Festival du Film Francophone d'Angoulême - J2

Lucile Bellan | 31 août 2009
Lucile Bellan | 31 août 2009

Les journées au festival d'Angoulême se suivent mais ne se ressemblent pas ! Alors que la prise de marques est déjà plus facile, les rues, endroits clés, n'ont plus de secret pour moi. Et, c'est plus légèrement que commence ma nouvelle journée de cinéma. Comme tous les jours, le public est nombreux. Il faut dire les stars ont fait le déplacement et que chaque soirée est ponctuée par une belle avant-première. Mais même dans la journée et pour des films plus confidentiels, le public répond présent et compose des queues qui ont des airs de festival de Cannes. Malheureusement, le week-end se rapprochant, le festival finit victime de son succès et certains spectateurs ne trouvent plus de place dans la salle.

 

 

 

Ce jour 2 commence donc avec Rien de personnel (présenté en compétition). Ce film de Mathias Gokalp sur les travers de la vie en entreprise, et de la grosse entreprise lors d'une soirée mondaine, est servi par un casting quatre étoiles : Jean Pierre Darroussin, Denis Podalydès, Mélanie Doutey, Zabou Breitman, Bouli Lanners et j'en passe. Le film est malin, et par la déconstruction de sa narration nous attire dans le marivaudage puant des magouilles d'entreprise, à la découverte d'un monde où le paraître est tout et où il vaut mieux écraser les autres qu'être écrasé. Dans ce film, qui pointe le doigt sur l'humanité de personnages qui semble toujours au premier abord abjects, les codes sont brouillés et l'entreprise révèle alors son vrai visage entre humanité bafouée et monstruosité froide.

 

 

 

Sans plus attendre, au sortir de la salle, il est temps de rejoindre celle de Panique au village (aussi présenté en compétition). Ce film d'animation belge précédemment présenté au festival de Cannes bénéficie d'excellents retours et, peut-être malheureusement pour lui, est partout annoncé comme un film hilarant. Seulement, derrière une animation originale, des voix effectivement très drôles (Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners, Jeanne Balibar), le film joue beaucoup trop du comique de situation et peine pendant ses 1h15 à garder le spectateur dans son délire. Malgré ça, il faut quand même dire que cette bouillie positivement foutraque, très bon enfant apporte un souffle de fraîcheur et d'originalité à la programmation du festival et de sa compétition.

 

 

 

Pour clore ces projections, il est temps de courir voir Victor (la critique très vite). Ce nouveau film de Thomas Gilou est présenté par son équipe : Pierre Richard, Lambert Wilson, Clémentine Célarié et Sara Forestier (Antoine Duléry arrivera plus tard dans la séance). Les deux salles réservées du CGR sont combles et le public s'agglutine pour voler une photo de ces stars ou un autographe. En tout cas, la lumière allumée c'est un déchaînement d'amour du public envers ces acteurs et les applaudissements durent de longues minutes avant de se calmer enfin.

 

 

 

Impossible de finir cette journée sans un petit passage vers la soirée organisée par le festival en l'honneur de la Belgique. Dans un décor enchanteur, et bien accompagnée de l'acteur Pierre Derenne (venu présenté Réfractaire en compétition) et de Hugo Becker (membre fondateur du collectif Court MéMé et acteur aussi), la soirée se finit tard dans la nuit (ou tôt le matin, c'est selon). Mais c'est aussi ça, les festivals de cinéma : des salles obscures, de belles rencontres, des open bar en plein air et de jeunes, beaux et talentueux éphèbes à disposition...

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