Gérardmer 2011 : Jour 2

Simon Riaux | 28 janvier 2011
Simon Riaux | 28 janvier 2011

« Tu viens demain à 9h voir Ultimate Patrol avec moi ? » Quand votre rédacteur en chef vous demande ça à 3h du matin, inutile de préciser qu'il ne s'agit en aucun cas d'une question. C'est donc la bouche en coeur, les joues roses et le foi contrarié que Simon se rendit à la dite projection. Quand un film a un titre de figurine G.I Joe, c'est toujours mauvais signe. Ce vieil adage texan ne fut pas contredit en cette première matinée de festival. Ce qui donne en mini avis un truc comme ça : « Un autiste emmène des pieds nickelés à l’hygiène douteuse se faire zigouiller par des OVNIS indiens. Et soudainement, on comprend la déroute Américaine en Afghanistan. » (Simon Riaux).  « Un prototype de film qui n’en finit pas de devenir nul au fil des minutes. L’après Blair Witch, c’est plus que dur pour Myrick ! » (Laurent Pécha).

Heureusement, les salles obscures réservaient aux courageux rédacteurs d'Écran Large de bien meilleures surprises.

 

 

Jonathan, fraîchement sorti des bras de Morphée, rejoint son collègue éploré sur les coups de 11 heures, pour la projection attendue de Dream Home. Gérardmer leur réservait là son premier morceau de choix. Face à un public rapidement conquis, le long-métrage sera la première claque espérée par tous les fans de démastiquage inventif. Réalisation chirurgicale, mise à mort graphiques et jouissives et grand-huit de sensations fortes, le film se pose en challenger de taille. Porté par une actrice habitée, le film est une pure friandise déviante de cinéphile. Comme on vous l'explique dans notre critique détaillée.

 


 

Nos courageux rédacteurs, affamés de cinéma mais bien trop humains, réalisèrent que leur hôte avait omis de leur fournir le secret du confort moderne : le papier toilette. Un comble pour une demeure située Rue de la Raye... Enfilant leurs moon-boots à deux mains, ceux-ci se dirigèrent fébrilement vers la supérette la plus proche. La bienséance ne nous permet pas de vous révéler comment ils fêtèrent le succès de l'entreprise.

 

Revenus à temps pour assister à la projection de En Quarantaine 2 (« En Quarantaine de quoi? » Comme dirait l'inestimable Laurent P.) l'improbable duo passa un agréable moment devant un bis totalement décomplexé. Tantôt furieux, souvent bourrin, toujours fun, le film du bien nommé John Pogue assume son statut d'infectés-pas-des-zombies-parce-qu'ils-courent-plus-vite la tête haute et tous boyaux dehors.

Leurs estomacs lestés de la dense nourriture vosgienne, les yeux exorbités et les pieds congelés, Jonathan et Simon continuèrent leur sacerdoce avec la séance de Mirages, de Talal Selhami. Honnête premier film franco-marocain à la direction d'acteurs solide, l'ensemble est hélas bien trop long et souffre d'une fin bâclée. Le long-métrage souffle le chaud et le froid, alterne moments de tension, séquences de cauchemars oppressantes et rêveries insipides. Cette soirée qui aurait pu s'achever sur cette note en demi-teinte fut bouleversée par l'arrivée de Julie, chauffeuse de son état. Toute l'équipe d'Écran Large se serra à s'en faire péter les artères pour tenir dans son frêle véhicule. Inutile de vous préciser que toute l'équipe est officiellement en chasse, emmenée par celui que les géromois appellent désormais Péchâ Del Diablo.

Alors que sonnent les deux heures du matin, les deux comparses s'apprêtent à dormir du sommeil du juste. A demain pour de nouvelles aventures.

 



 

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