Colette : critique Chéri

Simon Riaux | 15 janvier 2019
Simon Riaux | 15 janvier 2019

Wash Westmoreland avait été remarqué en 2015 avec Still Alice, drame dans lequel Julianne Moore affrontait les ravages de la maladie d’Alzheimer. Son nouveau film se consacre encore à une figure féminine forte, mais autrement plus positive : celle de la romancière Colette incarnée par Keira Knightley.

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CLAUDINE POWER

Toutefois, ce n’est pas tant à l’écrivaine que s’intéresse le réalisateur, qu’à la femme, puisque ce biopic ne traite pas à proprement parler de la carrière qui en fera une des artistes françaises les plus adulées des lettres françaises, et du XXe siècle. Le récit qui nous intéresse s’articule donc autour de son mariage avec Willy, romancier dont elle rédigera les plus grands succès, puis son émancipation, aussi bien humaine, qu’artistique et sexuelle.

Un programme dans l’air du temps mais copieux, qui trouve d’excellents supports à travers le casting du film, intégralement impeccable. Keira Knightley et Dominic West forment un couple passionnant. Amants, partenaires, concurrents, chaque facette de leurs rapports vient renouveler les enjeux du récit et dévoile des trésors de subtilité dans le jeu des deux comédiens.

 

photo, Keira Knightley Keira Knightley

 

Si Knightley et West sont pour beaucoup dans le plaisir pris devant ce Colette, ils ne sont pas seuls à donner chair au récit. Denise Gough apporte un contrepoint passionnant aux velléités de contrôle du personnage de West, tandis que le film sait aussi manier un certain érotisme un peu désuet, mais par endroit charmant, lorsqu’il traite de l’attirance de son personnage féminin principal pour celui incarné par Eleanor Tomlinson.

 

FEMMES DES ANNÉES 20

Au-delà de son interprétation, Colette sait aussi faire preuve d’une modernité inattendue dans l’écriture et la description de certains de ses seconds rôles. Là où on pouvait redouter que la biographie ronronne doucement dans des décors poussiéreux, le film étonne régulièrement par la finesse et l’actualité avec laquelle il aborde la question du genre, intrinsèquement liée aux transgressions de l’artiste et à l’actualité qu’accompagne le film.

 

photo, Dominic West Dominic West

 

Toutefois, cette précision et cette addition de bonnes volontés ne suffisent pas à faire de Colette le grand film auquel il aspire. La faute à une mise en scène tantôt anodine, tantôt sur-signifiante. Certes, Westmoreland est précis, sait composer un récit qui se suit sans déplaisir, mais il y a dans sa farouche volonté de tout expliciter, de tout verbaliser, une forme de simplisme qui confine le métrage à un rôle de bel objet, un peu trop poli pour émouvoir.

Dès lors, le film passe à côté du trouble et de la charge sexuelle qu'appellent tous ses personnages à cor et à cri et se transforme en petit précis des années folles, dont il livre une reconstitution fastueuse, qui pourra satisfaire les spectateurs désireux de passer un moment confortable dans cet univers rêvé. Un peu à la manière d'un bain chaud, qui tiédirait trop vite.

 

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Résumé

Plaisamment interprété et riche de thématiques pertinentes, ce biopic appliqué souffre néanmoins d'une reconstitution un peu figée.

commentaires

corleone
16/01/2019 à 09:36

Papier vague, creux et tournant autour du pot comme d'hab.

Simon Riaux - Rédaction
15/01/2019 à 16:23

@Han Hulé

On détermine qui écrit dessus, et c'est parti mon kiki.

Han Hulé
15/01/2019 à 16:21

où est la critique ?

Simon Riaux - Rédaction
15/01/2019 à 15:53

@Han Hulé

Le con.
C'est le Eastwood, il m'a tout perturbé.

Han Hulé
15/01/2019 à 15:40

Simon, vous n'avez pas compris la vanne...
Sinon, y a la BA de Spidey qui a débarqué...

Simon Riaux - Rédaction
15/01/2019 à 15:37

@Han Hulé

Et des films, manifestement.

Han Hulé
15/01/2019 à 15:11

Keira Knightley ou l'actrice la plus fadasse du monde. Rien que de voir sa tronche, j'ai envie de la claquer...Elle dégage absolument rien et c'est sans doute pourquoi elle fait de la pub pour du parfum.

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