La Bête : un carton Netflix qui cartonne les méchants

Simon Riaux | 1 décembre 2020 - MAJ : 02/12/2020 10:10
Simon Riaux | 1 décembre 2020 - MAJ : 02/12/2020 10:10

Depuis Taken, les personnages de vieux loups de mer rangés des voitures, mais toujours partant pour casser des bouches se sont multipliés sur les écrans. Avec son vétéran prêt à retourner l’Italie pour mettre la main sur sa fille kidnappée, La Bête s’inscrit en grande partie dans cette mouvance, sans inventivité, mais avec un certain talent. 

TAKEN DI PASTA 

Si la production italienne n’est plus que le vestige de sa gloire passée, elle demeure historiquement une des grandes terres du cinéma de genre et du polar en particulier. Par conséquent, avec son récit de vendetta opposant un vétéran au bord de la crise de nerfs, dealers énervés et proxénètes scabreux, on se prend à rêver une résurrection du poliziottesco, ou néo-polar italien. Mais La Bête ne cherche pas tant son inspiration du côté de Milan Calibre 9 que de l’actioner américain contemporain. C’est peut-être la raison pour laquelle le film s’attarde un peu trop sur la famille de son héros, ou sur son trauma fondateur.  

En effet, dans le portrait de cet homme en rupture de ban, prêt à tout pour récupérer une môme enlevée par des vilains pas beaux, tout en luttant avec le souvenir d’une boucherie afghane, on retrouve les fondamentaux du petit John Cena illustré plus que la noirceur européenne d’un Melville ou d’un Fernando Di Leo. Il ne faudra donc attendre de ce récit ponctué de coups de boules aucune forme d’originalité, ou de personnalité, pour espérer qu’il tienne ses promesses en termes de bourre-pif. 

 

photo, Fabrizio GifuniUn homme qui parle avec les mains

 

HIT ME ONE MORE TIME 

Et en la matière, le réalisateur Ludovico Di Martino fait preuve d’un savoir-faire appréciable. Sans jamais chercher à révolutionner la recette du film d’action buriné à base de centrifugeuse à mornifles, on le sent toujours attentif à capturer l’action aussi simplement qu’efficacement. Ne jouant jamais l’épate inutile, et ne nous abrutissant jamais d’esbroufe dispensable, il demeure rivé au corps imposant de son interprète Fabrizio Gifuni. Les confrontations sont brèves, lisibles, toujours intenses, et dégagent une brutalité toujours en adéquation avec l’atmosphère brute du récit. 

À ce titre, celui qui prête ses traits à La Bête du titre est pour beaucoup dans la modeste réussite de l’ensemble. Entre le menhir et l’ours réveillé en pleine hibernation, il habite le cadre d’une présence évidente, qui nous laisse avides de le voir décoller des châtaignes à chaque plan. Enfin, la mise en scène et le scénario préfèrent le traiter comme un boulet de démolition perdu dans une jungle urbaine dense plutôt qu’un super justicier. D’où un sentiment de décalage, voire de désespoir, très cinégénique dans certaines scènes d’action, comme lors d’une baston sèche (mais salissante), suivie d’une poursuite maline dans un chantier naval.

La Bête est disponible sur Netflix depuis le 27 novembre 2020

 

photo, Fabrizio Gifuni

Résumé

Simple et efficace comme un coup de marteau en travers de la tronche, La Bête ne révolutionne rien et ne surprend jamais, mais déroule son programme musclé avec un savoir-faire bien réel.

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Lecteurs

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commentaires

Yani
04/12/2020 à 14:47

Le film est plus que bête

Ika-ika
04/12/2020 à 12:22

On n'a pas dû voir le même film... Jeu d'acteur médiocre (fiston à l'air lobotomisé, mère sans aucune émotion, "méchants" stéréotypés au possible, commissaire digne d'un épisode Derrick), dialogues à pleurer (sans compter les loooongs silences entre 2 phrases qui, pourraient raccourcir le film d'une bonne moitié s'ils étaient moins longs). Le look et le visage buriné du "héros" auraient pu présager mieux.... beaucoup mieux. Bref, 90 minutes de perdu.

SK
02/12/2020 à 19:56

Avez-vous vraiment vu ce film ? Le comparer à Taken ?
Pas de scénario, jeu d’acteurs plus que moyen, pas d’intrigue...
C’est une daube sans intérêt...

Cinégood
02/12/2020 à 11:58

Un beau cadre, une belle photo, un comédien charismatique, un rebondissement sympa vers la première 1/2h, la tout fin est émouvante, voilà pour le positif.

Le reste est lourd et daté comme les flashbacks. Quand aux scènes d'action, si la poursuite en voiture passe encore, le combat dans l'escalier est d'une lenteur difficilement crédible, quand à l'autre dans l'atelier elle souffre d'un manque d'imagination total. Pourquoi ne se servent-ils pas de ce qu'ils ont à porté de main pour faire une séquence sympa ? (Sans aller dans du Jackie Chan !) ça aurait pu être bien dur et avoir de la gueule (genre la caisse à outil métallique dans la tronche) Je parle même pas du combat final sur le toit, totalement bâclé.

Si vous voulez du véritable vigilante (bien au-dessus de Taken), Death Sentence est ce qu'il s'est fait de mieux depuis... 13 ans !

ken
02/12/2020 à 00:21

vraiment nul sauf pour le charisme de l'acteur principal ya que sa qui sauve un peux le film

Rty
01/12/2020 à 20:54

On est bien loin de Taken... C'est long et niveau action vraiment bof... Les chorégraphies sont pas terribles, ça ressemble à du catch tellement c'est du "cinéma". L'acteur se "bat" sans aucun style, très lourdeau, ça ressemble à rien et ça n'est pas intéressant à regarder... Liam Neeson est bien plus crédible, les scènes de combat aussi, car ici c'est vraiment ennuyeux, des coups par ci par là en grognant comme un ours.
J'ai voulu le regarder car j'aime ce genre de film et j'ai vu qu'il est était numéro 1 aujourd'hui... Perte de temps.
On ne s'attache à aucun personnage, ce qui est plutôt compliqué pour avoir envie de regarder... Puis qu'est ce que c'est long...

Fitamine
01/12/2020 à 19:20

Du sous taken ,mou du genou ,j'ai pas vue de bete plutot un loser qui se fait retamé a chaque fois ,film super null

old
01/12/2020 à 18:21

Vous êtes bien indulgent, du Netflix bas de gamme quoi… heu du Netflix pardon

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