X-Men : Apocalypse - critique mutante

Simon Riaux | 9 juin 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Simon Riaux | 9 juin 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58

X-Men : Apocalypse, ce soir à 21h15 sur TMC

La saga des mutants était revenue en forme et en force avec un X-Men : Le commencement pop et enlevé, signé Matthew Vaughn, suivi par un X-Men : Days of Future Past ambitieux et spectaculaire. Et si la dégringolade a été flamboyante avec le désastre X-Men : Dark Phoenix, elle avait été amorcée dès X-Men : Apocalypse, encore réalisé par Bryan Singer.

ATTENTION AU VIRAGE

Pour la quatrième fois, le réalisateur de Usual Suspects retrouve l'équipe de mutants Marvellien. Pour ce metteur en scène qui aura très largement contribué à prouver que les super-héros pouvaient être pris au sérieux, avec notamment un X-Men 2 devenu une référence, ce nouveau chapitre tenait à la fois du casse-tête et du piège fatal.

Pas aidé par de premières images très connotées Power Rangers, et après un Days of Future Past qui avait marqué le sommet de la saga au box-office, Apocalypse semblait marquer un grand virage pour la saga : teasé dans la scène post-générique du précédent film, ce nouvel opus semblait définitivement entrer dans la danse ordinaire du MCU et des méga-franchises.

 

X-Men : ApocalypseBientôt plus de cheveux pour Charles-Xavier 

 

En effet, s'il ne renie pas l'héritage de la saga, basée sur des personnages forts plutôt que l'overdose de destruction, X-Men : Apocalypse amène ses protagonistes sur le terrain risqué de la confrontation titanesque, de l'opposition à un über-Nemesis à la puissance démesurée. Un cahier des charges déjà usiné par ses concurrents directs de l'époque (Avengers : l'Ère d'Ultron, Batman v Superman : L’Aube de la justice et Captain America : Civil War), sans jamais aboutir à une proposition pleinement satisfaisante. Autant dire que Bryan Singer, qui n'a jamais été un grand directeur artistique ni un réalisateur opératique, s'avance en terrain miné. Et sans surprise, son film tombe dans certains des pièges qui lui tendaient les bras.

 

X-Men : ApocalypseAttention les yeux

 

PRODUCTION DESIGN : APOCALYPSE 

Comme redouté, Apocalypse souffre d'un design au mieux raté, au pire absolument ridicule. A la fois daté, absurde et cruellement moche, le géant bleu ne convainc jamais totalement, malgré l'interprétation solide d'Oscar Isaac. En même temps, pas évident de terrifier la Terre Entière quand on ressemble à un méchant recalé d'une parodie de Stargate. Cet adversaire mythique est également desservi par un scénario qui se cogne plusieurs fois contre un obstacle évident : comment raconter en deux heures l'avènement d'une entité invincible et mettre en scène la victoire de ses adversaires ? 

Le scénario a ainsi recourt à d'énormes trous narratifs pour empêcher Apocalypse de balayer l'humanité en un claquement de doigts (l'utilisation des ogives nucléaires vues dans la bande-annonce risque d'agacer les spectateurs exigeants). Par conséquent, le récit, qui lorgne parfois plus du côté des recettes désincarnées de Disney que de la mécanique narratives des précédents épisodes, peine à convaincre.

 

X-Men : ApocalypseApocalypse a le blues 

 

Pour autant, on aurait tort de qualifier X-Men : Apocalypse d'échec total. Tout imparfait qu'il soit, il est tout bonnement un des films de super-héros les plus ambitieux vus à ce jour. D'abord, ce X-Men regorge de scènes de confrontation dantesques : si la séquence de l'aéroport vous a impressionné dans Captain America : Civil War, préparez-vous à une véritable rupture d'anévrisme dès lors que les mutants usent de leurs pouvoirs.

Ensuite, il opère un choix narratif et esthétique décisif. Certes, on pourra regretter que le film ait opté pour une photo aussi impersonnelle, mais son découpage lui, est terriblement inventif ; lors de la désormais indispensable séquence ralentie de Quicksilver, dès que les pouvoirs entrent en jeu (Cyclope et Jean Grey sont formidablement servis par la caméra de Singer) mais aussi dans sa représentation du monde.

Dans X-Men : Apocalypse, on ne se balade pas de zones industrielles en parkings délavés. Le film nous emmène dans des lieux bien réels, qu'il incarne et malmène en fonction des exigences du récit. Bryan Singer offre ainsi plus qu'un film d'action tout public, il livre une uchronie qui questionne avec pertinence l'univers où nous évoluons.

 

Photo Sophie TurnerTu peux prier, X-Men : Dark Phoenix arrive

 

SAUVER LES MEUBLES 

Décider de pulvériser Auschwitz lors d'une scène fondamentale de l'évolution de Magneto offre au métrage une force symbolique parfois tétanisante. De même, les passages obligés de destruction massive ne sont pas l'occasion de bilans comptables un peu ridicules comme ceux brandis à la face des Avengers, mais la cause d'une souffrance bien réelle. L'apocalypse qui se déploie finalement impressionne, tant visuellement que dans les émotions qu'elle charrie.

Enfin, le film donne corps dans son dernier tiers à une nouvelle et formidable équipe de X-Men, potentiellement la meilleure à ce jour, débarrassée de plusieurs protagonistes dont l'absence était redoutée. Ainsi, dans son refus de se soumettre totalement à l'actuel diktat du moins disant qualitatif et en conservant son ADN, centrée sur les évolutions de ses héros, le film de Bryan Singer nous réserve d'excellents moments de divertissements, malgré des faiblesses indiscutables.

 

X-Men Apocalypse

 

Résumé

Parfois maladroit, pas toujours maîtrisé esthétiquement, X-Men : Apocalypse se hisse cependant au-dessus de la concurrence en termes de créativité et d'ambitions.

Autre avis Geoffrey Crété
X-Men : Apocalypse n'est pas tant mauvais que trop classique. En quête de frissons de pur blockbuster, la saga se perd dans un spectacle très ordinaire, incapable d'assumer le surpuissant Apocalypse, ou utiliser les héros sans se répéter, encore et encore.
Autre avis Mathieu Jaborska
C'est un peu moche et souvent très brouillon, mais le film a pour lui ce qu'il a recyclé de Days of Future Past. De quoi largement divertir pendant ses conséquentes 2h24. Et on ne lui demandait pas grand chose d'autre, à vrai dire.
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commentaires
oldskool
01/05/2020 à 09:03

Moi là ce qui me vient à l'esprit c'est que personne ne va lire ta thèse FLO. C'est trop long. T'as des soucis ?

Flo
14/02/2020 à 15:25

D’abord ce qu’il faut souligner: ENFIN, un film de la grande saga qui n’a pas subi de problèmes dans toute la durée de la production - Deadpool ne comptant pas trop, si on tient compte que c’est très peu un « film de mutants », et qu’il était d’ailleurs depuis longtemps une arlésienne.
Et donc ici, Bryan Singer tente de mettre fin à sa participation à la saga en versant cette fois dans le propos « pouvoir destructeur de Dieu ». Il s’en sort un peu mieux que « le film de la concurrence » grâce au passif solide des précédents films, et surtout en ne versant pas lourdement dans l’explicatif, le tellement sérieux qu’on en oublie en cours de route de divertir. Car il ne faut pas se leurrer, on est bien dans ce type de film à grosses destructions massives, guerre presque totale etc… Moins dans un plaisir coupable grossier à la "Transformers", avec ses personnages plus pantins qu’autre chose; un peu plus près d’un "Avengers" grâce au passif solide du cast (plus l’arrivée de petits nouveaux) donnant un peu de chair à l’ensemble. Oui, Bryan Singer s’amuse enfin avec ces héros, dans un blockbuster prenant son temps mais, au fur et à mesure, virtuellement sans limites: par exemple on y détruit sans remords et avec une fureur triste les restes du camp d’Auschwitz – et donc la mémoire utile qu’il peut charrier – mais on passe à côté d’un holocauste nucléaire lors du tirs des missiles (pourtant teasé dans "XM First Class") pour ne pas aller plus loin que quelques immeubles sur plusieurs continents s’écroulant de très loin, presque comme pour "Avengers l’Ère d’Ultron". Même si contrairement aux Vengeurs, obstinément traités pour laisser le moins de monde possible de côté, la saga X-Men ne se sort toujours pas de l’écueil consistant à laisser certains des héros devenir des quasi plantes vertes.

Mais le problème avec tout ce cast pas utilisé entièrement à fond est peut-être endémique aux comics X-Men, depuis le début: contrairement aux Quatre Fantastiques qui garderont toujours leur noyau dur de 4 persos centraux (et même, souvent, quels qui soient), et des Vengeurs qui se composent à la base d’une série d’égos ayant leur propres séries, les Mutants se distinguent dès le départ par leur statut d’école, et de peuple élargi. D’où le fait que la série aura justement finit par bien mieux décoller artistiquement dans les comics lors du départ (jusqu’au retour officieux/el comme profs) d’une génération, sauf Scott, pour une autre venue des quatre coins du monde. À ce moment là, c’est le contexte qui primera toujours sur leurs aventures, charge aux personnages tournants de tirer en plus leur épingle du jeu lorsque le temps leur sera enfin accordé.
Chose impossible à faire sur une série de films sortant à quelques années d’écarts, pire, une décennie chaque. Passé le fil rouge sur 3 personnages avec chacun sa voie particulière, les autres n’ont que le temps d’exister physiquement et de suivre la voie des héros principaux, en attendant mieux un jour… ou pas.

-James McAvoy en Charles Xavier / Professeur X continue d’être un héros sage avant tout, plus statique et donc plus proche jusqu’au cheveux de son modèle original. Mais ainsi plus prévisible aussi, sauf en ce qui concerne le retour de son histoire romantique auto-avortée avec Moira;
-Michael Fassbender (sosie jeune de John Gielgud ou Charlton Heston) en Erik Lensherr / Magnéto (Guerre) bénéficie d’un beau (mais terrible) cadeau d’acteur en voyant adapté à son modèle ciné actuel l’origine plus précise et culte de Magnéto: la mort de sa femme Magda et de sa fille. Et donc le drame horrible d’un homme malchanceux, poursuivi par la colère et la haine, peut-être jusqu’à la fin de sa vie. Mais après cela il se fera un peu plus discret de tout le film, n’incarnant « que » la maître du magnétisme, poussé au bon moment dans cette voie par En Sabah Nur. Comme McAvoy, lui aussi ne reste que « dans les clous » de ce personnage tout aussi hyper puissant. Iconiques, sans plus. Mais avant tout symboles du retour au source qui tend sur tout le film;
-Jennifer Lawrence (pas si « bankable » qu’on le serine à longueur de temps, vu qu’elle reste 3ème au générique derrière des McAvoy et Fassbender ne faisant aucun autre films tout public à gros sous) en Raven Darkholme / Mystique, toute aussi en retrait grâce à un artifice économique autant que confortable (moins de bleu pour mieux se cacher de son statut d’icône « katnissesque », plus d’argent passant dans d’autres effets spéciaux) est paradoxalement le personnage dont l’évolution est plus manifeste et inédite: mine de rien, elle devient une sorte d’anti-héroïne symbolique au sein du groupe. Jusque là, ça la sert puisque ça nous change énormément de la femme fatale si prévisible dans ses trahisons. Une évolution dans ce sens (et sur le long terme) dans les comics ne serait pas de refus;
-Oscar Isaac en En Sabah Nur / Apocalypse met au service du film son côté souvent « over the top » pour un vilain (retour au source pour lui aussi, façon archétype à la Stargate) qui n’est également que méga puissance, mégalo etc… Bref tellement « gros en tout » qu’il ne dénote pas avec les 80’s. Malgré sa taille pas très grande, compensée par beaucoup de gros plans, d’une voix allant dans les très graves, et un grossissement physique dans la scène mentale (rappelant celle contre le Roi d’Ombre dans les comics). Subtil seulement lorsqu’il essaie d’embrouiller ses adeptes: « ce monde doit être (purifié) – hein ? – sauvé ». Et émergeant bien à cause des conséquences de XMDOFP: les mutants révélés au grand jour, les sectes émergentes vont aller chercher leur maître;
-Nicholas Hoult en Hank McCoy / le Fauve toujours trop sérieux bien que drôlement décalé à tous moments, pas assez ce héros intello jovial que les lecteurs connaissent et aiment surtout beaucoup. Lui aussi bénéficie de l’économie de maquillage;
-Rose Byrne en Moira MacTaggert, agent de la CIA (seulement) est « toujours aussi belle, sans une ride » pour paraphraser Charles (comme quoi, y a pas que les mutants – c’est l’environnement de cette époque qui a lui aussi fait un bon génétique en avant?). Même en n’étant que « l’humaine alliée » de l’équipe, elle fait toujours plaisir à voir;
-Sophie Turner en Jean Grey / Phoenix et Tye Sheridan (sosie jeune de Tom Hardy, faut-il le redire) en Scott Summers / Cyclope sont eux aussi très cool à voir enfin en héros plus centraux, prenant en cours de route la tête du cast, en attendant une transition plus officielle un jour. Les voir l’une en petite femme de tête, lui en bad boy en attente de devenir plus responsable (idée plutôt géniale), et enfin les deux peinant à maîtriser le poids leur don jusqu’à entamer leur future histoire romantique… cela est sacrément prometteur;
-Evan Peters (Alex Lutz en gris, en gros) en Peter Maximoff / Vif-Argent en toujours le petit rigolo hyper actif, fils Lensherr pas encore assumé (à cause des comics récents?), volant la grosse scène de sauvetage du film au ralenti mais sans éviter la redite avec "DOFP" (bien plus original est son fight énergique contre Apo). RAS pour lui, juste là pour grossir le cast comme tous les autres acteurs suivants;
-Alexandra Shipp en Ororo Munroe / Tornade (Famine), condition d’un reboot oblige, est prise en pleine période voleuse de rues/coupe punk (qui est aussi à nouveau sa coupe dans les comics actuels). Et donc juste Cavalier pour le vilain, transformée en « déesse » ici jusqu’aux cheveux mais finalement gentille prévisible grâce à sa popularité;
-Kodi Smit-McPhee en Kurt Wagner / Diablo est simplement la version jeune de celui de XM2, avec ses scarifications, son côté pieux et décalé… dommage qu’il n’ait pas droit aux expressions caractéristiques du héros, les mein gott! », « fantastich! », « unglaublich »! Une autre fois ..? Comme pour un lien possible avec Raven (au moins, proche des comics qui ont eux aussi bien pris leur temps pour avouer l’évidence)?;
-Olivia Munn en Betsy Braddock / Psylocke (Pestilence)… n’est pas vraiment Betsy mais juste Psylocke, iconisée en double parfait du comic, guerrière sexualisée avec ses pouvoirs flashy etc… sans plus, même si elle droit à une sortie intrigante pour creuser tout ça un jour;
-Ben Hardy en Warren Worthington III / Angel (Mort) est comme le dit justement Apo: inutile, juste pioché comme Cavalier parce qu’il le fût en comics, sans personnalité perçante ni chance de se voir revenir bien vivant pour plus. Mais Stan Lee ne lui aura pas rendu service en le créant comme un simple type qui vole, avec peu de force arrivé au sol;
-Même punition pour Lucas Till en Alex Summers / Havok qui n’aura pas plus servi à grand chose de toute cette série de films, sinon à être un bref bad boy et introduire son frère (ici petit frère, de 20 ans d’écarts, mais ce n’est pas le sujet). Avec lui, aussi une mort bêta bien que « hors champ ». Lui aussi n’a pas été aidé par des comics ne l’utilisant à chaque fois que top brièvement comme simple « Summers bis »;
-Josh Helman en William Stryker débarque comme un cheveu sur la soupe, sans qu’on sache ce qui a pu lui arriver avant… bof;
-Lana Condor en Jubilation Lee / Jubilee, comme dans ses précédentes apparitions dans les anciens films, n’est que second rôle « muet », et ici petit marqueur temporel avec son blouson fluo habituel (bien qu’elle n’ait été crée qu’en 1989);
-Tómas Lemarquis en Caliban surprend en s’éloignant de son incarnation connue des fans, plus massive ou gollumesque;
-Gustave Ouimet en Fred Dukes / le Colosse n’est qu’un silhouette;
-Hugh Jackman en James « Logan » Howlett / Wolverine fait plaisir à voir dans son remake de l’Arme X plus proche visuellement du roman graphique, , tout aussi sanglante et brutale et ENFIN plus sauvage et furieux… mais servant surement à teaser le dernier film solo de l’acteur;
-Surtout très TRÈS content de revoir Stan Lee, et avec sa femme Joanie Lieber en plus: ça faisait 10 ans qu’on ne l’y avait plus vu…

Petite déception perso devant le peu de références culturelles à l’époque correspondante.
Dommage qu’il n’y ait pas eu plus de place pour traiter subtilement des événements d’alors au Moyen-Orient, ou de moments plus sociaux à divers endroits du monde, ce qui aurait difficile sans trop jurer avec le ton général. Certains se plaignant d’une laideur (encore avec un film de super héros? c’est une manie!)…
Mais ce Sont les années 80, pas connues pour leur bon gout (encore que les 70’s…) quoi de plus normal !! La véritable faute de gout aura été cette petite phrase sur la nullité des 3èmes épisodes: Singer ne saurait-il pas qu’il n’y a rien de pire pour que ça se retourne contre son propre film ?
Révélateur: si le retour au sources que j’ai cité plusieurs fois sous diverses formes est plus prégnant ici que dans les précédents films "X-Men" jouant sur les références, le parallèle avec Star Wars sur ces vrais/faux prequels, révèle ainsi que comme la saga initiée par George Lucas, passé un certain point, les films ne font que se regarder le nombril et se remaker à l’infini, avec de petits moments inédits, puissants ou prometteurs qui sont seuls à faire le sel de la continuation désormais « feuilletonnesque sans fin » de la saga, routinière, alignant une décennie à chaque fois etc… Au jeu de la simple satisfaction du fan, très présente cette année pour les comic books movies, on a largement notre compte entre ceux qui les suivent depuis les comics (copié collé visuel pour l’Arme X, le Phénix, la destruction/reconstruction ponctuelle du manoir, les voltes-faces de Magnéto, Cyclope contre un champ de force comme la couv. de X-Men 1 – 1963 ou 1991…) ou juste les films (générique et musique du même style, des répliques reprises à l’identique, du Beethoven dans une scène cruciale après le Mozart dans X-Men 2, Pietro au ralenti sur un tube d’époque, des Sentinelles recyclées en clin d’oeil à la fois à XMLS et XMDOFP…). Et tout ça transcende un peu moins le matériau originel pour son passage au grand écran, voir fait des parallèles douteux involontaires en démarrant sur l’Égypte antique et ses dieux… peu de temps après l’échec du film encore plus kitchissime "Gods of Égypt" (mais l’idée d’un domino géant pour faire chuter une tyrannie est pas mal du tout) ???? Comme une légère pause (re)créative après l’ambition à la hausse vue dans "DOFP", pause qu’on espérera brève.

Au moins sur le deuxième volet de ce « diptyque perso », Bryan Singer remplie le contrat du mieux possible dans sa mise en scène artistique et technique, et de manière enjoué, décomplexé… Ce qui est, plus que l’idée de se prémunir des personnes de pouvoir voulant vous imposer leur vision étroite et inhumaine, est l’un des thèmes arrivant un petit peu à émerger in fine du film (grâce à Jean): "Be Yourself!", lâchez-vous, sans peur de ce que vous êtes au plus profond de vous, même si ça peut être aussi effrayant. Il manquait de ça à cette saga ces dernières années, il était temps.

Mais alors que les X-Men commencèrent « vraiment », le Futur aurait surement dû être plus excitant et formidable à attendre. ????

Indra
16/06/2019 à 16:02

Catastrophique!! Je suis une fan inconditionnelle de X- man mais là c’etait Trop ... Je n’ai rien à dire de positif.... hélas

Brain
10/06/2019 à 11:55

le design d'apocalypse est bien dans l'idée, mais ils auraient du prendre quelqu'un de plus grand pour être plus fidèle au comics (on voit que les chaussures d'Oscar Isaacs sont légèrement compensée pour qu'il soit a la même taille que Fassbender, sinon les effets visuel sont dégeu par moment et le fait que les personage sont censé avoir pris 20 ans entre x-men le commencent et apocalypse.

NW
10/06/2019 à 11:35

Moi je l'aime bien le design de Apocalypse. Il est mieux que 80% des méchants dans le MCU. C'est déjà ça.

Decker
09/06/2019 à 22:14

3 étoiles, vous êtes généreux au vu du désastre artistique...
J'ai largement préféré X-Men Wolverine Origins (2.5 *), beaucoup plus fun et malin.

Stridy
15/09/2016 à 19:00

J'arrive un peu tard mais je trouve la critique de Diez parfaite de bout en bout.

J'ai adoré tous les Singer mais là c'est l'hallu totale. Le scénario a été écrit pendant le tournage, je ne vois pas d'autres explications.

C'est d'autant plus incompréhensible qu'il avait réussi à remettre un peu de clarté dans tous les bordel avec Days of future past.

°°°
23/05/2016 à 16:28

Les "confrontations dantesques" du film haha ! C'est dingue, je ne sais pas ce que Marvel a bien pu faire à Écran Large, mais vous vous jetez constamment sur la moindre occasion pour les dézinguer. Je n'ai pas d'actions chez Marvel, je ne suis pas en émerveillement devant leurs films, mais on ne peut objectivement pas dire que ce X-Men laid, stupide, sans queue ni tête, sans enjeux, sans dramaturgie, sans effets visuels, vaut mieux que Civil War, c'est juste de l'absolue mauvaise foie !

RiffRaff
23/05/2016 à 10:42

Dire que les lieux d'affrontement sont identifiables, c'est quand même une blague. Les lieux sont aussi impersonnels que dans les marvels, spécialement le combat final, au milieu de ruines, qui pourrait avoir lieu n'importe ou...

moi-même
20/05/2016 à 11:53

X-men Apocalypse, aka le sixième de la saga a recycler exactement la même chose (et Magneto méchant mais en fait non, on peut peut-être arrêter ?). Le film était très embarrassant par moments, les nouveaux venus n'apportent rien de plus à l'écran sans compter qu'ils ne font pas avancer l'intrigue d'un pouce et la surenchère de destruction c'est la goutte d'eau. C'est clairement le plus faible la saga avec le 3.

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