Dune : critique complètement épique

Alexandre Janowiak | 15 septembre 2021 - MAJ : 20/09/2021 14:05
Alexandre Janowiak | 15 septembre 2021 - MAJ : 20/09/2021 14:05

Après des reports incessants et une production bousculée par la Covid-19, Dune débarque enfin dans les salles en messie du cinéma, les cinéphiles attendant désespérément leur grand spectacle riche et intelligent. Après avoir révélé une vingtaine de minutes prometteuses, c'est sur le Lido de Venise que le blockbuster SF réalisé par Denis Villeneuve et adapté du cycle écrit par Frank Herbert s'est présenté au monde entier pour la première fois. Épopée salvatrice ou nouvel échec d'adaptation ?

Ce qui manque à Dune pour être un film (presque) parfait : on en parle ici.

LA MALÉDICTION DE DUNE

Nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents en voulant adapter Dune derrière la caméra, laissant même à penser que le roman écrit par Frank Herbert était maudit. Ainsi, Arthur P. JacobsAlejandro Jodorowsky puis Ridley Scott ont échoué un à un, avant que David Lynch réussisse à concrétiser le challenge. Malheureusement, son long-métrage est conspué par la presse et reçoit un accueil terrible au box-office, refermant pour plus de trente ans les portes d'Arrakis au cinéma (on évitera de parler de la série de 2000 dont personne ne se souvient).

 

 

Entendre alors en 2017 qu'un nouveau film était lancé par Warner et Legendary Pictures, avec l'excellent Denis Villeneuve (SicarioEnemy et surtout la suite Blade Runner 2049) aux commandes était plus qu'un nouvel espoir pour la communauté fan de l'épice et également les aficionados de science-fiction. Enfin, les progrès numériques pourraient probablement donner vie à l'univers foisonnant et complexe d'Herbert.

Après quatre ans d'une production mouvementée, l'équipe du film a tenu bon et Dune Part One (son titre officiel) est bel et bien réel. Pour éviter de faire durer le suspense plus longtemps, autant rassurer tout le monde en disant que Denis Villeneuve a réussi son pari haut la main malgré cette réputation de livre inadaptable.

 

 

Dune repose en effet sur un univers complexe, à l'intrigue simple en apparence et pourtant si riche, et disposant de si nombreuses particularités (la manière dont les pensées de chaque personnage sont transposées dans le récit, entre autres) que parvenir à n'en capter que la substantifique moelle était déjà un défi de taille. Judicieusement, le projet a donc tout de suite été annoncé comme un diptyque, permettant de mieux développer les personnages, d'éviter les raccourcis ennuyeux et finalement, de mieux honorer l'envergure du récit.

Impossible de savoir, à l'heure où cette critique est rédigée, si le deuxième opus arrivera un jour sur les écrans. Toutefois, le choix de Warner d'accompagner la titraille de Dune d'un discret Partie 1 laisse déjà un indice rassurant quant à la volonté du studio à ne pas stopper l'aventure en cours de route (et ce, quoiqu'il arrive). Il faut dire qu'il serait idiot de ne pas compléter l'oeuvre de Denis Villeneuve tant elle est tout ce dont le genre du blockbuster manquait ces dernières années.

 

Photo Timothée ChalametÀ genoux devant Denis Villeneuve

 

10191, SPICE ODYSSEY

Loin des simplistes Marvel et autres films super-héroïques, Dune est porté par une densité déboussolante. Avec subtilité, le scénario co-écrit par Eric RothJon Spaihts et Denis Villeneuve décrit à la fois les difficultés politiques d'un univers immense, tout en n'oubliant jamais de réfléchir à l'impact de l'Homme et sa façon de vivre avec ou contre l'environnement qui l'entoure. Des questionnements typiquement actuels (pour la partie écologique) qui donnent évidemment au récit une pertinence d'autant plus passionnante, dont la résonance vêtit les personnages d'un défi tout aussi grand (plus même) que le nôtre.

Toutefois, il aurait été bien futile de développer les sujets du roman culte si le scénario de Dune ne prenait pas la peine de présenter les spécificités des différentes Maisons, planètes et autres tribus. Et aussi fou que cela puisse paraître, c'est ici que repose l'un des coups de maître du long-métrage : cette facilité à contextualiser son univers.

Sans jamais tomber dans la voix-off redondante (sauf pour son prologue opportun), le long-métrage esquisse un peu plus sa rudesse au fur et à mesure des séquences : cours de Paul Atréides, discussion naturelle entre personnages, rencontres... Chaque seconde, le récit s'enrichit sans jamais cesser d'avancer. Sauf que son opulence est si grande qu'elle finit presque par devenir un vice.

 

photo, Rebecca Ferguson, Oscar IsaacDes dialogues simples, utiles et spontanés

 

C'est bien simple, le long-métrage n'omet quasiment aucune séquence majeure du premier livre du cycle de Dune (ou tout du moins, de ces deux premiers chapitres) et lui est presque trop fidèle, l'empêchant d'avoir pleinement sa personnalité. Mais plus encore, le long-métrage se veut un complément du bouquin. De fait, certaines scènes viennent s'ajouter au programme déjà très chargé de l'adaptation elle-même et si certains choix font mouche, d'autres sont quelque peu préjudiciables à la bonne compréhension des profanes de Dune.

Par exemple, si l'introduction plus fastueuse de la maison Atréides menée par le Duc Leto (parfait Oscar Isaac) sur la planète Caladan est seyante, l'absence quasi-totale de caractérisation du Docteur Yueh (Chang Chen) est malheureuse au vu de son rôle de tournant. La profusion de l'ensemble est d'ailleurs particulièrement déconcertante. Si c'est loin d'être un défaut réel (on ne va pas cracher sur un film aux enjeux complexes et à l'univers aussi riche, au contraire), en revanche, cela a un véritable impact sur le rythme du long-métrage.

Impossible de s'ennuyer devant les 2h35 de Dune, mais possible de ne pas tout assimiler quand on est novice de l'univers. Entre les visions de Paul, les coutumes Bene Gesserit, la prophétie Fremen et le bombardement d'action régulier, rares sont les moments où le spectateur peut reprendre son souffle pour mieux intérioriser et donc s'émouvoir. Un léger accro qui n'empêche toutefois pas le long-métrage de convaincre, et pas seulement à ce niveau.

 

photo, Jason MomoaJason envoie du pâté

 

BATTLESAND GALACTICA

En effet, en plus d'être conçu avec habileté, Dune est également un spectacle visuel et épique hors-norme. Difficile de dire quel est le dernier long-métrage à avoir réussi à transporter son auditoire avec une telle majesté. Ne se refusant pas quelques plans spatiaux somptueux après son ouverture sur les terres de Caladan, le long-métrage devient surtout une claque phénoménale dès qu'il vient se frotter aux étendues de sables d'Arrakis (le travail de Greig Fraser à la photo est précieux, même si parfois trop sombre). Avec un savoir-faire qui force le respect, Denis Villeneuve transforme alors les dunes en véritable océan de sables aux vagues poussiéreuses, danger de tous les instants.

Il faut dire qu'il est bien aidé par les effets spéciaux supervisés (entre autres) par Paul Lambert (oscarisé pour First Man - Le premier homme sur la Lune et Blade Runner 2049), capables de donner vie à n'importe quelle création de Herbert. Tout au long du film, rien ne déborde et il n'y a aucune trace de fonds verts mal calibrés ou CGI surdosés. De quoi transformer cette planète imaginaire en désert réaliste, palpable et inquiétant à bord des ornithoptères (quelle folie !) et faire des confrontations avec les redoutés Shai-Hulud (ou vers des sables) quelques-unes des plus belles scènes du film.

 

photo, Timothée ChalametUn Gom Jabbar comme on les aime

 

On se souviendra ainsi longtemps du sauvetage d'une chenille en perdition. Rappelant légèrement la séquence aquatique de Interstellarprobablement en partie à cause de (grâce à) la musique de Hans Zimmer (qui n'avait pas été aussi inspiré depuis le film SF de Christopher Nolan justement), elle confine à l'excellence à l'ère des blockbusters aux scènes d'action charcutées.

Orchestrée avec précision par Villeneuve, la scène s'intensifie grâce au montage minutieux de Joe Walker (fidèle du cinéaste depuis Sicario), parvenant à allier le danger de la situation, les visions de Paul et la découverte d'un nouveau monde (pour le spectateur et les personnages) sans jamais perdre en lisibilité et envergure. Le travail de Walker est d'ailleurs d'une complétude ahurissante durant tout le film (cette ingéniosité dans les montages parallèles, les juxtapositions réalité/vision...), et la maestria de cette séquence épique n'est pas une exception. Au contraire, chaque scène semble avoir reçu la même exigence.

Qu'ils répondent à un imaginaire de jeu vidéo, éclosent des lignes descriptives du livre ou convoquent des influences fantastiques voire extraterrestres (la manière dont Villeneuve filme les Bene Gesserit est tout bonnement fabuleuse), chaque costume, chaque pièce, chaque concept (le sound-design de la Voix ; les boucliers ; cette marche du sable chorégraphiée par Benjamin Millepied, rien que ça) bénéficient d'une précision et méticulosité tenant du parfait miracle.

 

photoLes passages dans le désert sont les plus impressionnants

 

STAR TROOPERS

Reste alors un point à aborder, et non des moindres pour une adaptation de roman : le casting. Beaucoup s'inquiétaient de voir Timothée Chalamet enfiler le costume de Paul Atréides. N'en déplaise à ses détracteurs, le jeune comédien est parfait dans le rôle de cet héritier idéaliste, poussé par une aspiration messianique dont il ne comprend pas encore tout à fait les enjeux et conséquences, et assurément, son personnage en sortira grandi, si suite il y a.

Pour le reste, on peut regretter de ne pas voir beaucoup Dave Bautista en Glossu Rabban et Stephen McKinley Henderson en Thufir Hawat, ou de constater à quel point Piter de Vries (David Dastmalchian) est inexistant (entend-on seulement son nom ?), mais une chose est sûre, aucun acteur ou actrice n'a été mal choisi.

Josh Brolin est parfait en Gurney, Jason Momoa ne fait qu'un avec la puissance de Duncan Idaho tout comme Javier Bardem avec la sagesse de Stilgar. À côté, Oscar Isaac excelle encore dans la sobriété, la noblesse et l'humanisme de Leto Atreides, Sharon Duncan-Brewster reprend avec efficacité le flambeau de Liet Kynes quand Charlotte Rampling hypnotise en Révérende Mère et Zendaya foudroie de son charme les visions de Paul en Chani, non sans une certaine espièglerie.

 

photo, Timothée Chalamet, Rebecca FergusonUn duo parfait

 

Outre Paul, deux personnages se distinguent plus que les autres dans ce Dune Part One. D'abord, Stellan Skarsgård en Baron Vladimir Harkonnen. Si son temps de présence est assez faible (à l'image du bouquin), chacune de ses apparitions marque la rétine de par son physique hideux et surtout son charisme rappelant par intermittence un colonel Kurtz d'Apocalypse Now dont la boue des jungles vietnamiennes aurait fini par faire corps avec sa peau.

Mais c'est surtout Rebecca Ferguson en Lady Jessica qui retient l'attention. En plus de former un duo magnifique avec Chalamet, elle vient apporter une vraie dimension à son personnage. Conservant bien des secrets et sachant bien des choses inaccessibles aux autres de par son éducation Bene Gesserit, elle est assurément l'un des personnages les plus passionnants du premier roman. La comédienne suédoise parvient à habiter la délicatesse de cette mère aimante angoissée tout en lui octroyant une force guerrière (surnaturelle) savamment dissimulée derrière sa beauté et son élégance pour se prémunir de l'avenir.

De quoi présager d'un grand et beau Dune Part Two si l'avenir nous l'accorde. En tout cas, il était probablement impossible de faire mieux pour espérer l'obtenir.

 

Affiche US

Résumé

Dune n'est pas parfait et souffre notamment d'un trop-plein de rythme, mais c'est bien le grand spectacle précieux espéré, devenu si rare aujourd'hui. Une adaptation de l'épopée d'Herbert savamment conçue et pensée, à la densité impressionnante et folle visuellement.

Autre avis Geoffrey Crété
Dune n'est que le début d'un grand voyage, et c'est à la fois son atout et sa limite. Mais même si le film s'enlise dans des problèmes de narration difficiles à éviter, et étouffe un peu l'émotion en cours de route, il s'impose comme un décollage magique et hautement cinématographique.
Autre avis Mathieu Jaborska
Villeneuve et ses coscénaristes adaptent si scrupuleusement l'univers d'Herbert qu'ils accouchent d'un récit programmatique et aussi aride que les déserts d'Arrakis. Mais l'ampleur indéniable du long-métrage, l'un des plus spectaculaires de ces dernières années, lui octroie sa force de frappe thématique.
Autre avis Simon Riaux
Quand il doit filmer le sable ou les perspectives industrieuses de civilisations mortifères, Villeneuve s'allie efficacement au texte de Herbert. Dommage que sa mise en scène et son montage demeurent toujours aussi déficients dès lors qu'il faut raconter quelque chose et quelque chose avec des personnages.
Autre avis Arnold Petit
Dune promet un voyage fascinant au sein d'une fresque épique et singulière, mais même si l'esthétique épurée et les cadres de Denis Villeneuve génèrent un spectacle ahurissant, la richesse et l'émotion se perdent au milieu d'un récit trop dense, trop froid.
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Lecteurs

(3.9)

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commentaires
Simon Riaux - Rédaction
22/09/2021 à 12:38

@sylvinception

2021 : sylvinception conserve ses fixettes, mais ne sait toujours pas lire.

sylvinception
22/09/2021 à 12:37

2021 : Simon Riaux ne peut toujours pas blairer Denis Villeneuve.

Comme dirait le regretté Pierre Desproges : "Étonnant, non ?"

polo
21/09/2021 à 19:09

Un bon film, 3,5/5

Un spectacle grandiose avec des décors et des costumes sublimes. Des effets spéciaux au top ou on ne peut (enfin) clairement plus distinguer qu'il ne s'agit que de modélisation 3D au contraire des derniers star wars ou des marvel pour lesquels je ne comprends pas qu'on arrive des coûts de production aussi élevés pour des résultats aussi mauvais, à la limite du dessin animé.

On peut par contre se plaindre du minimalisme général, que ce soit au niveau des décors mais aussi dans les scènes. On ressent un manque d'intensité surtout quand on connait l'oeuvre d'Herbert.
!SPOILER! Le pire a été pour moi la très mauvaise retranscription à l'écran du gom jabbar par Villeneuve. Je ne suis vraiment pas sûr que quelqu'un qui n'a pas lu le livre se doute de la souffrance que ressent Paul au moment où il a la main dans la boite. Limite on dirait qu'au pire la matriarche lui pince la peau hahaha C'était mieux retranscrit dans la version de Lynch. !FIN SPOILER!
Et même si pour moi cette scène est la pire, on ressent ça un peu trop souvent pour pas mal de scènes du film.. Les combats corps-à-corps ne sont pas toujours super bons. Bon après c'est sûr que tu as vu Shang Chi quelques temps avant, tu ne peux être que déçu par des acteurs Européens de ce côté là. Par contre très bonne retranscription des pouvoirs bene gesserit, sûrement ce qui m'a donné le plus d'excitation notamment le début du gom jabbar et dans l'ornithoptère

La critique a déjà été faite mais les Harkonnen sont trop lisses et propres bien que le baron reste quand même impressionnant. Peut-être qu'il aurait fallu un acteur lui-même un peu dégueulasse dans la vie pour retranscrire plus fidèlement le baron Harkonnen (même si Skarsgard s'en sort déjà bien). Je sais pas moi... Depardieu? XD

Bref bon film, qui a manqué de peu d'être très bon voir excellent, dommage.

jo63
21/09/2021 à 10:00

très déçu ,des personnages lisses il n'y a qu'un rôle qui sort du lot celui de dame Jessica,du "copié collé" avec certaines scènes de Lynch, où est le baron ? LE MAL incarné ? Et Duncan ? avec ses faux airs de steven Seagal...Non dècidement je reste fidèle aux livres...

Rozo
20/09/2021 à 19:56

J'avais lu la saga Dune il y a un long moment déjà.
J'avais vu le premier opus décevant.
Je viens de voir la réalisation de Villeneuve et je suis conquis. Il a maitrisé son sujet avec sobriété. Peut-être un oxymore un minimalisme grandiose. Je n'en dirai pas plus. J'attends la seconde partie avec impatience. Si elle sort.
Une remarque cependant, suis-je le seul ?, Lorsque Leto Atréides est amené au baron harkonnen et placé semi allongé on dirait la photo du Che mort...ceci n'engage que moi.
Bon film.

Frank
20/09/2021 à 07:26

La densité psychologique, philosophique et politique du livre apparaît assez peu. Reste l'action (moyenne), les décors (bof) et les acteurs en deça des personnages du livre .

Quidam
19/09/2021 à 23:23

Adaptation en effet assez fidèle, mais un peu superficielle. C'est un spectacle visuel évident auquel manque cependant la profondeur poétique du livre. Probablement, l'enchaînement des tableaux et des scènes d'action laissent peu de place aux réflexions et à la philosophie, pourtant omniprésentes dans l’œuvre d'Herbert. Même les visions de Paul n'ont pas la grandeur et l'intensité qu'on y trouve. Peut-être ne faut-il pas en demander plus à un film et ne pas bouder son plaisir... Le jeu des acteurs, heureusement, sensible et suggestif, comble en partie les défauts du scénario.

Kyle Reese
19/09/2021 à 15:30

J'en ressors. Absolument sublime. Une leçon de cinéma à tout point de vue.
Pour moi qui ai lu les livres dans ma jeunesse ce film correspond bien plus aux images que j'ai pu avoir en le lisant que celui bizarroïde de Lynch que j'aime pourtant bien.
Dune est une véritable œuvre picturale esthétique sans pareille. Dune prend vie, enfin.
Villeneuve s'est un peu le mix de Scott et de Lean, j'ai rarement autant frissonné aux cinémas ces dernières années. Et même si je connais bien l'histoire et du coup n'ai pas eu les surprises que les novices pourront avoir, la beauté des images emporte tout. C'est somptueux. Le casting est parfait, je ne comprend pas les critiques sur Chalamet il est parfait dans le rôle comme quasiment tous les acteurs. Rampling est née pour ce rôle. Oscar Isac est le duc et Rebecca Ferguson est tout simplement magnifique comme à chaque fois même dans des films moyens (Reminiscence). Zimmer s'est surpassé une nouvelle fois.
Voilà je ne vais pas m'éterniser plus longtemps car je suis aux anges j'en ai pris plein la vue..
Une expérience "perfectly splendid" dans une grande salle 4k dolby atmos .
Véritablement le film de l'année. Je suis presque à crier au chef d’œuvre mais je me retiens car je pense devoir aller le revoir une deuxième fois. Villeneuve doit absolument pouvoir faire la suite. Il faut aire un triomphe à son talent. On a ... j'ai besoin de films de cette trempe. N'attendez plus, allez le voir, vos yeux vous dirons merci.

C'est le même effet, mais en bleu
18/09/2021 à 11:25

Déçu car j'ai eu l'impression de voir un remake de la version de 1984 (mêmes scènes, parfois mêmes textes...). La palette de couleur est en effet très limitée (lin sombre ou lin clair...). Chalamet s'en tire bien (finalement). Découvrant cet univers, il est le guide du film.

Couenne de fromage fondue
17/09/2021 à 20:20

Oui la maîtrise technique est là, les seconds rôles sont épatants, et quel plaisir visuel d'avoir filmé dans de vrais décors (me rappelant les premiers Star Wars), la musique et les SFX sont également brillants.
Mais alors, ce qui ne passe vraiment pas c'est le petit bout de femme toute chétive qui joue le rôle du prince !! Pour un prince qui s'entraîne depuis son enfance avec de rudes maîtres d'armes, son look de mannequin sous-vide liposucé ressemblant à un enfant de 8 ans me pose un réel problème d'identification au personnage, je n'y crois pas un instant, je reste meme à l'extérieur du personnage, j'avais l'impression qu'une coiffeuse allait sortir du placard pour lui refaire son brushing.. Par contre, lui semble avoir très envie de ce personnage féminin qu'il voit en rêves lors de séquences publicitaires un peu saoulantes, n'apportant pas grand chose au récit. Les Harkonnen sont bien trop lisses également, je ne les ai pas trouvé assez hideux ; la trahison du docteur manque de puissance tragique, c'est un moment clef de la chute de la dynastie Atréides. La furtivité des Fremens est bien rendue par contre, leur traitement est très réussi.
Au final, je ne vois pas où est le trop plein d'actions, et je trouve que le film souffre de quelques longueurs, le fait de ne pas ressentir la chaleur suffocante de la planète me gêne aussi, en cause un traitement visuel à la Blade Runner 2049 voulant créer l'illusion d'une déshumanisation, alors que je pense qu'il fallait qu'on ressente cette chaleur..
Bref un 7/10 gentil pour moi.

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