Festival des Antipodes 2012 : Jour 3 et Palmarès

Louisa Amara | 22 octobre 2012
Louisa Amara | 22 octobre 2012

On commence la journée en douceur avec une projection à 11h, horaire très agréable pour une première projo, dédicace à Thierry Frémaux et ses projections cannoises à 8h pétantes !

Il s'agit d'un film australien, The king is dead !, une comédie de Rolf De Heer sur des problèmes de voisinage, que n'aurait pas dénigré Julien Courbet du temps de Sans aucun doute. Je me demande sérieusement ce que fait ce film en compétition les 45 premières minutes, puis le film bascule dans la comédie noire de bras cassés, où les gentils voisins tentent de se débarrasser de leur dealer de voisin, jusqu'à ce que d'autres dealers s'en mêlent. Guy Ritchie aurait pu en faire quelque chose... Les rires fusent dans la salle, c'est toujours ça, mais je me répète « what's the point ? ». Eternel débat, les comédies pur jus ont-elles leur place en festival, hors compétitions dédiées, comme à l'Alpe d'Huez. Pourquoi pas ? Sans doute, parce que j'attends d'une bonne comédie, une part d'émotion, pour qu'elle me semble légitime en festival ou dans un palmarès des César, Oscars etc. Mais avec The king is dead !, on est très loin d'Intouchables. C'est plutôt bricolo et bricolette face à un dealer défoncé et ses potes à 4 neurones actifs (2 chacun).


Après le film, le jury, les réalisateurs et distributeurs présents vont picoler à un cocktail organisé par l'ambassadeur d'Australie. Une question vous brûle les lèvres, y avait-il des Ferrero rocher ? Je ne sais pas, les journalistes n'étaient pas conviés. Quand on parle gros sous avec un verre à la main, il vaut peut-être mieux ne pas avoir de micro dans les parages. J'en profite donc pour aller déjeuner et faire une baston de regards façon Lascars avec la serveuse désagréable, et j'ai gagné. De retour à la belle salle de la Renaissance sur la place des Lices pour The Sunset six, film de Jeremy Stanford, ami d'Helen Buday, présidente du jury l'an dernier, qui nous présente le film. On va pouvoir se détendre, chanter et danser, ouf ! Un film sur des musiciens qui s'écharpent pendant les répétitions, un huis clos bien mené, une sorte de Carnage ponctué de musique. Rafraichissant, drôle, émouvant, de belles chansons, pourquoi est-il hors compétition ? Je n'aurai pas la réponse tout de suite...


Je n'irai pas voir Love story car je dois rester dispo pour les prochains interviews, Mareva Galanter et Caterina Murino, juste avant d'aller à la Mairie pour un cocktail avec l'adjointe à l'ambassadeur de Nouvelle Zélande, auquel cette fois je suis conviée. Youpi.

Mareva arrive tout de blanc vêtue, élégante, charmante, accessible. L'ex-miss France déborde de projets, chansons, émission TV, comédie etc. Elle m'explique à quel point les paysages vus dans certains films de la compétition lui ont rappelé son île, Tahiti. Interview complète à suivre, une fois que notre rédac chef aura fini de dérusher tout en admirant la plastique parfaite de Mareva. Le temps passe et Caterina Murino, ainsi que les autres membres du jury sont sollicités pour les photos officielles, notre interview est donc un peu décalée, on le fera à la lueur des bougies du Byblos un peu plus tard.

Après la petite sauterie à la Mairie qui donne sur la plage, le Maire doit y être très heureux pour bosser, direction le tapis rouge de la Renaissance pour la cérémonie de remise de prix, présentée par Alexis Trégarot. Une cérémonie qui est suivie de The eye of the storm, qui vaut surtout pour ses acteurs, Charlotte Rampling, Geoffrey Rush et Judy Davis que j'ai prise pour Annette Bening pendant tout le film (à ma décharge, elles se ressemblent beaucoup). Pour le reste, le film n'est pas marquant, mais Charlotte Rampling irradie l'écran durant deux heures.

 

Voici donc le palmarès de ces 14e Rencontres Internationeles du Cinéma des Antipodes :

Prix Nicolas Baudin du court metrage : Inferno de Stephen Mc Cullum

Prix de la meilleure actrice : Nammi Le dans Careless love de John Duigan

Prix du meilleur acteur : Willem Dafoe dans The hunter de Daniel Nettheim

Prix du public : Red dog de Kriv Stenders

Mention speciale du jury au film The hunter de Daniel Nettheim

Grand prix des Antipodes : The king is dead ! de Rolf de Heer

 

 

Que pensez de ce palmarès ? Comme souvent, il surprend. Le seul point qui ne fait pas débat est le prix décerné à Nammi Le, exceptionnelle dans Careless love, espérons que ça lui portera chance. Je la vois bien chez Audiard ou Klapisch. Willem Dafoe sera sans doute ravi de savoir qu'il n'a pas joué à Chasse, pêche, nature et traditions, dans la jungle de Tasmanie pour rien.

Pour le reste, je compte bien honorer mon pari, j'avais dit que si Red dog avait un prix, je m'autoflagellerai, preuve à l'appui. Monsieur, alias Shaun sur le forum EL, m'aide déjà à trouver l'accessoire le plus approprié. Ils utilisaient quoi déjà Christian Slater et ses potes moines dans Le Nom de la rose ?

Merci à l'équipe du festival, Bernard, Denise, et Anne Pourbaix d'A&K Communication, l'attachée de presse aux talons aiguilles, toujours aux petits soins. Rendez vous l'année prochaine, si vous le voulez bien !

Et vous, chers lecteurs, rdv dans quelques heures pour les interviews complètes d'Andrew Mason (producteur de Matrix), président du jury, John Duigan et Nammi Le, Mareva Galanter et Caterina Murino.

 

Interview de Caterina Murino qui revient sur son expérience du festival, sur la préface qu'elle a écrite pour le livre Les James Bond girls, sur son expérience sur Casino Royale et ses futurs projets (elle vient de finir de tourner une nouvelle adaptation de L'Odyssée d'Homère)

 

 

Interview de  Mareva Galanter

 

 

 

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