Justice League : critique du Snyder Cut sans spoilers

Geoffrey Crété | 16 mars 2021 - MAJ : 01/04/2021 03:18
Geoffrey Crété | 16 mars 2021 - MAJ : 01/04/2021 03:18

En novembre 2017, il y avait Justice League au cinéma, officiellement réalisé par Zack Snyder, mais en réalité réécrit et remonté par le studio Warner Bros. et Joss Whedon. À la clé, un désastre financier, vu les enjeux. En mars 2021, il y a Zack Snyder's Justice League, director's cut miraculeux né grâce à l'enthousiasme des fans, la persévérance du cinéaste et la naissance de HBO Max, plateforme de SVoD de Warner. Discuté, teasé, fantasmé depuis des années, le Snyder Cut est disponible en achat digital dès le 18 mars, et en location à partir du 31 en France. Après de premières critiques mitigées, l'heure du verdict est arrivée.

Retrouvez la critique sans spoilers en vidéo par ici.

LE CRÉPUSCULE DE LA JUSTICE

Deux heures pour la version cinéma, quatre heures pour le Snyder Cut (découpé en six parties, plus un épilogue) : Justice League déborde sans surprise de scènes rajoutées, rallongées, modifiées, remontées, et bien sûr retirées. Beaucoup de mauvaises choses ont été coupées, beaucoup de scènes attendues (et vues dans la promo en 2017) sont revenues, et beaucoup d'éléments nouveaux rectifient le tir dans l'intrigue. De quoi transformer un film médiocre en grande réussite ? Non.

 

 

Zack Snyder et le studio n'ont pourtant pas lésiné sur les moyens pour recoller les morceaux (70 millions pour reprendre la post-production et tourner quelques nouvelles scènes, sur un budget estimé à 300 millions pour la version cinéma). Mais Zack Snyder's Justice League garde les cicatrices d'une bataille perdue d'avance, et d'une défaite programmée. Entre le projet d'origine d'un Justice League en deux parties, et l'ambition affichée dans le Snyder Cut d'un univers étendu rangé depuis au placard, cette version longue devrait donner autant de raisons de se réjouir que de se lamenter.

 

photo, Henry Cavill, Ray Fisher, Jason Momoa, Ben Affleck, Gal GadotJustice League of Legends

 

Car tout n'a pas été sauvé dans le chantier de cette version longue, qui restera comme un cas d'école. L'intrigue des Boîtes-mères reste très plate, malgré un Steppenwolf moins transparent et débilos. Le scénario ne brille toujours pas par sa subtilité, malgré pas mal de problèmes réglés. Les personnages sont globalement sous-exploités, même si la réparation de Cyborg rééquilibre les choses. La direction artistique a été harmonisée, mais il y a des effets visuels et choix musicaux qui laissent songeurs. Il y a moins d'humour et plus de gravité, mais il y a encore des moments qui prêtent à sourire ou lever les yeux au ciel.

Zack Snyder's Justice League est-il moins pire, ou véritablement mieux que Justice League version cinéma ? C'est la question qui plane sur ces quatre longues heures, et pas sûr que la réponse soit celle espérée.

 

Photo Gal Gadot, Ben Affleck, Ezra Miller, Ray Fisher, Zack Snyder's Justice LeagueDéfi : trouver une scène intacte

 

CRI DU CŒUR

Zack Snyder's Justice League démarre sur un cri de douleur qui résonne à travers la planète : celui de Superman à la fin de Batman v Superman : L’Aube de la justice. Cette vague donne la première note mélancolique d'un film qui, cette fois, assume plus simplement la noirceur de la situation. L'Homme d'Acier a disparu et avec lui, une certaine idée de l'espoir s'est envolée. Ce désespoir ronge Lois et Martha, motive Bruce à réparer ses erreurs, et ouvre une brèche pour Steppenwolf : sans kryptonien à l'horizon, sans union entre les peuples et les héros, l'émissaire de Darkseid a un boulevard pour terrasser la Terre.

 

 

Dans les meilleurs moments, Zack Snyder s'attarde sur la tristesse de ce monde. Dans un simple effet de montage qui relie un chant islandais mélancolique à un silence de Martha, ou dans un frisson collectif lorsque le plan des méchants touche à sa funeste fin, il installe un univers entier, et connecte des points un peu partout sur le globe pour créer une symphonie entre ces personnages, humains ou surhumains. C'est la solitude qui les relie (ils sont tous orphelins ou presque, au fond), et c'est elle qui doit être vaincue pour affronter Steppenwolf (les inévitables tensions dans le groupe, malheureusement à peine plus creusées ici).

Si la durée de ce Snyder Cut pourra largement être remise en question, elle permet ainsi une chose trop rare dans ce type de programme : s'arrêter sur des regards et des visages, pour laisser un peu d'espace aux silences.

 

photoSur la tombe de la version cinéma

 

Au jeu des bonus, Cyborg est évidemment le grand gagnant de la version longue. De carrosserie de luxe encombrante, il passe à personnage à part entière, avec un passé, un présent et un futur contrarié. Au-delà du flashback attendu sur le terrain de football sous la neige, Victor Stone gagne une dimension humaine grâce à sa rage et sa douleur. L'étendue dangereuse de ses pouvoirs est explicitée, tout comme sa relation avec son père.

Et Silas Stone, incarné par Joe Morton, est largement remis sur le devant de la scène dans le Snyder Cut : le père du héros a un rôle majeur dans l'intrigue, ce qui permet de rectifier au moins une aberration de la version cinéma.

Steppenwolf est l'autre vainqueur de la version longue. Le vilain n'a pas simplement gagné un relooking ferrailleux pour habiller sa tronche de cake à moitié cuit (qui reste bien là) : il a désormais une identité, et une autre dimension que celle du guignol de série B, avec même quelques babioles pour avoir plus de caractère. L'oncle de Darkseid dans les comics est encore trop générique pour marquer les mémoires, mais il a au moins une raison d'exister dans Justice League. Il gagne des motivations plus personnelles (qui passent largement par des conférences Zoom avec la dimension des enfers), et a droit à un climax digne de ce nom pour remplacer l'odieux sketch de la version cinéma.

 

photoStep up pour Steppenwolf

 

Du côté des héros Batman, Wonder Woman et Aquaman, rien de très notable hormis quelques répliques nouvelles. Flash a droit à des changements plus notables, et pas juste avec le personnage d'Iris, interprété par Kiersey Clemons : pas mal de petites choses qui accentuaient son inexpérience ont été retirées, et surtout il a un rôle différent dans plusieurs moments-clés.

Superman, lui, devra se contenter d'un lissage. Hormis son joli costume noir, le super-héros reste en arrière-plan, et bénéficie surtout de quelques mauvaises scènes en moins. Plus sobre, plus simple, plus efficace.

 

photo, Gal GadotNe faites pas attention à moi, ça va

 

L'HISTOIRE SANS FINESSE

Mais même rafistolé avec des rustines de tous les côtés, le scénario reste un problème. Cette histoire de Boîtes-mères que les héros doivent protéger, et que les méchants doivent voler, avance sur un chemin trop classique et tranquille pour réellement emballer. Malgré quelques gros changements et ajouts (notamment dans le climax), cette partie de l'aventure reste la moins excitante. La formule a les mêmes limites qu'avec Avengers : Infinity War (les gentils veulent protéger les Pierres d'infinité, Thanos veut les récupérer).

Entre ces étapes, Zack Snyder empile les scènes autour des héros : Aquaman célébré par la population locale, Barry qui sauve Iris, Mera qui se défend bien contre Steppenwolf, ou encore l'apparition d'un autre super-héros classique de DC. Mais trop souvent, il y a la sensation que tout ça ne sert pas le film dans sa globalité. Comme si ces parties étaient d'abord des bonus et des cadeaux (plus d'action, plus sur les personnages, plus de visions apocalyptiques), avant d'être les parties d'un récit.

 

photoQuand l'instit part dans un monologue de 12 minutes

 

Zack Snyder abuse en plus des flashbacks, posés comme de gros pavés dans le film. Un long cours d'histoire de Diana à Bruce avec une voix off théâtrale, un long flashback sur le passé de Victor et un autre sur les origines d'une Boîte-mère offrent une foule de détails et d'images fortes, mais sans toujours servir le dessein global. Que le film montre deux accidents de voiture, aussi ordinaires l'un que l'autre, donne l'impression que les parties ont été collées les unes après les autres, et rien de plus.

Ce sentiment de non-harmonie est accentué (ou assumé) par le découpage en chapitre, mais aussi par l'humour. Car Joss Whedon ou pas, Justice League a une part de légèreté particulièrement lourde. Barry qui va déposer un CV et récupère une saucisse en plein moment héroïque, Bruce qui frôle la main de Diana en prenant la souris de son super-ordi, Alfred qui panique en voyant Diana se préparer un thé, le scientifique qui raconte une blague sur son érection le soir du bal de promo, sans oublier un paquet de répliques gardées de la version cinéma (notamment avec Flash) : la drôlerie est en place, souvent pour le pire - et parfois dans des endroits inattendus, comme avec un placement de produit Mercedes quasi parodique.

Enfin, le film n'évite pas les pires écueils du genre. Plusieurs personnages ont des problèmes avec papa ou maman lourdement explicités pour leur donner un peu de consistances, et beaucoup de scènes sont écrites à la truelle (notamment la niaiserie de Wonder Woman et la colère "Fuck the world" de Cyborg). Réécrit ou pas, Justice League reste globalement dans le moyen.

 

photo, Ezra MillerOops, I mdr again

 

SNYDER UNCUT

L'intro de Superman filmée au téléphone et de Batman qui attire des parademons, Aquaman assis sur le lasso de Wonder Woman, la famille russe à sauver, le concours entre Flash et Superman... Le Snyder Cut a mis a la poubelle beaucoup d'éléments de la version cinéma, et c'est naturellement un grand ménage au profit de la vraie star : Zack Snyder.

Les ralentis, la photographie, les couleurs, et parfois la musique (même si cette facette est la moins excitante) : absolument tout est mis au service d'une iconisation extrême, avec un surdécoupage qui cherche constamment à mettre en lumière les costumes, les coups, les armes, et les étincelles super-héroïques. Pour les réfractaires au style Snyder, ce sera certainement un peu un cauchemar. Pour les autres, un orgasme. Entre les deux, c'est mi-figue mi-raisin.

Le réalisateur de Watchmen et Man of Steel n'a jamais eu un tel terrain de jeu, avec tant d'argent, tant de liberté (4 heures, Rated R), tant de temps, tant de soutien des fans, et paradoxalement si peu d'enjeux. Il a répété que c'était son chant du cygne chez DC, que Warner n'avait pas (encore) l'intention de poursuivre les plans de sa trilogie, mais ce n'est aucunement une prison : jusqu'à l'ultime seconde, il déballe tous ses jouets et les met en scène avec une joie évidente. Plus besoin de penser aux lendemains, donc tout est possible. Zack Snyder aime et rêve les comics, et ce Zack Snyder's Justice League a des allures de bouquet final.

 

photo, Zack Snyder's Justice League, Henry CavillNe regarde plus jamais ma moustache

 

Mais comme la marque de fabrique de Snyder est d'abord visuelle (et musicale, comme rappelé dans quelques séquences), il y a un grand paradoxe : ce Snyder Cut n'est pas si éloigné que ça de la version cinéma tant détestée. Il y a certes des ajouts de tous les côtés, et parfois conséquents, mais rien qui ne bouscule profondément l'intrigue et la trajectoire des héros.

Plus qu'une vision totalement différente de Justice League, c'est une version alternative et longue du même film, avec tout le positif et le négatif que ça implique. Le positif, parce qu'il y a plus d'espace laissé aux personnages sinon écrasés par l'action, et beaucoup plus de cadeaux pour les fans. Et le négatif, car le montage aurait clairement pu être raccourci, pour éviter une sensation de bricolage de scènes coupées et rallongées.

C'est d'autant plus problématique que beaucoup de choses sont étalées et étirées, sauf les plus importantes dans cette histoire. Notamment l'absence puis la résurrection de Superman, qui restent expédiées quasiment à la même vitesse que dans la version cinéma. C'est donc l'émotion qui manque à ce Zack Snyder's Justice League, et l'empêche de réellement décoller.

 

photoWonder Ralenti

 

LA SUITE PAS DANS LE PROCHAIN ÉPISODE

Sans suite à l'horizon, Zack Snyder's Justice League peut-il être autre chose qu'un grand exercice de frustration ? Si le film parvient plus ou moins à refermer quelques portes (Bruce évoque le Knightmare, histoire de), l'épilogue de 20 minutes est une autre affaire.

Zack Snyder avait déjà annoncé le retour du Joker de Jared Leto, et la présence de Martian Manhunter (incarné par Harry Lennix), personnage iconique des comics popularisé par la série animée La Ligue des justiciers. Ce ne sont pas les seules surprises de cette fin sous forme de très longue scène post-générique, qui continue un des axes de Batman v Superman et Justice League. Vous ne verrez jamais la suite de la trilogie ? Tant pis, voici quand même les miettes de quelques plans.

 

photo, Jared LetoEt la suite ? Joker

 

C'est certainement le plus gros coup de poker de Zack Snyder's Justice League, entre prise d'otage parfaite (nul doute que la communauté qui a soutenu ce Snyder Cut demandera la suite) et cadeau ultime aux fans. La fin n'est pas une fin, et laisse tellement de portes ouvertes que le dossier Snyder Cut ne sera pas classé de sitôt.

Mais à ce stade, les jeux sont déjà faits : l'épilogue comblera les conquis, et désespèrera les exaspérés. Tous les curseurs Snyder ont été poussés au maximum dans cette version longue, de la première à la dernière image, et la balle retombe finalement dans le camp du public. Ainsi, Zack Snyder's Justice League n'est pas la fin d'une bataille, qui permet de regarder l'avenir d'un oeil serein : c'est un coup d'épée qui rouvre la plaie du DCEU, et achève d'en faire un cas d'école incroyable.

Zack Snyder's Justice League est disponible en achat digital dès le 18 mars et en location à partir du 31 mars en France

 

affiche internationale

Résumé

Difficile de juger Zack Snyder's Justice League, étroitement lié à la catastrophe de la version cinéma et aux plans (a priori) abandonnés de trilogie. Zack Snyder assume ces problèmes et paradoxes dans un feu d'artifice de quatre heures, où il grille toutes ses cartouches avec la joie du désespoir. C'est trop long et bordélique pour vraiment marcher, l'émotion est toujours très maigre, mais c'est suffisamment fou et étrange pour valoir le détour. Même si ça ressemble plus à une longue version alternative du même film qu'à une vision totalement différente.

Autre avis Simon Riaux
Quand un réalisateur filme de la même manière un dieu et un placement de produit, il n'y a plus grand-chose à attendre du "spectacle" qu'il propose, dont l'incohérence globale le dispute à une technique en déroute. Zack Snyder's Justice League est un ratage absurde, que ne rattrape jamais le motif obsessionnel du deuil qui l'habite.
Autre avis Alexandre Janowiak
Zack Snyder's Justice League a encore de nombreux problèmes (l'humour lourd, des CGI pas finalisés) et s'en rajoute d'autres (son épilogue) mais cette fresque super-héroïque a tellement plus d'ampleur que la version cinéma, le récit est tellement plus cohérent et le climax plus impactant que ce Snyder Cut valait la peine.
Autre avis Arnold Petit
Ressuscité tel Superman, le Zack Snyder's Justice League ne pouvait de toute façon pas être pire que celui sorti en 2017, mais ne s'apparente qu'à une version améliorée, aussi réjouissante que décevante. Néanmoins, la sincérité et la générosité qui s'en dégage comblera n'importe quel fan de DC qui attendait enfin de voir ce spectacle démesuré.
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Lecteurs

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commentaires
shiner
01/04/2021 à 17:10

film moyen moins et alors que j'aime beaucoup la filmo et le style Snyder,je trouve qu'il se rate beaucoup sur ce film.Trop de ralentis inutiles qui donnent parfois l'impression de n'etre la que pour rallonger la durée du film et qui n'apportent rien a part casser le rythme d'une scene(alors que ZS maitrise bien cet artifice habituellement),dommage! Ensuite si la forme est largement ameliorée avec la camera de Snyder,le fond est toujours aussi faible et insipide.Si on doit comparer avec la 1ere version celle ci est bien evidement meilleure(arc cyborg qui apporte un vrai plus et steppenwolf qui en plus d'avoir un peu de fond a plus de presence et donne enfin l'impression de violence qui lui faisait defaut)meme si je trouve que malgré 4h de film il y a moins de connivences bonnes ou mauvaises entre les heros,un comble!Donc film oubliable et beaucoup de bruits pour pas grand chose.

Rodolph Laurent_84998
01/04/2021 à 08:49

Perso je n'ai pas vu passer les 4h du film la ou la version ciné m'a parue interminable
Donc revi de ce snyder cut. Pas culte mais bon film

Mickey69
29/03/2021 à 11:46

Vous devriez retourner voir Tenet, mais en le regardant à l'envers (la fin devenant le début du film pour ceux qui n'ont pas compris),et à la vitesse de 3/8ème.. non mais !

Dordo
28/03/2021 à 15:50

Les films de Zack Snyder ou l’impression de regarder un trailer de 2 heures !

Xbad
28/03/2021 à 14:05

Vu hier, j'ai adoré ! L'histoire se comprend bien mieux je trouve et les antagonistes sont hyper charismatiques. Les scènes d'action, et surtout le climax, sont vraiment bonnes. Cyborg a enfin un vrai rôle et maintenant j'espère une suite, car la fin est dingue

Graine lanterne
25/03/2021 à 20:30

Merci pour le job !
J’annonce : Le film 2021

Laissons faire les enragés, ils n’ont rien à se mettre sous la dent.

J’aurais vraiment apprécié voir ce spectacle sur grand écran.
Bien sûr des défauts, mais quasi 4h qui donne l’impression d’en regarder la moitié... je pardonne

et le son ! J’imagine en Atmos ou Auro 3D.

A voir point barre.

Snake
25/03/2021 à 16:51

Le comic book movie ultime, d'une échelle et d'une puissance à couper le souffle. Zack Snyder nous sert une épopée épique sans concession s'appuyant sur une déflagration visuelle et musicale rarement vue. Après les fresques MoS et BvS, le maitre impose une fois de plus sa vision du dieu parmi les hommes dans une fresque d'une rare richesse et maitrise. Si vous êtes fans de DC Comics, vous n'aurez jamais rien vu de tel jusque-là.

9/10

RaphT
24/03/2021 à 20:25

Terminé en plusieurs fois, probablement comme d'autres personnes.
4 heures, vites passées. J'aime bien le découpage.

Style Snyder à faire bander, si on aime... ce qui est mon cas. Au début, ça m'a presque fait penser à 300. Les ralentis, contrairement à d'autres, ne me gênent pas. Bullet time © Matrix, j'aime ça, pour souligner l'instant présent, l'action, etc. Par contre, il y a quelques loupés comme des cheveux qui bougent naturellement façon ventilateur alors qu'on est au ralenti, marrant. Bon, ce n'est pas trop grave.

Je ne partage pas grand chose de la critique d'E.L., mais c'est le jeu, sauf un point : ça manque un poil d'enjeux au global. Mais in fine, Zack nous tient par les burnes. C'est couillu, ça en veut, c'est viril. Film de sup héros à l'opposé de Marvel. Tant mieux, pas envie de (re)voir ce qui s'est déjà fait. Un même un p'tit goût de revenez-y.

La fin annonce une suite, et n'en doutez pas, il y aura bien une suite, eu égard au succès du film en VOD (HBO), et ce, malgré sa dispo sur les réseaux non officiels (aka "sucette").
C'est con, en ces temps de Covid, ça gâche tout. Avec le recul, il serait sorti au ciné, j'aurai foncé - certainement comme d'autres, même avec les 4 heures.

Le 4/3 : 90% du temps, on s'y fait. Mais 10% du temps restant, bordel, on est sur un block buster, quand Zack filme à l'américaine les personnages (coupés à la taille ou même plus haut), on se sent furieusement à l'étroit (à mon goût). Sur les plans larges, ça passe à peu près. Mais on sent que le regard est bloqué à gauche/droite par le 4/3 (16/9 plus naturel).
Je suis prêt à parier que le coquin va nous faire une ressortie DVD/BR spéciale édition au format 16/9. Là j'achète direct. Il ira rejoindre BvsS DoJ...

Bilan : 8/10
Passé un très bon moment, on ne s'ennuie clairement pas.

Pog
23/03/2021 à 11:55

@Tracer

Et réduire la pensée d'une personne à 3 lignes en marge d'une critique, alors qu'il y a genre 1h de vidéo plus haut où on peut entendre l'avis de Simon...

Tracer
23/03/2021 à 11:47

Réduire 4 heures de film à un plan de placement de produit de 4 seconde prouve qu'en dehors des jeu de mots pourri , monsieur Simon Riaux prends plaisir à ce mettre à dos tout le monde avec des critiques bidons et qui non enfaite aucun sens et aucun argument valable juste pour faire l'intéressant ... Lui qui réclament qu'on l'insulte lui et sa maman à chaque vidéo résume une passion pour la soumission voir le sadomasochisme ... Simon n'oubliez pas qu'on ne mélange jamais plaisir et travail c'est po bien . Je fais exprès d'être méchant pour recevoir un max d'insulte et je me masturbe dessus le soir en les lisant .

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