Jurassic World : Fallen Kingdom - critique viandarde

Simon Riaux | 5 juin 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Simon Riaux | 5 juin 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Jurassic World de Colin Trevorrow fut un succès planétaire d’une ampleur telle (plus d'1,6 milliard) que Jurassic World : Fallen Kingdom, ainsi qu'un troisième opus d'ores et déjà programmé, étaient inévitables. Mais pour sécuriser la franchise après ce retour attendu, le studio devait néanmoins changer son fusil d’épaule. En effet, pour nombre de spectateurs, notamment ceux ayant grandis avec le Jurassic Park de Spielberg, son quatrième épisode avait des airs de renoncement marketing mû par l’opportunisme et l’incompétence de ses fabricants. C’est là que Juan Antonio Bayona entre en scène pour Fallen Kingdom, avec toujours Chris Pratt et Bryce Dallas Howard.

QUELQUES MINUTES APRÈS JURASSIC WORLD

S’il reste encore officiellement scénariste de ce Fallen KingdomColin Trevorrow a lâché la caméra à la faveur du réalisateur de L'Orphelinat et Quelques minutes après minuit. Un choix de la part de production qui vaut note d’intention. Héritier de Spielberg évident et parmi les plus doués, Juan Antonio Bayona possède un style reconnaissable entre 1000 et a prouvé avec The Impossible qu’il était en mesure d’allier grand spectacle technologiquement complexe et récit intime.

 

photo, Juan Antonio BayonaJuan Antonio Bayona (à droite)

 

Comme on pouvait l’espérer, il livre donc un condensé de son savoir-faire, et à bien des égards sauve une saga que Trevorrow avait laissée plus mal en point qu’un lapin de garenne après sa rencontre avec un 38 tonnes un soir de pleine lune. Dès l’ouverture, le cinéaste tire la chasse sur la charte visuelle du film précédent, au cours d’une séquence nocturne qui multiplie les sources d’éclairage, les jeux d’échelle et les menaces.

En quelques minutes, le réalisateur retrouve le sens du merveilleux perlé de terreur qui fit la gloire du Jurassic Park de Spielberg. Une réplique (« Tout doit être mort là-dedans ») indique avec malice que le maître d’œuvre est bien conscient que le spectateur qui l’a rejoint dans la salle s’attend à contempler un champ de ruines. Le plaisir d’embarquer pour une arche Noésaurus pleine à craquer comme un club berlinois au coeur de l'hiver n’en est que plus délectable.

 

PhotoChaque apparition fait son petit effet...

 

LES DINOS D’APRÈS MINUIT

Tous ceux qui fantasment depuis la fameuse scène de chasse motorisée du Monde perdu d’assister à un spectacle homérique où les sauriens régneraient sans maître seront exaucés. Jamais nous n’aurons pu admirer autant d’espèces de dinosaures, portées par des effets spéciaux aussi aboutis. À ce titre le mariage entre numérique et animatronique force le respect, certains longs plans se faisant une joie de mêler les deux techniques, pour offrir un rendu technique parfois époustouflant.

 

PhotoPhysique ou numérique ? Les deux mon colonel !

 

Conscient que son cahier des charges lui interdit de bâtir patiemment une structure imparable ou des morceaux de cruauté prédatrice digne de ce nom, le réalisateur espagnol préfère dans un premier temps embrasser le programme de spectacle amphigourique qui lui a été commandé. D’où une première moitié de récit menée sous perfusion d’amphétamines, qui aurait pu constituer en soi un climax complètement fou.

Alors que nos héros se précipitent au cœur des ruines d’Isla Nublar, jouent à la bataille avec quantité de dinosaures, surfent sur la lave en fusion d’un volcan, la machine s’emballe à coups de plans iconiques et autres claquements de mâchoires cinégéniques. Quand l’emblématique T-Rex pousse son rugissement devant une conflagration de roches et de magma, c’est le cœur du dinophile qui est sur le point de rompre. Mais comment monter encore dans les tours, alors qu’il reste encore au récit plus d’une heure pour nous tenir en haleine ?

 

Jurassic World 2Et on vient tout juste de commencer...

 

MAD DINO FURY ROAD

S’il joue initialement la carte du pur roller-coaster, Bayona use très intelligemment de cette scène centrale d’apocalypse pour redistribuer les enjeux. Et le temps d’une poignée de plans terribles, où l’on devine les silhouettes formidables de colosses préhistoriques balottées par les flots puis la lave en fusion, il nous indique qu’une émotion plus sourde, grave, va remplacer progressivement l’adrénaline.

Maître de ses effets, le metteur en scène bascule dès lors littéralement dans la nuit, à la faveur d’un changement de décor inédit dans la saga. Au cœur d’un manoir tout droit sorti d’un cauchemar Hammerien, il s’échine à créer un décalque de John Hammond en la personne de James Cromwell et le flanque d’une petite fille aux origines mystérieuses (la jeune Isabella Sermon). Il permute ainsi notre regard, des yeux de Chris Pratt, chair à blockbuster sans âme, au gosse que nous étions lors de notre première visite du parc Jurassic. Mais bien sûr, tout n'est plus qu'illusion, clonage et faux semblant. Un voile, un écran où sont projetés nos fantasmes, que les monstres tapis dans le noir peuvent désormais dévorer.

 

photoL'Indoraptor

 

Non, Fallen Kingdom ne sera jamais le film d’horreur gothique tant espéré. Mais il n’en devient pas moins un songe que nos monstres préférés menacent toujours de transformer en cauchemar. Quand le dernier lien avec la trilogie originelle (une canne à pommeau) est brisé et que la dramaturgie se resserre autour de la toute jeune Maisie, Jurassic World : Fallen Kingdom dresse un parallèle intéressant entre cet enfant et la franchise. Personnage artificiel et dinosaures synthétiques doivent désormais fondre sur un monde, le nôtre, désormais tout à fait contaminé par la folie qui a précédé.

 

TREVORROW NEVER DIES

Malheureusement, on sent toujours Juan Antonio Bayona accroché au frein à main, comme s’il craignait à chaque instant d’aller trop loin. En témoigne le manque de violence du film, et son absence problématique de sadisme. Jamais le scénario n’ose mettre en danger ses héros et les énormes carnivores qui peuplent le métrage feront finalement moins de victimes qu’un discours de Laurent Wauquiez.

 

photoLe Carnotaure vous salue bien

 

Voilà qui limite l’implication du spectateur, d’autant plus que si les personnages de Bryce Dallas Howard et Chris Pratt ont été réécrits afin de gommer le syndrome « mâle alpha aux cojones de feu » et « working woman cynique en attente de saillie », le duo a autant de personnalité que deux Playmobil oubliés au fond d’un sac de sport.

Enfin, la mise en scène a beau nous régaler d’idées qui mettent en valeur quantité de créatures dans des situations aussi ludiques que stimulantes, elle ne peut dissimuler la vacuité d’un scénario indigne d’un mauvais épisode de Resident Evil. Dès lors, il devient clair que l’auteur de L'Orphelinat n’est pas ici pour nous proposer une œuvre qui porte sa marque, mais plutôt pour insuffler à un divertissement industriel le supplément d’âme qui le rendra attachant, à défaut d’être inoubliable.

 

Affiche française

Résumé

Encombré par un scénario stupide et des personnages en mousse, Juan Antonio Bayona préfère se concentrer sur ses dinosaures, auquel le metteur en scène offre une aventure volcanique et parfaitement mise en scène.

Autre avis Geoffrey Crété
Jurassic World : Fallen Kingdom ne lutte pas contre ses vilaines limites de blockbuster : il s'en amuse pour offrir une aventure spectaculaire, visuellement riche, qui flirte avec le cartoon et l'horrifique. A condition de fermer les yeux sur le reste, c'est bien plus que la majorité des blockbusters.
Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.

Lecteurs

(3.5)

Votre note ?

commentaires
Rexysaurus
26/06/2021 à 03:25

Personnellement, c’est mon second film préféré de la franchise derrière l’original de 1993 (à moins que le 3 n’emporte tout sur son passage). Et, comme un certain film de monstres (KOTM, est-ce toi ?), je suis coi devant le bashing hallucinant à son égard. D’ailleurs, je vous remercie, Écran Large, d’avoir équitablement réparti le bon et le « mauvais (mais on va y revenir) » et d’avoir évité l’écueil de « bouh, la seconde partie est nulle ! (On en reparlera) ». Cela étant, il y a deux points où je trouve les critiques un peu exagérés (plus que pour un certain film dont la critique serait grosse et bête à ce qui y paraît) : le scénario/personnages et la patte de Bayona. Pour le premier, mon principal reproche, c’est le rythme : des deux (KOTM et lui), c’est lui qui a le plus gros ventre mou. Si je trouve injuste les reproches sur le côté horreur de la seconde partie, je suis d’accord pour dire que la transition est ratée (même si, parenthèse, les transfusions inter-espèces, comme celle de Rexy et Blue, est possible. Risquée mais possible. Il a un an, en Nouvelle-Zélande, un chat a été sauvé par une transfusion de sang ... de chien. C’est fou, non ?). Cela dit, ce n’est pas horrible non plus. Pour ce qui est des persos, je trouve que le chapeau irait soit à Jurassic World, soit aux scénaristes (qui sont ... Colin Tevorrow et Derek Connolly, qui ont coécrits le premier (le premier l’a même réalisé)). Et les clichés, bon c’est pas full full original, mais ils ne sont pas lourds ou insupportables. Ils font le taf, même si j’avoue que je regrette cette tendance du cinéma hollywoodien actuel (tendance qui n’est bizarrement pas traité dans la critique d’un film sorti le 31 mars aux US et le 22 avril en VOD en France). Et pour ce qui est de la patte de Bayona, je trouve, personnellement, que, en plus de l’imagerie sombre et gothique, on garde le thème de l’enfance avec Maisie (non, le fait qu’elle se cache dans son lit N’est PAS con ! Avec la peur, on peut réagir stupidement (regarder juste Saw et ses suites, même si ces dernières ne sont pas géniales). Et l’Indoraptor étant la bête de cauchemar, l’enfant se cache dans le seul endroit où la peur se dissipe la nuit tombé : le lit. C’est logique. En terme de thématique, je veux dire). Sans oublier les questions sur la Nature, avec
le débat de fond sur la question de la protection des dinosaures ainsi que sur le clonage (Lockwood, qui maudissait l’insouciance de lui et Hammond quand ils construisaient le parc en jouant à Dieu, joue finalement à Dieu en utilisant le pouvoir génétique pour son profit personnel (car, je sais qu’une perte pareille, c’est difficile, mais le vrai courage est de passer à travers et de continuer malgré tout). Car, quand on y pense, c’est assez égoïste, surtout quand des gens meurent chaque jour de maladies incurables tout en le léguant (bien involontairement) à leurs enfants. Personnellement, ce pouvoir n’est, malgré tout, pas à nous, mais à la Nature. C’est ça, justement, la morale de Jurassic Park : Hammond joue à Dieu et se rend compte trop tard de son erreur, tout comme le Dr Frankenstein vis-à-vis de Dieu. Nous ne sommes pas tous-puissants, nous devons l’accepter et ... s’adapter, évoluer.) Ce film accusé d’avoir un scénario simpliste à beaucoup à offrir, dès lors qu’on creuse sous la surface. Et, de mon avis, la fin, souvent considérée comme stupide, est en fait logique : Maisie, clone à qui on a menti toute sa vie, que Mills a voulu utilisé comme marionnette docile pour représenter les Lockwood dans la vente aux enchères. Mais, en même temps, Mills a oublié une chose : vu que Maisie est un clone, elle comprend les dinosaures. Elle ressent cette envie de liberté et se sent ostracisé comme eux, exploité. Elle veut les aider, afin qu’eux, comme elle avec Claire et Owen, puissent gagner leur liberté. Elle vit, alors eux aussi. Et surtout, c’est un acte instinctif : devant des trucs perturbants (ici, des animaux condamnés à mort, limite euthanasiés), elle n’a pas pensée aux conséquences, n’étant, semble-t-il, jamais sortie du manoir. Sûrement que, naïvement, elle a pensé que les Hommes s’adapteront au retour des dinosaures (car, même si on les représente comme tel depuis Jurassic World, les dinosaures ne sont pas des bêtes sauvages assoiffés de sang : ce sont juste des animaux. Ils ne tuent pas pour le plaisir (sauf les hybrides, tués avant la fin du film, d’ailleurs aussi symboles de l’arrogance de l’Homme face à la Nature, se croyant supérieur, tout-puissant, dans son plein-droit et en contrôle (« Vous n’avez jamais eu le contrôle, c’est ça l’illusion », a dit un jour une grande philosophe). Ok, on ne libère pas les animaux des zoos pour les laisser vivre leur vie, mais on a bien droit à un peu d’adaptation de notre part, non ?). Et ceux qui vont dire que je n’y connais rien en différence et en adaptation, sachez que je suis autiste. Et que, tout en me sachant ni différent ni le débile que certains pensent que je suis, je suis douloureusement conscient du manque d’ouverture flagrante des autres. Et même si j’ai sûrement extrapolé, j’ai l’impression d’avoir compris Maisie. Se sentir trahi et avoir l’impression d’être (parfois) pris pour une bête de foire, je l’ai ressenti. Et c’est sûrement pour ça que je kiffe autant la saga Jurassic Park/World : c’est parce qu’elle prône, métaphoriquement, l’acceptation de la différence (la coexistence Hommes-dinosaures/Nature), l’acceptation de notre non-tout-puissance/non-contrôle (la libération inévitable des dinosaures et la disfonction de nos sois-disants parfaits systèmes de contrôles (clôtures électrifiées, modifications génétiques, etc.)) et l’adaptation (la fin de Fallen Kingdom et Battle At Big Rock, où les Hommes doivent désormais être prêts à se protéger des carnivores ou à faire face aux grands herbivores).
Et, malgré tout, j’ai espoir, car, comme a dit un grand homme : « La vie trouve toujours un chemin. »

Lolo13
27/05/2019 à 03:10

Tout les film de la saga sont géniaux après ou tu est fan ou tu les pas et même jurassique world et génial l'indominus Rex est vraiment super vue le nombre d'entrée je voi même pas comment les gens peuvent ce permettre de juger le 5eme plus gros succès de l'histoire du cinéma.

VuASaSortie
16/07/2018 à 23:36

Toujours difficile de faire du neuf avec du vieux, il est vrai qu'à part la génétique tout a déjà était vu dans king Kong de 1933. Rien de neuf, autant prendre les plans des anciens jurassic park, sans les inepties du scénario (les "heros"fuient d'une île volcanique, se retrouvent sur une plage, voient au loin un hélico portant sous lui un dinosaure et sur le plan d'après le dino est posé de l'hélico dans bateaux, les "heros" regardent toujours mais, cachés en haut d'une colline. Ils étaient sur la plage mdr, totalement essoufflés de fuite de l'île volcanique...) Dans le scénario, la petite fille clonée aurait peut être méritée un développement. Espérons que la suite soit meilleure.

Stag
11/06/2018 à 15:29

J'ai du mal à partager l'enthousiasme de Simon Riaux... Ce film est très moyen, voire ennuyeux. Scénario recyclant de vieilles idées, personnages stéréotypés (le geek, la nerd, le mercenaire, les russes forcément mafieux... ). Les dinos prennent trop de place, écrasant l'être humain, acteurs se contentant de réagir au danger, l'ensemble des dialogues de Chris Pratt doit faire 15 lignes. Seule la gamine dégage un peu d'émotion.

Dirty Harry
09/06/2018 à 15:38

Les personnages sont toujours aussi tartes, les dialogues pas fins une seconde, et Brice Dallas est toujours aussi exquise qu'incompréhensible dans son développement, le déroulement toujours aussi prévisible et la charte est toujours autant reprise aux anciens volets (ici on reprend du Monde Perdu ainsi que du précédent) mais c'est bien filmé. La copie est propre, l'élève de Spielberg a de bonnes idées de dispositifs et de plans picturaux d'une rare beauté (couleurs, luxuriance...) mais l'on ne décolle pas trop : on comprend pourquoi ce réalisateur a été pris (un peu de frisson mais pas au niveau de terreur de "l'orphelinat", un peu de catastrophe mais pas au niveau émotionnel des relations des personnages de "The Impossible" et un peu de conte Gothique mais pas aussi relâché que dans "Qq min après Minuit") mais son style a été lyophilisé dans ce produit conscient de lui-meme et ce, malgré une bonne tenue pour filmer les dinosaures, une meilleure gestion CGI/animatronics (par contre faudra arrêter de refaire toujours ce même plan de T-Rex que la fin du premier Jurassic Park, ça suffit). Moyen-mouais mais pas non plus décapant.

Sigu
09/06/2018 à 08:21

J'ai juste une remarque à faire....Reverra t-on le dilophosaure qui est resté coincé dans la voiture avec Dennis dans le JP1?

Ocani
07/06/2018 à 14:47

Pour le coup, si on peut taper sur Wauquiez gratis, j’applaudis !
@simon et @Geoffrey: merci pour vos reponses Messieurs.

Simon Riaux - Rédaction
07/06/2018 à 14:02

@deus
L'idée est surtout de souligner par l'absurde combien les dinosaures du film se révèlent inoffensifs.
Tous les élus que vous mentionnez dans votre commentaire auraient pus se retrouver à la place de Wauquiez.
Vous notez justement que Wauquiez n'a pas grand chose à voir avec le sujet. Evidemment. D'où l'absurdité.
Et puis bon, jusqu'à preuve du contraire, peu de gens décèdent pendant ses discours, curieusement.

IndoRaptor
07/06/2018 à 13:23

Ma fois cette critique est assez constructive quoique le passage politique, on s'en tape. J'ai bine apprécié ce film et la tournure que prennent les événements. L'intro est juste sublime bein qu'ayant apprécié la 2nde partie du film, je pense que l'on aurait pu faire la partie évacuation de l'ile une histoire a part entiere. L'adieu a cette ile a quelque chose de sublimement triste.
La partie survival dans le manoir est pluton bien pensée même si on ne nous épargne pas les clichés habituels (le méchant militaire, le businessman avide d'argent...et leurs fins respectives). En tous cas j'espere que le 3me opus cloturera définitivement la saga avec un bon gros survival à l'échelle nationnale (USA donc) avec un tout petit peu moins de militaire dedans.Quand aux gentils personnages, j'ai trouvé que Claire avait le plus changé depuis le 1er la ou Chris Pratt (je n'ai rien contre) n'a pas bcp évolué et fait son taf.

deus
07/06/2018 à 13:07

Petit bémol à votre critique : ce passage aussi inutile que dénué de finesse intellectuelle :

"et les énormes carnivores qui peuplent le métrage feront finalement moins de victimes qu’un discours de Laurent Wauquiez."

Non, je ne suis pas un soutien à ce type, loin s'en faut. Mais j'aimerais savoir ce qu'une réflexion de ce type vient faire dans une critique de cinéma (concernant un film non politisé, qui plus est).

Pourquoi ,ne pas avoir , quitte à vouloir faire à tout prix une référence au politique, fait référence à Mélenchon / Macron / Hidalgo ? Ou simplement aux discours "des élus" ?
Cette prise à partie simpliste nous révèle un certain positionnement idéologique, dont - pardonnez-moi - on se fiche royalement. Dommage.

Plus
votre commentaire