Films

L’Histoire sans fin : le symbole ultime des années 80

Par Mathieu Jaborska
17 août 2022
MAJ : 21 mai 2024
15 commentaires

Inutile de le rappeler au bon souvenir de nos lecteurs : L’Histoire sans fin les a soit enchanté, soit traumatisé. Mais tout le monde l’a vu, et s’en souvient !

Affiche

Hommage à Wolfgang Petersen, réalisateur de L'Histoire sans fin, décédé à 81 ans. Inutile de le rappeler au bon souvenir de nos lecteurs : L'Histoire sans fin les a soit enchantés, soit traumatisés. Mais tout le monde l'a vu, et s'en souvient ! Peu de longs-métrages peuvent se targuer d'être aussi instantanément reconnaissables. Véritable objet de culte pour certains cinéphiles et point d'orgue du fanatisme de la nostalgie qui ronge les années 2010 (Stranger Things fera d'une référence au premier film le sommet de sa dernière saison), c'est peut-être la franchise qui symbolise le plus la beauté, l'incongruité et la déchéance du cinéma familial des années 1980. Sans tomber dans le cynique "on ne pourrait plus faire ça aujourd'hui", replonger avec délice dans l'univers gentiment psychédélique de Fantasia a tout d'un festin de madeleines de Proust mal digérées. Ouvrez vos romans page 5, on entre dans l'histoire.   Smoke weed everyday   LE DÉBUT DE LA FIN À l'origine de l’Histoire sans fin, il y a Michael Ende, auteur allemand, qui a écrit pour les adultes, mais aussi beaucoup pour les enfants. Évidemment, son œuvre la plus célèbre reste ce roman très ambitieux qui ne demande qu’à se faire adapter. Novateur, il interpelle directement son lecteur et, dans l’édition originale, sépare deux aventures parallèles avec deux couleurs d’écriture différentes. Un procédé qui fait forcément penser au montage alterné cinématographique. Les chapitres fonctionnent sous la forme d’abécédaire et la narration est découpée en deux parties. Et peu de choses destinaient Wolfgang Petersen à se pencher sur l’adaptation, bien qu’il partage la nationalité de l’écrivain. À l’époque, il est connu pour ses épisodes de la série Sur les lieux du crime (Tatort, non j'ai raison), mais surtout Le Bateau, instantanément devenu un grand classique du film de sous-marin, sorti deux ans après la publication du livre. Le voilà qui se lance dans une co-production allemano-américaine, un partenariat peu commun. Les financiers américains restent plutôt malins. Deux ans auparavant, en 1982, Dark Crystal est sorti et s’est très bien remboursé, en plus d’étaler à la surface du monde le savoir-faire indéniable des studios Henson. Doté d’une narration très simple, le film saute les deux pieds joints dans la Dark Fantasy accessible aux enfants, et son principal argument de vente est la richesse de son univers merveilleux, qui assume son artificialité. Qu’importe si les critiques trouvent à redire sur la légèreté de l’intrigue : le public veut plus d’histoires du genre, et si possible avec quelqu’un à qui s’identifier.   Les terrifiantes marionnettes de Dark Crystal   Faire confiance à Constantin Film, Bavaria Films et surtout les grands Bavaria Studios pour s’occuper de la chose n’est pas un choix anodin non plus. Tout en prenant soin d’un conte national, les compagnies disposent du plus grand budget de l’histoire du pays, budget dans la moyenne d’une production américaine à l’époque : 27 millions...

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Number6

J’attends patiemment une sortie 4k pour les deux films. Comment ça c’est une trilogie ?

Andrew Van

XD oui une trilogie; n’importe quoi…

Cela dit le premier est tellement au dessus du 2eme…

Jojo

Le film culte de mon enfance au côté de Star Wars et des Goonies !

J’ai toujours été étonné qu’il n’y ai jamais eu de remake.

mmarvinbear

Ce film mériterait bien un bon remake pour le faire connaitre à la nouvelle génération, le finir (le film ne couvre que le premier tiers du bouquin) et surtout effacer les suites atroces qui ont été faites et qui font passer jar-jar Binks pour une réussite visuelle. De plus, cela permettrait de gommer le coté trop gnan-gnan de toute l’histoire : si Bastien use de son imagination pour restaurer le monde féérique, c’est au prix de sa mémoire. Chaque voeu lui coute un souvenir et il finit complètement amnésique. Pour les retrouver, il finit par travailler dans une mine ou s’accumulent les souvenirs oubliés de toute l’humanité comme du charbon dans l’obscurité totale pour en ramener des souvenirs et espérer retrouver les siens. Tout de suite, c’est moins Disney…

BIG Mummies

je ‘ai vu en son temps vers 1986/1988 en vhs vers les 10/12 ans, tres bon souvenir,il y avait les gremlins ou les goonies par exemple, vu encore plus jeune mais a cette époque vers 1988, il y eu robocop de verhoeven , çà je prefere largement!
mais je trouvais que çà clochait avec la musique, Limahl Never ending story,
qaund ils repassent de temps en temps le film sur les chaines en remasterisé, alors tous les defauts , les trucages, optiques , les incrustations les maquettes, ressortent bien en gros ..
à l’époque çà ne faisait pas trop tâche et je n’y connaissais rien en vfx, et je regardais çà sur vhs et pas sur unecran 4K avec une image upscalé, diffusé en 1080 sur un metrage de 1983 mais voir des effets reels, de l’artisanal auront toujours plus de prix que des cgi du numerique qui viellissent tres vite et souvent en mal