Films

Les Ailes de l’Enfer avec Nicolas Cage : la quintessence des années 90 à la Jerry Bruckheimer

Par Gaël Delachapelle
29 mai 2021
MAJ : 20 novembre 2024
Les Ailes de l'enfer : Affiche officielle

Retour sur Les Ailes de l'Enfer, premier film de Simon West et quintessence des productions Jerry Bruckheimer des années 90.

Beaucoup s’accordent à dire que les années 80-90 ont vu naître des chefs-d’œuvre du cinéma d’action tels que Piège de cristal, Predator, Last Action Hero de John McTiernan, ou encore Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Mais il est également indéniable que ces deux décennies ont été marquées au fer rouge par l’hégémonie des productions Jerry Bruckheimer

Surnommé "Mr. Blockbuster", le producteur légendaire s’est imposé dans l’industrie hollywoodienne avec une patte reconnaissable parmi tant d’autres, notamment grâce aux styles très identifiables des cinéastes derrière ses productions, que ce soit le regretté Tony Scott (USS Alabama, Ennemi d'état) ou Michael Bay (Rock, Armageddon), pour ne citer que les plus connus de son écurie. 

Et parmi les nombreuses productions du studio, il y a Les Ailes de l'Enfer, premier film de Simon West, sorti un an après le carton Rock, avec Nicolas Cage qui poursuit dans sa veine actionner des années 90, mais aussi John Cusack et John Malkovich. Trois têtes d’affiche pour un film d’action qui marche dans les pas d’un certain Michael Bay, désormais devenu culte depuis.

Et si finalement, sous son postulat de sous-Michael Bay, Les Ailes de l’Enfer ne représentait tout simplement pas la quintessence des productions Bruckheimer de son époque, pour le meilleur comme pour le pire ?

 

photoAttention, décollage immédiat ! 

 

un duo d’Enfer à Hollywood

Tout d’abord, un rappel de contexte s’impose. Avant de devenir un producteur roi à Hollywood durant la deuxième moitié des années 90, Jerry Bruckheimer faisant avant tout partie d'un duo, avec son comparse Don Simpson. Ensemble, sous la bannière du studio Paramount Pictures, les producteurs furent à l’origine de succès colossaux tels que Flashdance, Le Flic de Beverly Hills, mais surtout Top Gun de Tony Scott. L’un des plus gros hits des années 80 (357 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de 15 millions), qui propulsa Tom Cruise au rang de star mondiale.

Un carton qui imposa définitivement le duo Don Simpson/Jerry Bruckheimer parmi les producteurs les plus influents à Hollywood, non seulement pour la rentabilité de leurs films au box-office, mais aussi pour les ventes colossales des BO respectives de Flashdance et Top Gun. Des bandes originales composées principalement de tubes, ce qui deviendra l’un des nombreux critères des productions du duo, aux côtés de leurs obsessions pour l’érotisme du corps et les gros engins militaires.

 

Photo Tom CruiseL'Amérique selon Don et Jerry... 

 

La première moitié des années 90 est en revanche beaucoup moins glorieuse pour notre duo de producteurs. En effet, Jours de Tonnerre, toujours réalisé par Tony Scott, se paye la fâcheuse réputation d’être une simple redite de Top Gun sur un circuit automobile, avec un score décevant au box-office mondial (157 millions de dollars, pour un budget de 60 millions), par rapport au carton de Top Gun, que le studio espérait réitérer. Un échec relatif, mais qui marque la fin de la collaboration entre Paramount et le duo Don Simpson/Jerry Bruckheimer, ces derniers préférant la firme aux grandes oreilles à la montagne étoilée.

En effet, peu de temps après avoir claqué la porte de la Paramount, les deux comparses signent très rapidement un contrat chez Disney, d’abord pour y produire la comédie Tel est pris qui croyait prendre (The Ref, en VO), une pure commande très éloignée de leur style habituel. Puis, le duo renoue avec le succès durant l’année 1995, sous le label Hollywood Pictures, avec USS Alabama de Tony Scott, mais aussi Esprits Rebelles avec Michelle Pfeiffer. Mais c’est surtout avec Bad Boys, premier film de Michael Bay à l’époque, produit par Columbia Pictures durant leur contrat chez Disney, que Don Simpson et Jerry Bruckheimer connaissent une renaissance à Hollywood.

 

photo, Will Smith, Martin LawrenceLe duo de la renaissance... 

 

En plus de propulser la carrière de Will Smith et Martin Lawrence, le film rapporte plus de 141 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de 19 millions. Un carton qui marque le début d’une collaboration fructueuse entre Jerry Bruckheimer et le futur réalisateur d’Armageddon. La production suivante du duo sera alors le deuxième long-métrage du cinéaste, Rock, avec Nicolas Cage, mais aussi Sean Connery et Ed Harris au casting. Un film qui sera le dernier produit sous l’égide Don Simpson/Jerry Bruckheimer, puisque le duo divorcera durant la production du long-métrage. 

Une séparation qui deviendra malheureusement définitive suite au décès de Don Simpson, disparu cinq mois avant la sortie du film, qui lui est dédié, en 1996. Si la mort de Don Simpson marque la fin d’une époque, Rock est un nouveau carton (335 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de 75 millions), qui annonce la naissance d’une nouvelle ère pour Bruckheimer.

 

photo RockQuand Nicolas explose le box-office...

 

Sweet Home Alabama

En effet, si le contrat entre Jerry Bruckheimer et la firme aux grandes oreilles ne sera pas renouvelé en 2013, suite à l’échec commercial cuisant du blockbuster Lone Ranger, naissance d'un héros (260 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de 215 millions), on sait aujourd’hui que le producteur va connaître ses heures de gloire durant sa carrière solo chez Disney. Notamment auprès du grand public, avec la franchise Pirates des Caraïbes durant les années 2000, mais surtout avec la filiale Touchstone Pictures, réservée aux productions dites "plus matures" de la firme, avec laquelle Jerry Bruckheimer coproduira ses futurs cartons (notamment Armageddon et ses 553 millions de dollars au box-office mondial).

Mais avant cela, la première production de Bruckheimer en solo est Les Ailes de l’Enfer, premier film de Simon West, le futur réalisateur de Lara Croft : Tomb Raider et Expendables 2 : Unité spéciale. Une production dont la mise en chantier semble découler directement du succès de Rock, tant Les Ailes de l’Enfer représente toute la quintessence des productions du duo révolu, à commencer par son amour pour les gros avions. 

En effet, comment faire plus cohérent dans la filmographie du producteur qu’un blockbuster d’action se déroulant dans un avion pénitentiaire des États-Unis, avec Nicolas Cage en débardeur et avec des cheveux longs, au milieu d’une bande de criminels plus dangereux les uns que les autres ?

 

photo, Nicolas CageUn point de départ explosif... 

 

C’est le point de départ des Ailes de l’Enfer, qui s’ouvre sur des images d’archive faisant l’éloge du corps militaire américain, gimmick récurrent dans le cinéma de Jerry Bruckheimer, qui a fait son retour deux ans plus tôt au sein de l’écurie du studio, avec USS Alabama. Cameron Poe (Nicolas Cage), un ranger de l’armée américaine, revient à la vie civile, dans un bel uniforme, auprès de sa femme enceinte.

Mais malheureusement, le ranger étant une arme redoutable, il tue accidentellement un ivrogne le soir de son retour, ce qui lui vaut d’être emprisonné pendant sept ans et de rater la naissance de sa fille. Après avoir purgé sa peine, Poe est renvoyé chez lui pour retrouver sa famille à bord d’un avion de la compagnie « Con Air ». Une division de la police fédérale chargée des transferts des détenus les plus dangereux à travers le pays, qui donne également son nom au titre VO du film.

Et à la manière d’un John McClane (Bruce Willis) dans un Die Hard, toujours au mauvais endroit, au mauvais moment, Cameron se retrouve dans le même avion que Cyrus Grissom, aka Cyrus le virus (incarné par le génial John Malkovich), ainsi que ses codétenus tout aussi sympathiques, qui ont décidé de profiter de leur transfert pour détourner l’appareil. Au sol, le marshal Vince Larkin (incarné par John Cusack, qui avait encore une carrière dans les années 90) est persuadé que parmi les détenus, Poe est leur allié, ainsi que leur seul espoir pour reprendre le contrôle de la situation.

 

photo, John CusackQuand on dit que John Cusack n'a plus de carrière...

 

En résumant dans les grandes lignes l’intrigue des Ailes de l’Enfer, on y retrouve à peu près toutes les thématiques des productions Bruckheimer, voire des films d’action des années 90 en général. Un héros américain dans le sens le plus noble du terme, de préférence issu de l’armée, est chargé de rétablir l’ordre au milieu du chaos (dans un avion détourné dans ce cas précis), où les capacités de son corps vont être mises à rude épreuve. Un archétype de héros directement hérité du cinéma d’action reaganien des années 80, à l’image de John McClane dans Piège de Cristal.

À la différence qu’ici, Simon West ne filme pas Nicolas Cage et son débardeur avec la même intelligence qu’un John McTiernan, tout comme il ne filme pas les gros engins et l’armée américaine avec la même ironie qu’un Tony Scott. Réalisateur issu de l’esthétique du clip (tout comme ses confrères de l'écurie Bruckheimer), Simon West signe son premier film en tant que bon faiseur, singeant plus ou moins le style naissant à l’époque d’un Michael Bay, mais sans la virtuosité technique du réalisateur de Rock. 

Le tout emballé sur fond de tubes rock tels que Sweet Home Alabama du groupe Lynyrd Skynyrd. Une chanson très populaire dans le sud des États-Unis, mais aussi dans le cinéma américain, puisqu'elle était déjà présente au générique d’USS Alabama (le titre du film s'y prête aussi). Un autre gimmick récurrent qui correspond parfaitement au cahier des charges des productions du studio, que Simon West remplit sans grand brio, mais avec efficacité.

 

photo, Nicolas Cage, John Malkovich Le modèle McClane...

 

Le Casting des Enfers

Mais le véritable point fort du film de Simon West réside non pas dans le savoir-faire de son réalisateur, mais plutôt dans son casting absolument ahurissant. Tout juste auréolée d’un Oscar en 1996 pour Leaving Las Vegas, la carrière de Nicolas Cage prend un nouveau tournant la même année. En effet, l’acteur enchaine un triptyque purement actionner sur deux ans, inédit à l'époque dans sa filmographie. Parmi ces trois films, les deux premiers sont des collaborations avec le producteur Jerry Bruckheimer, bien avant la franchise Benjamin Gates durant les années 2000, ainsi que la tentative avortée que sera L'Apprenti sorcier en 2010, toutes deux estampillées Disney.

Le premier, c’est bien évidemment Rock, où il forme un duo d’enfer avec Sean Connery devant la caméra de Michael Bay, qui confirme son savoir-faire dans le cinéma d’action. Tandis que le deuxième est donc Les Ailes de l’Enfer, dans lequel Nicolas Cage s’affirme davantage comme un acteur physique, avec une aisance remarquable dans le genre. Il suffit de le voir en débardeur, les cheveux longs flottants dans les airs, avec ses muscles suintants de sueur, pour comprendre que Les Ailes de l’Enfer marque une date dans sa filmographie.

 

photo, Nicolas CageSaint-Nicolas

 

Le film de Simon West sert également d’entre-deux entre Rock et Volte/Face, synthèse parfaite du cinéma de John Woo dans sa période américaine, où Cage délivre une double performance complètement folle qui vient conclure une belle trilogie, toujours inégalée dans sa carrière. Mais si Cage brille particulièrement au premier plan, il est aussi soutenu par un casting composé de seconds couteaux de haute volée.

Il suffit de voir le briefing du Marshal Larkin en début de film, où le personnage présente les différents détenus sur le point d’embarquer à bord de l’avion pénitentiaire, pour comprendre que l’intérêt du métrage va beaucoup reposer sur ses seconds rôles, que ce soit Danny Trejo dans le rôle de Johnny Baca, alias "Johnny 23", soit le nombre de femmes que le personnage a violé (un surnom qui a le mérite d’annoncer la couleur et la méchanceté du métrage), ou encore Ving Rhames, incarnant Nathan Jones, alias "Le Chien aux Diamants", qui imagine sa vie adaptée au cinéma avec Denzel Washington dans son rôle (un clin d’œil à un acteur fétiche de l’écurie Bruckheimer, omniprésent dans la filmographie de Tony Scott).

Mais surtout, comment évoquer Les Ailes de l’Enfer sans mentionner les performances détraquées de John Malkovich et Steve Buscemi au casting ?

 

photo, John Malkovich"Cyrus the virus"

 

Le premier, dont la filmographie est à l’image de sa capacité à se glisser dans des genres totalement différents, est introduit comme étant "pire que le cancer". Une description qui annonce l’autodérision autour de ce bad guy, que Malkovich incarne avec un plaisir communicatif à l’écran. La rencontre avec Cage donne un face-à-face explosif, agrémenté de punchlines jouissives devenues cultes, propres à la marque de fabrique du producteur. À l’image de Cyrus le virus, qui promet à Poe que sa fille va rencontrer son haleine putride. 

Le second, qu’on ne présente plus depuis ses nombreux seconds rôles cultes (notamment dans le cinéma de Joel et Ethan Coen), se paye quant à lui le luxe de monter à bord en plein milieu du long-métrage et de voler la vedette à tout le reste du casting, sous les traits de Garland Greene, alias "Le Boucher de Marietta". Un personnage introduit avec une muselière qui parodie volontairement Hannibal Lecter, devenu depuis indissociable de la célèbre chanson « He’s Got the Whole World in His Hands » (Il tient le monde entre ses mains, en VF).

Une délicieuse perversion d’un chant de gospel traditionnel, qui résume à elle seule toute la quintessence de ce qui fait des Ailes de l’Enfer un pur produit de son époque, à savoir un divertissement purement politiquement incorrect.

 

photo, Steve Buscemi"He's Got the Whole World... in His Hands"

 

Il tient le monde… entre ses mains

Si Les Ailes de l’Enfer a été un joli succès commercial lors de sa sortie dans les salles en 1997 (224 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de 75 millions, avec plus d’un million d’entrées en France), la réception critique du blockbuster fut un peu plus mitigée. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si le film de Simon West a raflé le Razzie Award du film "manquant le plus de respect envers la vie humaine et les édifices publics", tant Les Ailes de l’Enfer est le digne représentant d’une époque révolue du cinéma d’action américain.

Une époque où les productions Jerry Bruckheimer flirtaient avec le mauvais goût et le politiquement incorrect, ce qui ne serait probablement plus possible dans un blockbuster contemporain actuel, à l’heure des franchises telles que Marvel. Le détournement d’une chanson chrétienne comme « He’s Got the Whole World in His Hands » en est le parfait exemple, surtout lorsque le personnage de Steve Buscemi chantonne cet air aux côtés d’une petite fille innocente qu’il vient de rencontrer.

 

photo, Steve BuscemiLa fin de l'innocence... 

 

Il suffit d’un plan sur de la vaisselle en porcelaine cassée pour que le spectateur imagine le pire pendant quelques minutes, surtout lorsque "Le Boucher" remonte à bord de l’avion avec la poupée de la petite entre ses mains. Fort heureusement, elle réapparait juste après, lorsque l’avion pénitentiaire repart dans les airs, nous rassurant au passage sur le sort de cette pauvre enfant. Mais le simple fait de sous-entendre un acte aussi terrible et polémique dans un blockbuster d’action semble aujourd’hui inconcevable, à l’heure où l’on ne jure que par le politiquement correct. 

Ce flirt avec le mauvais goût permet également au long-métrage de retomber dans les pires travers des productions du studio, notamment avec une petite touche homophobe propre à son époque. En effet, on pense évidemment à ce personnage de détenu "légèrement" efféminé (ceci est un euphémisme), vêtu notamment d’une jupe, qui se prend une jolie tatane virile par notre Saint-Nicolas. Un cliché propre à l’humour assez lourdingue des producteurs, déjà présent notamment dans Bad Boys.

 

photo, John MalkovichIllustration du politiquement incorrect... 

 

Et évidemment, quoi de plus 90’s que de mettre en scène un détournement d’avion dans un blockbuster américain, période pré-11 septembre 2001 ? En effet, Les Ailes de l’Enfer fait également partie de cette catégorie de films d’action que l’on pourrait qualifier de "naïfs", aux côtés notamment d'Une Journée en enfer, ou encore de Speed, qui représentent en vérité les derniers vestiges d’un cinéma d’action disparu avec l’attentat du World Trade Center.

Une époque où l’on pouvait se permettre de représenter de la destruction massive dans un blockbuster sans éveiller des traumatismes dans l’inconscient collectif. Que ce soient les multiples explosions à travers la ville de New York dans le film de John McTiernan, un bus explosif qui roule à toute allure dans le film avec Keanu Reeves, ou encore un crash d’avion à Las Vegas dans le cas du film de Simon West.

 

photo, Keanu ReevesSpeed et son bus enflammé...

 

Et c’est probablement pour ça que malgré son lourd cahier des charges exécuté sans génie et son mauvais goût qui flirte parfois avec la limite de son époque, Les Ailes de l’Enfer reste pour beaucoup un film d’action culte autant qu’un authentique plaisir coupable, à l’image des productions du duo légendaire. Et en attendant notre prochain retour sur une production de l’écurie Bruckheimer, on revient également sur Speed, le sous-Die Hard de Jan de Bont, par ici.

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Mx

Numberz, on t’aime aussi.

Tout à fait d’accord pour predicitions, dans la rubrique pas si nul que sa.

Mais d’abord l’ombre et la proie, haha.

Miami81

Une belle déception à la sortie de la salle de cinéma pour ce film qui comme Speed 2, ne semble avoir été écrit qu’à partir de sa scène finale. Il faut dire que Rock est passé avant et reste une vraie claque avec une réalisation millimétrée (excepté la scène du missile qui embarque le méchant apportée à la truelle) et un scénario qui tient la route
La réalisation en revanche est au top, Quand on voit le reste de la filmographie de West, on se demande si ce n’est pas plutôt Michael Bay qui a réalisé le film.
La film aurait mérité plus de soin au niveau du scenar et des dialogues.

Con Shit

Bof, je préfère me revoir Rock, ce film a un putain de casting mais un réalisateur médiocre, le film arrive à aucun moment à instaurer de la tension et c’est très avare en scènes d’action !

Numberz

@M.X. et kyke

Comme le dirait ce bon vieux Janosz  » je vous aime les mecs »

Et oui, chez EL, je sais pas Geoffrey par exemple, un petit mal aimé sur Predictions ?

Kyle Reese

@Numberz

Je te suis totalement sur Prédictions que j’ai découvert tardivement, Cage y est excellent, et le film va très loin, très pessimiste et d’une grande mélancolie et émotion à la fin (encore plus pour ceux qui ont des enfants). Franchement un très bon film pour moi mais je comprend pourquoi il n’a pas trop marché. Il plombe un peu l’ambiance.

Mx

lol, ces répliques, quoi..

Numberz, encore là, je te rejoins, j’ai bien aimé prédictions, et son approche mélancolique du genre, et puis j’ai du mal à résister quand rose byrne est au casting!!!

c’est l’un des meilleurs nic cage des années 2000, je trouve.

Sinople

@的时候水电费水电费水电费水电费是的 Mx
« Remets le lapin dans la boîte »… 🙂

Numberz

Merci pour ton bon goût Mx. J’ai trouvé Cage sympa dans Mandy et le passé inaperçu color out of space.

Sinon je fais mon coming out e’ disant que j’adore le film presque pas scientologique Predictions. Il a de superbe scène catastrophe, une fin nihiliste et un concept scientifique vs religieux avec ces aliens qui sont vus comme dans anges. Raelien, mais je trouve le tout bien emballé.

Mx

On est d’accord que par rapport à michael bay, et surtout john woo, west est loin derrière niveau mise en scène, mais en l’état, quelle destruction massive, et sa cabotine presque à tous les étages, et puis, la mise à mort de cyrus le virus, nan, la fin d’une époque, la scène ou cage court au ralenti quand la baraque explose derrière lui, la fin d’une époque, jvous dis, quand on pense que maintenant il « joue » dans des purges imbuvables comme tokarev ou primal….

Kyle Reese

Face Off et Rock, yes. Con air plus proche d’un Rock n’est pas à la hauteur. C’est sympa mais ça s’oublie très vite, sauf les belles gueules d’affreux et la coupe de Cage. La mise en scène est assez basique, la photo pas mal très typé de ces années. Mais ça vole pas haut.