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Le Labyrinthe : la Terre brûlée – critique carbonisée

Par Simon Riaux
20 avril 2021
MAJ : 9 mai 2024
16 commentaires

Le Labyrinthe avait créé la surprise par l’ampleur de son succès. Produit dans droite lignée de Hunger Games, il étonnait par son univers relativement original, sa cohérence et son jeune casting prometteur. Sa suite avait pour mission de secouer le box-office, en changeant radicalement le décor et les règles de la franchise naissante. Place donc à Le Labyrinthe : La Terre brûlée.

Affiche

APOCALYPSE KIDS

S’il y a bien un choix à mettre au crédit du film de Wes Ball, c’est celui de ne pas nous rejouer l’épisode précédent, défaut rédhibitoire des Divergente, voire de Hunger Games, qui paraissent incapables de transformer leurs enjeux, rejouant sans cesse les mêmes conflits et affrontements. Adieu Le Labyrinthe, voici La Terres Brûlée. D’un épisode de la Quatrième Dimension pour les kids, nous voici projetés dans un film d’aventures post-apocalyptiques pour ados.

Et dans un premier temps, le métrage s’accommode très bien de ces changements. Il pille absolument tout ce que la pop culture nous a offert en la matière depuis 20 ans, à commencer par Mad Max et The Last of Us, dont il recopie intégralement certaines scènes et décors, poussant le vice jusqu’à reproduire à l’identique des accessoires et ou repomper carrément les infectés champigonneux du jeu Naughty Dog.

 

Photo Dylan O'Brien, Kaya Scodelario« Il a l’air velu cet escape game »

 

LAST OF LABYRINTHE

On remarquera d’ailleurs que le film traite ses zombies (les « fondus ») avec un certain respect et que malgré leur horrible dégaine numérique, la mise en scène les rend plus anxiogènes, menaçants et dangereux que leurs confrères de World War Z. Le film n’hésite pas à tuer ses personnages, à malmener -un peu – ses jeunes spectateur et s’efforce de leur proposer une aventure qui ne corresponde pas totalement au cahier des charges en vigueur à Hollywood.

Pendant une bonne heure, Wes Ball offre ainsi aux ados un véritable film, très opportuniste, mais indiscutablement soigné et pensé comme un divertissement respectueux de son public. Hélas, au détour d’une séquence d’orgie tout droit sorti d’un bis rital des années 80, le film commence à s’écrouler et nous entraîne dans une inexorable chute.

 

PhotoC’est donc ça, tirer sur la corde

 

VA DONC CHEZ SPEEDY

Ecrit, tourné et monté en moins d’un an, La Terre Brûlée souffre de toute évidence d’une production qui n’a pas laissé le temps à ses auteurs de peaufiner leur bébé. Les dernières quarante minutes basculent ainsi dans le Z intégral. A tel point que les décors apocalyptiques laissent soudain la place à des espaces qui évoquent plus un parking de studio que la fin du monde, tandis que les costumes empruntés à un gang de transformistes serbes foisonnent à l’image.

 

Photo Dylan O'BrienDéjà un peu de love, et quelques monsters

 

Il en va de même du scénario, qui devient alors terriblement bavard, jusqu’à un final qui s’avère un curieux mélange de sitcom et de propagande redneck revancharde. C’est peut-être là le vrai problème du film, son partage en cacahouètes visuel étant finalement plus ridiculement drôle que dérangeant. En effet, on en veut un peu à cette jeune franchise, qui avait jusqu’ici évité de militariser ces héros, de les transformer en dernier moment en enfants soldats ultra-vénères. Un choix médiocre et plutôt vicieux, qui interdit à ce grand n’importe quoi, souvent très généreux, de rester vraiment sympathique jusqu’au bout.

 

Affiche

Rédacteurs :
Résumé

Dynamique et plaisant dans sa première moitié, le film vire soudainement au Z absolu et embarrassant, la faute sans doute à ue production menée au pas de course et au détriment de la cohérence de l'ensemble.

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Flo1

Pour le premier, on peut affirmer que dans le genre (prétendument) Young Adult, c’est un produit :
Mélange de Sa Majesté des Mouches, Battle Royale, Hunger Games, même des films « Resident Evil » (encore !).
… De l’action et des monstres, mais un budget économique, et ainsi pas le temps d’explorer un peu plus cette communauté qui est composée de jeunes hommes pubères.
Ce qui veut dire :
Primo, dans le lot il y en a forcément qui sont homos, qui ont des amitiés plus qu’amicales.
Secondo, une seule fille arrive ? Normalement, c’est là qu’on se dit « Ça va Chier ! »
Mais non, pas le temps, dommage…
Tous des archétypes, le sage (noir), les bons potes, le grincheux, la fille sérieuse, le héros toujours éberlué mais pourtant plus fort et courageux que tout le monde en un temps record…
Dialogues très basiques, quelques explications sur les codes du jeu, pas plus – Sûrement pas assez d’arbres pour faire des échelles et plateformes ? On répond de manière frustrée « je t’ai dit, on a déjà tout essayé ! »

Et c’est là où le film devient moins con qu’il en a l’air. Car il se propose (indirectement?) comme une réflexion sur la Servitude, comment celle-ci pourrait être préférable à l’idée de prendre des risques et de sortir de sa zone confort…
Cela impliquant ainsi que seuls les plus forts et chanceux auraient une chance de survivre dehors. D’autres mourront cruellement, et les réponses apportées seront toutes sauf agréables – ce qui ne s’adresse pas au seul clivage Adultes/Ados, c’est plus général que ça.
Et ça concerne aussi métaphoriquement les acteurs de ces films, eux aussi enfermés dans des types de rôles que des producteurs ont imaginé à la place, dans un but précis, en ne leur laissant qu’une marge de manœuvre très réduite en attendant d’arriver au bout d’un chemin balisé… Un piège, un labyrinthe, oui oui.

Il paraît que les suites sont meilleures, sûrement parce-que les personnages auront eu plus de temps de développement… Mais auront elle aussi la même aura de pertinence critique ?
…et effectivement , oui :

Dans « …La Terre brûlée » certes il y a toujours cette précipitation qui fait que les protagonistes ne se posent jamais à chaque étape et ne cessent de courir (du titre originel « Maze Runner », c’est le deuxième mot qui prédomine ici). Tout en étant visuellement bien fichu, mais pauvre en dialogues, surtout niveau blagues.

Par contre, le propos qui voit l’émancipation amener ces héros à entrer de plain pied dans un Monde extérieur, où les dangers sont absolument partout… Ça participe encore du même thème que le précédent film, où le cocon rassurant s’assimile aussi à de l’esclavage.
Mais où un affranchissement ne veut pas dire nécessairement que la liberté sera sereine. Au contraire, il faut la gagner, dans la peur et la souffrance.
Et cela passera par l’expression d’un point de vue radical : ne pas sauver le Monde futur, mais sauver ce qui existe déjà maintenant.
Quand une histoire finit sur la confirmation que les méchants sacrifient malheureusement une partie pour sauver la totalité, et que son gentil héros affirme direct qu’il va tuer la responsable et sauver un ami sans voir plus loin que ça… On est clairement dans un récit aux lignes complètement brouillées, où les bonnes intentions s’opposent dans un camp comme dans l’autre.
Mais où les méthodes ne laissent place à chaque fois qu’à la violence.
Sombre et désespéré.

Pat Rick

J’ai trouvé cette suite pas mal du tout surtout la partie poursuite du film, un peu moins lisse que d’autres productions du même genre.

Neux

Le 1er ok ya le labyrinthe mais le ou es le labyrinthe ? C’est bidon aucun rapport et j’ai regardé les deux j’ai toujours rien compris à leurs histoires

Jo

S’il est aussi bon que le premier, cela promet suspens garanti

Ciné Phil à ses heures

Le premier avait le charme d’une série B sophistiquée, qui visait clairement le public ado, mais était tout à fait recommandable.