump-scare, cheveux… Du jump-scare capillaire, en somme.
Nicolas Cage aurait dû jouer dedans…

Defender

@Overdose, on est d’accord sur l’aspect rebut à outrance… Par contre la pique sur les films japonais j’ai pas compris. Ils ont fait de super films aussi !

Toshio

Je n’ai pas vu les version japonaise mais le remake de 2004 avec Sarah Michelle Gellar m’avait fait forte impression. La ou en revanche sa suite m’avait déçu et avait tué la franchise. Quand au 3me opus, je ne l’ai pas regardé. Cette relecture semble as mal fichue, a voir le produit fini.

alshamanaac

Ha ? Takashi Shimizu n’a pas eu envie de rempiler une 7ème fois on dirait ! :-))

J’avais bien aimé le premier Ju-On the Grudge à l’époque, le second ne m’avait pas laissé de souvenir particulier et j’ai fais l’impasse sur les remakes américains… le concept est amusant mais pas de quoi en faire 15 versions non plus…