Tamara Drewe : Critique

Stéphane Argentin | 18 mai 2010
Stéphane Argentin | 18 mai 2010

Stephen Frears est un véritable touche-à-tout : biographie, western, thriller, comédie musicale, drame... films d'époque en costumes ou contemporains. Il faudra désormais rajouter à cette longue liste la comédie champêtre Tamara Drewe, adaptée du roman graphique éponyme : l'histoire d'un bled paumé du Royaume-Uni où différents écrivains (à succès ou non) viennent trouver la tranquillité rurale pour travailler. Mais la bourgade en question va rapidement voir son quotidien bouleversé par une série d'évènements.

 

 

 

Les trois intrigues principales du récit, parfaitement équilibrées et qui, bien entendu, convergeront à la fin, s'articulent autour du retour au pays d'une ancienne habitante du village (Gemma Arterton, toujours aussi rayonnante), d'un auteur à succès très volage (Roger Allam) et du batteur d'un groupe de rock très populaire (Dominic Cooper) et de deux groupies dont l'une à tendance nymphomane. Tout ce petit monde et leurs proches (amis, familles) va donner lieu à une succession quasi ininterrompue de situations croquignoles où le vaudeville (une scène de réconciliation entendue depuis les WC) côtoie le Z (une attaque de bovins) et où le recours aux ingrédients les plus communs (des œufs, de la pâte à tarte) font tout autant rire que l'emploi de technologies récentes (des emails qui vont foutre un bazar monstre). Devant la caméra de Stephen Frears et sur les compositions guillerettes d'Alexandre Desplat, tous les comédiens s'en donnent à cœur joie dans leurs rôles très clichés (le jardinier beau gosse, l'auteur à succès pédant, la rock star rebelle...). 

 

 

Résumé

À défaut d'être inoubliable, Tamara Drewe est une réjouissante grivoiserie champêtre qui saura agiter les zygomatiques du spectateur.

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