Jurassic World : Fallen Kingdom - le meilleur, le pire et le moyen du nouveau Jurassic Park

La Rédaction | 7 juin 2018 - MAJ : 07/06/2018 14:18
La Rédaction | 7 juin 2018 - MAJ : 07/06/2018 14:18

Retour en détail sur Jurassic World : Fallen Kingdom, en salles cette semaine.

Trois ans après le succès monstre de Jurassic World de Colin Trevorrow, la saga culte lancée par Steven Spielberg est de retour dans Jurassic World : Fallen Kingdom. Cette fois, c'est Juan Antonio Bayona (L'OrphelinatThe ImpossibleQuelques minutes après minuit) qui met en scène l'aventure, à nouveau portée par Chris Pratt et Bryce Dallas Howard.

Après un Jurassic World pas vraiment satisfaisant et réussi, la suite est-elle plus enthousiasmante ? Oui, comme expliqué dans notre critique. La rédaction revient maintenant en détail sur les qualités et défauts du film, dans l'habituel meilleur, pire et moyen.

 

ATTENTION SPOILERS

 

  

LE MEILLEUR

 

L'INTRO

Commencer un Jurassic Park sous l'eau est une bien belle idée, qui place d'emblée l'atmosphère inquiétante de Jurassic World : Fallen Kingdom. La suite s'ouvre ainsi dans les profondeurs aquatiques du parc, où deux pauvres hommes cherchent le squelette de l'Indominux Rex, attrapé par le mosasaure dans le climax de Jurassic World. Sur la terre ferme, quelques hommes de main attendent le précieux chargement sous une pluie battante, en pleine nuit. L'issue cauchemardesque est évidente, imminente, et succulente.

Juan Antonio Bayona annonce clairement que son film lorgne du côté de l'horreur et de l'angoisse avec cette entrée en matière spectaculaire mais surtout sensationnelle, où la menace est tapie dans l'ombre pour mieux en maîtriser les effets. Un éclair qui laisse apparaître une silhouette colossale dans l'eau, une poursuite à travers des containers, une victime annoncée qui se tortille dans les airs au-dessus des machoires du T-Rex, l'apparition attendue du mosasaure : en quelques minutes, le réalisateur orchestre un pur moment de cinéma à grand spectacle, à cheval entre la tension et l'action. Et annonce même discrètement la direction de l'histoire avec cette porte littéralement entrouverte sur un chaos globalisé.

 

photo

 

LA GÉNÉROSITÉ

Ceux qui craignaient une promo qui avait gâché le film dans les grandes largeurs auront été rassurés : l'épisode du volcan en éruption qui pousse les dinosaures vers la côte est loin d'être le climax. Il occupe la première partie du film, qui offre au spectateur ce qu'il attend avec une simplicité déconcertante : c'est l'apocalypse, c'est la fin, c'est la fuite des dinosaures, et c'est un gros problème pour les héros. Confrontés à de la lave, des explosions, un vilain dino dans un espace clos, de vilains soldats traîtres, des dizaines de dinos dans la jungle, ils maquent d'être broyés, bouffés, noyés, et abandonnés.
 
Autant dire que Jurassic World : Fallen Kingdom ne lésine pas sur les moyens pour satisfaire le public rien que dans cette partie spectaculaire, qui enchaîne les scènes sensationnelles, et alterne avec une efficacité redoutable les décors et les menaces. La deuxième partie du film offrira plus de tension avec une sorte de huis clos réjouissant dans un manoir truffé de couloirs et niveaux. Du dinosaure en veux-tu en voilà, avec là encore le désir clair de satisfaire le public venu chercher du spectacle, de l'action, mais aussi du suspense. De tous les côtés, cette suite remplit sa mission, et aligne les scènes redoutables.
 

 

photo#Dinoporn

 

LE STYLE

Filmer la jungle ou les coursives bétonnées d’un parc d’attraction : voilà pour la charte esthétique de Jurassic Park, conceptuellement limitée, voire piégeuse pour qui ne sait pas comment la réinventer. Désireux sans doute de ne pas se casser les dents sur les palmiers en mousse de Jurassic World et d’esquiver les fourches caudines d’un parc générique, Juan Antonio Bayona opère une double révolution.

Il pulvérise la jungle à coup d’éruption volcanique, avant de substituer au centre de loisir un manoir de cauchemar gothique. Deux situations qui permettent au réalisateur de varier les mouvements de caméra, de jouer avec la perspective, et de nous offrir à chaque apparition de nouveau dinosaure un festival de perspectives faussées et d’ombres portées.

Le sang barcelonais de son auteur irrigue tout le film, qui vire régulièrement au conte préhistorique, plutôt qu’au blockbuster aseptisé. C’est bien sûr cette patte stylistique qui permet en premier lieu à Fallen Kingdom de se différencier du tout venant des super productions contemporaines.

 

photo Dino vs lave

  

LE CHANGEMENT DE DÉCOR

Exception faite d’un climax rigolo mais anecdotique dans les rues de San Diego dans Le Monde perdu : Jurassic Park, tous les épisodes de la saga ont toujours été cantonnés aux îles Sorna et Nublar. Par conséquent, quand il ramène tout son bestiaire dans un manoir de Californie du Nord (qu’on jurerait perché sur une colline bavaroise), Juan Antonio Bayona bouleverse les thèmes et la charte de la licence.

Non seulement les dinosaures menacent de fondre sur le territoire américain dans son ensemble, ce qui transforme sacrément les enjeux de la deuxième partie du film, mais cette gigantesque bâtisse aux airs de fantasme de fan de la Hammer bouleverse également l’atmosphère de Fallen Kingdom. Dans ce décor où l’on s’attend à croiser Frankenstein et Dracula, notre imagination et la tension sont décuplés, alors que les dinosaures basculent soudain dans un conte qui nous renvoie délicieusement dans les ténèbres du film de monstres à l’ancienne. 

 

photo , Isabella Sermon Le manoir hanté, version dino

 

LA FIN, COUILLUE

Quelque chose bascule à la fin de Jurassic World : Fallen Kingdom, à l'écran mais également dans l'imaginaire du spectateur. Habitué à voir chaque film se clore de manière à peu près définitive, sans aucune nécessité de suite hormis celle des banquiers, le public verra pour la première fois de la saga le règne des dinosaures dresser la queue dans le monde moderne.

Après les hésitations de Claire, la petite Maisie a décidé de sauver et relâcher les dinosaures capturés, tandis que le discours de Malcolm explicite (si besoin était) que tout va basculer. Une décision annoncée dès l'intro, avec la libération involontaire du mosasaure, lequel offre d'ailleurs l'un des plans les plus saisissants de la conclusion. Le film s'achève ainsi sur Blue qui surplombe des habitations, signe annonciateur d'un troisième épisode (réalisé par Colin Trevorrow) qui s'aventurera là où nul épisode n'a été jusque là. Car ce qui n'évolue pas, périra, et la franchise en a visiblement conscience.

Si la fin pourra correspondre un peu trop bien à la dynamique actuelle des blockbusters, calibrés pour laisser la porte grande ouverte à la suite, difficile de ne pas saluer l'audace d'un tel choix narratif, qui ouvre une toute nouvelle page et balaye a priori définitivement tout retour en arrière. Ainsi, à la place de l'envie un peu régressive de repartir pour un petit tour attendu avec Jurassic World 3, il y a l'étonnement et la curiosité de voir où la saga ira. 

 

photo, Chris PrattAprès la jungle, la banlieue américaine pour Blue 



LE MOYEN 

 

DES PERSONNAGES TOUJOURS FADES

Chris Pratt et Bryce Dallas Howard ont composé dans Jurassic World un des couples de grand écran les plus improbables et ratés vus de longue mémoire. Aussi harmonieux qu’une paire d’ongles crissant sur un tableau noir, nos deux héros se reniflaient les parties en jouant mollement une partition des années 80 à base de sexisme épais comme un tronc de séquoia. Suite aux multiples remarques et critiques à l’encontre de ce duo de protagonistes, Colin Trevorrow a manifestement revu sa copie.

Mais ne pouvant radicalement transformer nos deux ahuris, il a plutôt agit par soustraction, ce qui nous donne deux flétans, certes moins agaçants que dans l’opus précédent, mais radicalement dénués de toute forme d’aura ou de charisme. Face à eux, personne ne peut redresser la barre. Les vilains cyniques génériques en col blanc ne sont là que pour se faire mastiquer, et les gros bourrins surarmés surjouent la sécheresse militaire. En nerd apeuré et en vétérinaire dure à cuire, Justice Smith et Daniella Pineda font du mieux qu'ils peuvent pour donner un peu de vie à des personnages secondaires bien maigres.

Un programme scolaire et soigneusement appliqué, mais passablement inintéressant. Heureusement, James Cromwell et la toute jeune Isabella Sermon relèvent un peu le niveau.

 

photo, Daniella PinedaDaniella Pineda, pas vraiment servie par le scénario


LE CAS CLAIRE

Comme rappelé juste au-dessus, les personnages charismatiques sont inexistants dans la nouvelle trilogie du jurassique. Parmi eux, Claire Dearing interprétée par Bryce Dallas Howard fait particulièrement tâche. De Jurassic World, où elle supervisait les opérations du parc et s'amusait à créer du dinosaure inédit, à ce deuxième opus où elle est devenue la présidente du DPG (ou Groupe de Protection des Dinosaures) et veut tout faire pour sauver les dinosaures, Claire a une trajectoire inattendue mais profondément invraisemblable.
 
Rien n'empêche un personnage de changer sa vision du monde au cours d'un film ou d'un épisode, mais encore faut-il qu'il y ait un développement logique du personnage en question en conséquence. Malheureusement pour Claire, son évolution paraît totalement improbable et surtout ses réactions disproportionnées. Claire Dearing pleurniche absolument tout le temps pour rien, rit aux éclats pour trop peu, agit idiotement dans nombre de cas... L'importance que les scénaristes attribuent à ses émotions alors même qu'elles sont d'une futilité pour l'histoire et les autres personnage est profondément agaçante.
 
En effet, une grande majorité des scènes appuie leur dramaturgie sur son personnage, là où elle gagnerait en crédibilité en s'attardant sur celle d'un autre personnage (Owen lors du départ en bateau du parc et les adieux émouvants d'un brachiosaure par exemple). L'écriture de ce personnage est donc une vraie aiguille dans le pied des deux premiers Jurassic World. Pas de bol, le personnage est en plus incarné par Bryce Dallas Howard dont le talent a été oublié en loge depuis bien longtemps.
 
 

photo, Bryce Dallas Howard, Chris PrattBryce Dallas Howard pas aidée par Claire Dearing. Et réciproquement.

 

LES DIALOGUES PLATS

Jurassic Park est devenu célèbre grâce à ses dialogues acérés (les échanges entre Malcolm et Grant en jeep) ou à ses répliques calibrées à la perfection (rendez-nous Jeff Goldblum). Or, voilà une ambition que la licence Jurassic World a clairement abandonnée. C’est bien simple : il n’y a que des dialogues fonctionnels, parfaitement simples ou exagérément porteurs de sens (Malcolm). Et personne à l’écran n'est capable de les déclamer pour leur insuffler quoi que ce soit. Chris Pratt est trop léger, Bryce Dallas Howard est là pour pleurer – uniquement, pour pleurer – et les nerds n’ont pour briller qu’une poignée de blagues de nerds. Les méchants, eux, n'ont qu'une partition très plate, ni inquiétante ni grandiloquente. 

Heureusement, comme le scénario prend grand soin de ne jamais s’appesantir sur ses scènes dialoguées et s’efforce très efficacement d’accélérer toutes les séquences d’exposition, l’indigence du texte passe régulièrement inaperçue.

 

photo, Chris PrattStop aux dialogues de neuneu

  

LES RETOURS DE MALCOLM (ET WU, ENCORE)

En manque de personnages charismatiques, Jurassic World : Fallen Kingdom tente tant bien que mal de résoudre le problème en appellant à la rescousse deux figures présentes dans Jurassic Park : Dr. Henry Wu (BD Wong) et le Professeur Ian Malcolm (Jeff Goldblum).
 
Le premier était déjà de retour dans Jurassic World dans un rôle secondaire plus ou moins similaire à celui du premier film de Steven Spielberg. Dans Fallen Kingdom, son temps de présence à l'écran est dérisoire, son intérêt scénaristique proche du néant et son texte sans doute moins long que l'ensemble des cris du T-Rex. Reste le seul espoir de voir son rôle dans Jurassic World 3 prendre enfin de l'importance comme dans le bouquin original de Michael Crichton... mais on voit mal comment.
 
Le second était très attendu dans ce nouvel opus même si Juan Antonio Bayona avait prévenu qu'il ne s'agirait que d'un simple caméo. Au final, le retour de Ian Malcolm se révèle uniquement fonctionnel. A défaut de lui donner matière à exister, sa présence furtive en ouverture et conclusion du long-métrage laissera esquisser un sourire sur le visage des fans, et c'est déjà ça.
 
 

Photo Jeff GoldblumProchaine étape : le retour d'Alan Grant sur une photo dans le décor

 

UN REMIX DU MONDE PERDU ?

C'était l'une des craintes de la promo : que Fallen Kingdom ne soit qu'une répétition du Monde perdu : Jurassic Park, suite du premier film culte. Car il sera encore question d'une île où les dinosaures vivent en liberté dans la nature, avant qu'un groupe de méchants soldats ne vienne pour les capturer, sur ordre d'un riche taré, qui va donc déplacer le chaos sur le continent. 

Sur le papier, c'est à peu près le programme du film de Bayona. C'est donc synonyme d'une franchise qui tourne en rond, et d'un programme très scolaire. Sauf que Fallen Kingdom réinvente les scènes attendues et s'amuse avec ces motifs : il y aura une éruption volcanique pour compliquer l'enlèvement des dinosaures, et les méchantes bêtes seront livrées dans un manoir isolé, plutôt qu'un centre-ville propice à de la destruction et de la panique désormais un peu ordinaires dans les blockbusters. Le cadre très rigide n'est donc plus une limite, mais un prétexte à une aventure tonitruante, découpée en deux parties claires qui remplissent très bien leur contrat. Et au final, la comparaison avec Le Monde perdu n'est ni un vrai sujet, ni un problème.

 

PhotoLe Monde pas si perdu que ça



LE PIRE

 

ET LA VIOLENCE, BORDEL

Jurassic World nous avait promis un carnage dans un parc pleinement fonctionnel et rempli ras la gueule de touristes. La déception n’en fut que plus cruelle face à un film incroyablement timoré, expédiant la plupart de ses morts en hors-champ. Le réalisateur de L'Orphelinat et The Impossible a beau ne jamais avoir goûté la surenchère gore, on se dit souvent qu’il aurait probablement aimé donner un tour un peu plus cruel et sadique à son film. Notamment lorsque l'Indoraptor commence à s'amuser avec les malheureux qu'il rencontre, dans sa cage ou un ascenseur.

Fallen Kingdom est en effet le métrage le moins sanglant, le moins meurtrier et au final le plus familial de la saga. Les morts se comptent sur les doigts d’une main (à laquelle on aurait déjà soustrait quelques doigts) et jamais on ne craint quoi que ce soit pour les personnages. Heureusement que le style impeccable du réalisateur fait passer la pilule, car entre les mains d’un metteur en scène moins maître de ses effets, le résultat aurait sans doute pollué l’ensemble du projet.

 

photo"Coucou, tu veux voir mes crocs"

 

LE NOUVEAU GROS MÉCHANT DINO

Techniquement et esthétiquement parlant, la nouvelle création de Henry Wu et Eli Mills est une vraie réussite. L'Indoraptor a de la gueule et Juan Antonio Bayona sait en profiter pour nous offrir une jolie séquence de tension, une scène amusante (le faux évanouissement dans la cage) ou encore un hommage appuyé aux mythes des loups-garous ou de Dracula.
 
Sauf qu'à part ça, l'Indoraptor est un objet narratif qui manque encore d'originalité. Comme l'Indominus Rex, il obéit encore à la loi des créations extrêmes et absurdes. Toutes ses actions sont attendues et son avancée dans l'histoire est des plus traditionnelles : d'abord dans l'ombre, le monstre se dévoile un peu avant d'être présenté "officiellement" en totalité. Evidemment, après une idiotie humaine, le méchant dino s'échappe, tue quelques quidams avant de s'intéresser au groupe de héros. Il commence à prendre le dessus sur eux mais par miracle et grâce à une ruse de nos héros, le monstre finit par mourir sans qu'aucun des "gentils" de l'histoire n'en soit victime. Classique de chez classique on vous disait...
 
 

photoJ'ai de la gueule mais comme d'hab je sers à rien

 

LE NOUVEAU MÉCHANT BASIQUE

Rafe Spall a beau être un comédien solide, difficile de ne pas faire de ce Mills un méchant générique pas beau. Sa première apparition avec une réplique si grotesque qu'elle en devient géniale ("Il voulait quelqu'un de jeune et idéaliste... J'ai été les deux" hahahaha clin d'œil mi-séducteur mi-je-t'annonce-la-suite-bébé), est probablement la meilleure chose disponible dans le scénario, avant que ce faux gendre idéal ne se transforme en psychopathe qui hurle sur une gentille petite fille et suinte la cupidité par tous les pores.

Une fois la machine lancée, l'acteur vu dans PrometheusThe Big Short : Le casse du siècle ou encore Le Rituel se retrouve donc avec une partition toute basique de grand méchant impitoyable. C'est la tradition de la saga, certes, et ce jusqu'à sa mise à mort finale aussi attendue que peu mémorable. Mais c'est aussi une nouvelle preuve que les producteurs devraient changer de disque, après Vincent D'Onofrio dans Jurassic World.

 

photo, Rafe Spall"Il est beau mon dino"

 

L'INTRIGUE TRÈS SOMMAIRE

Dans son déroulé, Jurassic World : Fallen Kingdom est très efficace mais d'un classicisme fatigant. La construction du long-métrage est d'une banalité rasoire et ne présente aucune nouveauté par rapport aux précédents films de la saga. Ainsi, durant les 2h08 de film, le scénario enchaîne les séquences miroirs au reste des épisodes : une rencontre inattendue avec un brachiosaure accompagnée de regards émerveillés, un cache-cache humains-méchants dinos, un duel féroce entre deux dinosaures, la présentation d'un specimen hybride inédit créé en laboratoire... 
 
Alors certes, les scénaristes essayent ici ou là d'installer des sujets importants comme la responsabilité humaine sur l'évolution du monde, voire son rôle évident sur sa propre extinction (les trois bandeaux informatifs déroulés lors des flashs TV sont d'ailleurs des perles de cynisme très bien pensées). Malheureusement, cette dénonciation s'efface bien vite au profit d'une histoire prévisible qui répond aux codes classiques du blockbuster. Conclusion : l'ennui est absolu de ce côté.
 
 

photo, Bryce Dallas Howard, Chris PrattCe cache-cache au musée ne vous rappelle pas un cache-cache en cuisine ?

 

Jurassic World : Fallen Kingdom est plus réussi et ambitieux que Jurassic World de Colin Trevorrow - pas difficile, dirons-nous. La présence de Juan Antonio Bayona, cinéaste suivi de près par les cinéphiles depuis L'Orphelinat il y a dix ans, était un signal clair des producteurs, qui donne à l'écran avec une atmosphère plus soignée, et le retour des motifs importants de la saga (des frissons, du suspense, de l'action titanesque).

Reste que derrière le plaisir quasi instantané et le spectacle assuré, il y a un petit soupir face à une formule pas vraiment renouvelée, et l'impression que l'entreprise tourne à vide, la faute à une intrigue basique et des personnages fadasses. La conclusion de Fallen Kingdom semble néanmoins annoncer une révolution dans l'univers, qui en a bien besoin.

 

Affiche française

commentaires

Isis
03/08/2018 à 15:24

J'ai adoré Jurassic World fallen kingdom, c'était génial et émouvant. Chris Pratt et Bryce Dallas Howard sont toujours excellents. Blue est vraiment merveilleuse et très émouvante, je l'adore! J'ai particulièrement aimé le lien entre Owen Grady et Blue, ça m'a beaucoup touché, c'était 100% de l'émotion!

Rorov94
11/06/2018 à 07:53

AHH OUIII!j'avais zappé!!!
La gamine va donc faire tuer plein de gens:hommes,femmes,enfants...pour un caprice de gosse ne sachant pas gérer ses frustrations.

Marc
10/06/2018 à 23:08

Le meilleur passage du film c'est la scène du volcan vu dans la bande annonce malgré que nos héros aurait du cramer lorsque ils sont dans la flotte qui devrait monter en température comme des debris du volcan avec de la lave en fusion leur tombe dans leur gueule !!! Bref tout le film il n'y que des incohérence et surtout a la fin du film cette gamine qui pleure parce que ces gentils Dino vont crever sauf qu'il y a des raptor et autres carnivore si ils sont libérer ils vont bouffer les gens qui habites dans les habitations. C'est du grand n'importe quoi !!!

real
10/06/2018 à 22:56

Ben boaf quoi...
Une belle réalisation pour un scénario neuneu, et des effets qui ne le sont pas moins.
Dommage que le film ne ressemble pas à son ouverture: classe et mystérieuse, avec ses 2 explorateurs pétés de trouille, sans humour relou. Des promesses...
Une musique boum-boum qui écrase tout, des perso de nerds insupportables déjà vus, idem pour les militaires, des références aux autres films un peu lourdes, qques effets nostalgiques vers Spielberg & Indiana Jones, un humour lourdaud qui nique tout effet de suspens pr certaines scenes prometteuses, des dinos devenus gentils ou clonés...
Mais p-ê aussi devenons-nous aussi trop vieux pour supporter ts ces clichés vus et revus, qui seront mieux accepter par un public plus jeune. Question du soir...

Rorov94
10/06/2018 à 18:51

Je vais me pisser dessus en août,quand ont découvrira que John Turtletaub et WARNER se sont mieux débrouillé que Bayona,Spielberg et UNIVERSAL avec THE MEG!
Rien que la bande-annonce de ce dernier et meilleure que ce JURASSIC 5!
Ça promet!

Rorov94
10/06/2018 à 18:46

MAIS QUELLE MERDE!sauf une intro superbe et spectaculaire et un plan final avec la vague et le surfeur(pompée sur la saga MEG de Alten,moi j'dit ça...)
Le film est un pompage éhonté de des 4 autres films de la saga.
Et puis,franchement,les dinos qui courent,sautent et crient dans des escaliers,des hangars,des couloirs...ça vous rappel rien?!
Sans oublier les 40mn de films,dans le 2eme acte,où il ne se passe RIEN.
Et après y 'en a qui crachent sur SOLO...

Zanta
09/06/2018 à 10:11

En voyant le film tellement saucissonné par Treverrow le scénariste/producteur, on ne peut que rêver de ce qu'aurait pu être cette trilogie reboot si Bayona avait accepté le job qui lui avait été proposé dès le précédent film.
Le pied serait à présent que l'inévitable troisième trilogie soit confiée à Bayona, comme Disney a filé Star Wars à Rian Johnson.

Qualopec
08/06/2018 à 15:43

@Kikitoutdur

Pourquoi ils n'auraient pas vu la scène post-générique ? Je vois rien qui l'indique.
PS : c'est pas notre Tour Eiffel réelle, mais la réplique à Las Vegas. En parlant de ceux qui n'ont même pas vu la scène apparemment...

Flo
07/06/2018 à 23:34

Vraiment génial, un nouvel air frais à la saga, y'a que en France qu'on se plain, partout ailleurs les critiques sont positivent !!! J'ai adorer perso et j'ai toujours porter la saga jurassic à cœur donc bon ^^

Kikitoutdur
07/06/2018 à 22:04

Je l'esperais.. je l'esperais ce bon film... ce Jurassic Park 5, jurassic world 2, fallen kingdom 1... pfiou...

L'intro, il est vrai, est sympa... ms aurait mérité plus de tension "aquatique".
Déjà j'étais très énervé qu'on sous exploite, une fois de plus, le mosasaure...

Puis c'est parti pour 15/20 bonnes min de blabla, remplissage insupportable.. perso carricaturaux et pas attachants, touches comiques horripilantes et déconcertantes... d'un autre âge.. puis le feu ds l'île mouais pas mal... puis le fameux côté gothique mouais.. prise de risque apparaît à la fin... d'ailleurs ceux qui ont pondu cet article n'ont même vu qu'après le générique yavait la vraie fin (façon marvel) avec - spoilers- spoilers- les pterodactyles posés sur notre tour eiffel... et là jme suis dit "le 2 c'est comme une page de pub en attendant le vrai film, à savoir le 3, le 6.. bref en 2021 quoi... en même temps que king kong vs godzilla... quelle année ça va être !!!

Plus

votre commentaire