Black Panther : critique blackout

Geoffrey Crété | 6 février 2018 - MAJ : 07/09/2019 23:33
Geoffrey Crété | 6 février 2018 - MAJ : 07/09/2019 23:33

Avant Avengers : Infinity War, il y a Black Panther de Ryan Coogler, première aventure solo du super-héros incarné par Chadwick Boseman. Après son apparition dans Captain America : Civil War, T'Challa de Wakanda débarque donc dans un film très attendu, notamment pour le symbole qu'il sera dans le contexte social et politique de 2018 aux Etats-Unis. Et le rendez-vous semble plus que manqué.

MÉTAL NOIR

DC a marqué un point avec Wonder Woman, leur premier film de super-héroïne, réalisé par une femme, dont le succès phénoménal en salles résonne encore aujourd'hui. En face, Marvel a enfin décidé de dégaîner Captain Marvel (prévu pour 2019), mais a orchestré un autre coup : Black Panther, premier super-héros noir du MCU, avec un réalisateur noir (Ryan Coogler) et un casting dans le même sens. Comme Wonder Woman, la panthère noire vit d'ailleurs derrière un champ d'invisibilité, qui sert autant à protéger son monde qu'à disparaître aux yeux des autres.

Apparu pour la première fois dans Captain America : Civil War, le prince T'Challa incarné par Chadwick Boseman a donc droit à son tour à une origin story, qui lève le voile sur le mystérieux royaume du Wakanda, gardé secret depuis des siècles en Afrique grâce au fameux vibranium (le métal utilisé pour créer le bouclier de Captain America), qui a permis à son peuple de créer toutes sortes de technologiques incroyables.

Black Panther serait donc un événement sur le papier, une date dans l'histoire moderne du super-héros, et la dernière étape avant la sortie d'Avengers : Infinity War en avril prochain. Mais c'est surtout l'un des films les plus ratés de l'univers Marvel.

 

Photo Chadwick BosemanNoir c'est noir

 

LA PANTHÈRE RONFLE

Black Panther donne la désagréable impression d'un produit vieillot et vide, particulièrement laid et mou, et d'une ringardise navrante. Après les trips spatiaux des Gardiens de la Galaxie Vol. 2 et Thor : Ragnarok, la renaissance teen movie de Spider-Man : Homecoming et les dimensions magiques de Doctor Strange, le film de Ryan Coogler renvoie aux heures les plus sombres du MCU. A une époque où, par excès de confiance ou pur cynisme même pas camouflé derrière un bel emballage, des Iron Man 2 ou Thor : Le monde des ténèbres arrivaient.

La première aventure de la panthère noire est l'un des Marvel les plus soporifiques, et la pire origin story d'un univers de plus en plus grand. Ici, il n'y a même pas le second degré d'un Thor ou d'un Ant-Man, ou l'ambition visuelle d'un Doctor Strange, pour masquer les limites d'un scénario calibré à l'extrême, qui ressemble à un interminable (2h30) couloir de dialogues et péripéties téléphonés. Il n'y a qu'une vilaine entreprise très fragile, qui ne trouve à aucun moment son identité entre le pseudo-discours politique, l'univers coloré et magique, l'aspect guerrier, et la naissance d'un super-héros voué à devenir une pièce importante des Avengers.

 

Photo Chadwick BosemanChadwick Boseman, maillon faible du MCU ?

 

Il y a en revanche une poignée de scènes d'action aussi laides que peu inventives, avec des images de synthèse très mal gérées, des chorégraphies trop classiques et un manque d'imagination désolant vu que le Wakanda est doté d'une technologie de pure science-fiction. Il y a des personnages désincarnés, du T'Challa monolithique aux figures parentales grotesques, en passant par des seconds rôles sous-écrits au point d'être régulièrement rangés au niveau des figurants. Il y a des acteurs embarrassants (Chadwick Boseman, Forest Whitaker) ou embarrassés, peu servis par une écriture d'une platitude affolante.

Même l'humour, pièce maîtresse de la formule Marvel et éternelle bouée de sauvetage des films, est un échec spectaculaire. En abaissant ce curseur pour laisser la place au super-héros politisé, puisque noir, le film se retrouve à ouvrir les vannes lors de courtes parenthèses parfaitement artificielles, notamment avec la pauvre Letitia Wright qui incarne la version Wakanda du M de James Bond. Au détour d'un gros plan sur des orteils, d'un gag en pleine bataille ou d'une réplique censée humaniser le héros, la gêne est réelle.

 

Photo Lupita Nyong'o, Danai GuriraDanai Gurira (à gauche) tire son épingle du jeu

 

LES GRIFFES DE L'ENNUI 

Autre problème : le discours qui se veut sérieux de Black Panther. S'il est évident que l'intrigue tente de mettre en scène de manière simplette une double vision du monde tendance Martin Luther King et Malcolm X, le point de vue est à la fois grossier et étrangement confus. Killmonger est présenté comme un homme blessé, rejété par sa communauté après que son père ait été tué par son oncle, et qui souhaite partager la richesse du Wakanda avec le reste du monde. Parce qu'il a grandi aux Etats-Unis après avoir été délaissé dans un quartier défavorisé, il a développé une soif de justice et un désir d'aider les plus démunis avec la puissance de son pays - lequel est parfaitement replié sur lui-même.

La gentille (et finalement insignifiante) Nakia (Lupita Nyong'o), celle que T'Challa aime, tient le même discours noble au début du film. Il faudra donc que Killmonger, incarné par Michael B. Jordan, vire au méchant destructeur en deux scènes excessives, avec l'habituel plan de domination du monde, pour rentrer dans les clous. Ou comment transformer un discours intéressant sur la lutte des classes et l'interventionnisme, en programme de blockbuster ordinaire. 

 

Photo Michael B. JordanUn antagoniste moins vide que d'habitude, au début du moins

 

D'autant que le spectacle est si peu assuré que le spectateur aura tout le loisir de somnoler ou s'interroger sur ce machin sans saveur. Black Panther a beau avoir un arsenal technologiquement fou, il n'y aura qu'une version high-tech du pilotage à distance ou quelques secousses supersoniques pour agrémenter les poursuites. Présenté comme un lieu extraordinaire, le Wakanda se résumera à quelques plans très larges sur les immeubles de la ville, un rail de métro moderne, des fleurs fluorescentes ou quelques rhinocéros sortis de l'esprit de Guy Ritchie.

Le climax du film, sur une grande pelouse décorée d'un morceau de béton et trois rochers, est à ce titre parmi les plus mous du MCU. Malgré la magie et la technologie omniprésentes, l'univers de Black Panther n'est pas palpable et manque cruellement d'imagination.

Sur cette triste et monotone scène de théâtre, seuls Andy Serkis et Danai Gurira parviennent à exister. Le maître de la performance capture incarne avec un plaisir régressif et communicatif ce grand méchant de comics, qui apporte sans mal quelques couleurs aux scènes. Et en générale de la garde royale, l'actrice de The Walking Dead tire son épingle du jeu grâce à un beau charisme, qui apporte notamment à ses scènes d'action une dimension plus bestiale et guerrière bienvenue. En quelques scènes, côté action ou humour (lors de l'amusante scène du casino), elle brille. De très maigres éléments qui ne peuvent sauver Black Panther de son statut à peu près instantané de joli ratage industriel.

 

Affiche

Résumé

Ennuyeux, plombé par un manque d'imagination, une intrigue molle et de vilaines images de synthèse, Black Panther est probablement l'un des pires Marvel depuis belle lurette.

commentaires

Flo
31/01/2020 à 13:16

Alors c’est quoi Black Panther ? La Marvel Way, c’est à dire (pour les comics d’origine) prendre une contenance typée et/ou sociale pour mieux faire de l’action/aventure différente, plus exotique, où les archétypes habituels y sont moins centraux qu’à l’accoutumé (c’est pas le blanc Tarzan quoi)…
Pour, par la suite, y traiter vraiment de cette contenance sociale par des biais allégoriques. C’est de l’entrisme au sein d’une machine commerciale en gros…

Pour le cinéma, idem, mais en suivant donc un chemin déjà bien balisé avant par ailleurs. On peut certes parler de « Roi Lion » avec des humains, ou se rappeler du précurseur Blade (plus super anti-héroïque en fait) ou même du pauvre Steel…
Mais surtout, d’une flopée de thèmes que Marvel, quel que soit le studio, a traité depuis X-Men 1.
Ainsi, dans l’opposition symboliques de Forces entre 2 antagonistes ayant chacun de bonnes raisons de faire ce qu’il font, au delà du Bien et du Mal, T’Challa (Chadwick Boseman) a tout à voir avec Martin Luther King, comme jadis Charles Xavier. Main tendue mais plus réactif, bienveillant mais plus tonique… et quand même, avec cette même petite frustration d’y avoir un personnage bien trop vertueux, voir même trop naïf et isolationniste à certains moments. Certes, il est très fort, très très cool et classe, surtout en costume… il a de bons gadgets, confirmant le lien avec James Bond précisé par la prod (ce que Nolan avait lui même fait avec son Batman – ce n’est que thématique donc)… Mais comme le film se passe dans la continuité directe de Captain America Civil War, où le personnage arrivait au bout de son arc narratif en renonçant à la vengeance « déesse dévorante »… ici on n’a plus le même effet que lorsqu’on se disait à chacune de ses apparitions millimétrées « mais c’est qui ce mec? il est génial! » – au moins se console-t-on d’avoir un personnage titre très positif, et ne pas tomber dans le cliché de l’Homme Noir traqué ou en colère. Mais pas non plus le Roi confronté à des décisions difficiles et impitoyables qu’il faut quand même prendre pour l’intérêt de la Nation. Comme il est à peu près dit « pour un homme ayant bon coeur, il est difficile d’être Roi ». Ça sera une autre fois…
Et ainsi, la Force contraire, évitant ce fameux cliché de l’Homme Noir, plus pro-active mais alimentée par une blessure et une rage profonde – Malcolm X/Magnéto donc – revenant à Erik Killmonger… et c’est alors lui qui récupère au passage tout le charisme qu’avait T’Challa dans CapCW, tout le coté « mais c’est qui ce mec?!!… » Aussi féroce que dans les comics mais en moins unidimensionnel, il met en lumière toute la souffrance d’un peuple parmi ceux qui n’ont pas été privilégiés, mais abandonnés et brutalisés par l’inconfort et la haine. La justesse de l’interprétation de Michael B. Jordan, tout en gardant un pur caractère de super vilain un peu over the top, en fait quasiment le vrai héros dramatique du film, celui qui permet au brave de T’Challa d’exister pleinement dans sa position idéologique… « Celui qu’il aurait pu devenir… ou qu’il risque de devenir un jour »…
Et leur combat final sur les rails d’un train futuriste de raisonner étonnement, si l’on se dit que les ancêtres des acteurs ont peut-être posés des rails aux USA… Comme un passage de relai d’une époque à une autre.

À ça s’ajoute la thématique des fautes des pères, qui rejaillissent sur les enfants et au delà, ceux-ci étant condamnés à n’être que symboles de blessures ou d’espoir, cela dépendant de leur libre arbitre. Le Hulk de Ang Lee, les Iron Man et un peu les Thor, Ant-Man et GotGv2 l’ont aussi traité.
De même que l’idée d’une grande Force Armée dont les bases sont en partie mensongères, gangrénée de l’intérieur, qu’ont retrouve dans quasi tous les Marvel Studios (de l’armée US à Kamar Taj en passant par Asgard… et même les Vengeurs).

Le film avance, et là on tombe très vite dans un cast secondaire le plus Féministe jamais vu dans ce genre de prod. Pas des « Bond Girls », mais différentes facettes héroïques et courageuses de la Femme:
– Nakia (Lupita Nyong’o) en héroïne libre et socio-active, la version positive d’un Killmonger, dominant elle aussi T’Challa. Et donc plus qu’une fiancée potentielle pour lui (d’autant qu’il s’agit d’une ex, leur histoire commune étant passée), mais une « porte » vers le progressisme;
– Okoye (Danai Gurira) troque le sabre et les dreadlocks de Michonne pour la lance et la boule à zéro, et s’impose comme une Force patriotique invincible, mais qui ça et là n’a pas oublié d’avoir un coeur;
– Ramonda (Angela Bassett) étant une facette de dignité et de sagesse, classique… mais qui avec ces dreadlocks blancs, exauce ainsi le vieux fantasme du Fanboy de la voir jouer… Tornade des X-Men ????
– Shuri (Letitia Wrigh) représentant la jeunesse moderne et geek, personnage le plus Marvelien par sa bonne humeur hyper active, donc celle qui parle le plus aux enfants et (pré-)ados de maintenant. À quand un combo avec Peter Parker ?

On continue encore, et le film de mettre beaucoup de temps à présenter l’univers du Wakanda en diverses vignettes, souvent répétitive, dans un style de mise en scène qui reste bien souvent mécanique, à base d’alternance de plan-séquences (le générique présentant la légende du Wakanda n’a rien à redire face à celui du Choc des Titans de 2010) ou de sur-découpages souvent brouillons dans l’action, de photographie neutre pour mieux être homogène… c’est un fait: toutes les péripéties y sont prévisibles, sans que ce soit mauvais pour autant. Comme il faudrait le dire plus souvent, il s’agit bien plus de limites dans un exercice imposé, pour ne pas dévier du sujet et trahir ce qui n’a pas besoin d’être amélioré dès son exposition initiale… mais plus tard oui, ce qui est aussi explicitement dit par Shuri d’ailleurs (« Ce n’est pas parce que quelque chose marche qu’il ne peut pas être amélioré »).
D’autant que tous ces blockbusters n’existent vraiment qu’en creux, entre les lignes. Et Ryan Coogler est celui qui a le plus de choses à dire sur ce sujet, tout comme il avait « parasité le Rockyverse » pour parler de la rage interne noire, d’où quelle vienne et où quelle aille. Ainsi que de l’identité des fils par rapport aux pères, d’où le « qui es tu ? » qui conclu le film (mais sans réponse pour nous spectateurs).

Ça n’empêche pas d’attendre une heure 10 pour que le film effectue sa bascule « Killpanther », la course poursuite des héros avec Klaue et un Andy Serkis se régalant comme un fou à le jouer devant plus à un Jack Kirby dans son coté ultra débridé.
Et que parmi les seconds rôles, le rythme du film va en privilégier certains plus que d’autres.
Ainsi on peut peiner un peu à comprendre l’évolution brusque de W’Kabi (Daniel Kaluuya) sans assez de scènes autour de lui. À moins de mettre en perspective le fait qu’il soit le commandant d’une patrouille des frontières, et ce que cela génère comme réactions dans l’Amérique de Trump, le concept de « Mur » revenant à intervalles réguliers dans le film.
Tout comme Everett K. Ross ne symbolise pas vraiment le regard occidental sur l’Afrique, Martin Freeman le jouant sur sa partition habituelle de Watson (ex militaire) et Bilbon (observateur assez indirect);
Forest fait son Whitaker dans le rôle de Zuri (observez son frémissement de joue!), et retrouve en plus, presque 20 ans plus tard, son partenaire de Ghost Dog, Isaac de Bankolé (ce look!);
Bonne surprise de retrouver Sterling K. Brown en N’Jobu. Dont l’ultime scène, émouvante et dénuée de remords moralisateurs, est assez belle et forte;
Et chapeau bas à Winston Duke et l’équipe du film pour la représentation de M’Baku, personnage ultra casse-gueule. Déjà parce qu’avec son totem étant le singe… et avec cette scène Hallucinante où lui et sa tribu interrompent Ross en faisant des « Hou Hou Hou ! »… Dur de ne pas tomber dans un gros cliché rabaissant, surtout que comme dans les comics, il n’est pas très… « subtil », on dira. Mais avec assez de dignité dans sa personnalité, ça passe très bien, Ouf !

Bien sûr, avec peu de place accordée au peuple wakandais, car tout ici se passe seulement au niveau des castes un peu plus supérieures…
avec des enjeux ratant leur place intimiste – s’il est le plus auto-contenu des Marvel Studios jamais fait, au final il faudra bien encore « sauver le Monde », enfin en quelque sorte…
avec donc toutes ces limites inhérentes au genre (et encore, ce Marvel là, il aurait pu vraiment avoir 10 ou 20 minutes de plus sans problème, pour une fois)…
Black Panther, et donc Marvel, réussissent à nouveau faire ce que qui est une profession de Foi du Cinéma. À savoir que Tout y à déjà été fait, dans tous les sens, presque plus rien ne peut y être inventé… Alors le mieux (surtout avec des rythmes de prods accélérés pour pérenniser le statut du Studio), c’est de reprendre ce qui est déjà bien connu, et d’en changer juste le type de personnages et d’environnement. Et ainsi, c’est là que la Nouveauté Totale s’installe, mais peu à peu…

Ce qui nous amène à ce que le film lui-même peut générer: plus de blockbuster action/SF communautaires ? Avec beaucoup qui n’y réussiront pas faute d’enthousiasme réel…
Mais surtout, espérons une suite plus forte encore, et vitale ne serait-ce que pour une symbolique générale de plus en plus sacrée à conserver, pour le Bien de notre Monde. Et à faire découvrir… Car…

« Wakanda, Forever !!! »

Elo&Julien
08/02/2019 à 11:53

Ravis de voir une critique qui "critique" Black Panther et qui ne se contente pas de glorifier un film "juste" parce qu'il y a des acteurs afro-américains dans l'univers Marvel.
Non, le film est franchement raté. Cela n'a rien à voir avec la couleur de sa distribution, ou la couleur de son réalisateur... (je n'arrive pas à croire que les gens puissent penser que parce que nous estimons ce film raté alors cela fait de nous des racistes....?!?!? Quel raccourci stupide...)
Le film aurait été réalisé par un blanc, cela ne changerait pas le résultat : scénario trop faible, SFX ratés, scènes de combats molles, personnages caricaturaux...
Avec mon conjoint nous avons passé les 2/3 du film a regarder nos montres et à nous demander si l'on devait également sortir de la salle...
Je préciserai que pour moi le scénario est COPIER COLLER au Roi Lion !! Personne ne semble l'avoir remarqué ??? Le gentil papa meurt, la famille/meute est meurtrie, le fils prodigue qui doit justifier et reconquérir sa personnalité de futur roi, le méchant membre de la famille qui veut prendre le trône, les anciens qui sont mêmes transformés en panthères dans la nuit étoilée....ah oui et on fini aussi sur un joli coucher de soleil type Disney !! Ne me dites pas que ce n'est pas Le Roi Lion, non ??
Bref grande déception pour un Marvel qu'on attendait tous avec envie, la promesse d'une super histoire pour un héros qui était grandement attendu :(

Elvis
07/02/2019 à 15:11

Les références à la culture africaine ?lol .ce film est un film royaliste, à gerber .manque de classe ,manque d'action, manque d enjeu. Mais le pire ,c est que critiques et spectateurs ont kiffé .mais cela me prouve qu aujourd hui, il suffit de bien marketter ,pour faire des entrées. Ce film mérite 2/ 10 .excusez mais moi je suiis cinefil, j ai du goût .ce film peiy plaire aux 6 /14 ans facilement inpresdionnable .ça tombe bien c est le public visé

Elvis
07/02/2019 à 15:04

C est un film vraiment nul .quel pays fonctionne encore comme cela ?le fils succède au été et ainsi de suite ? Un pays qui se suffit ,très égoïste. L'ingénieur des technologies à 25 ans ?quand black panther perd son duel ,au mon dieu, tout le monde tire la gueule .si il gagne alors la tout va bien. Le wakanda ?La grosse blague .et l action ?pfff .Je me rappelle plus d une seule scène. À gerber

Geoffrey Crété - Rédaction
05/02/2019 à 20:56

@Antoine Back

Ca peut sembler fou, mais en réalité on a vu le film, et on ne l'a pas aimé. C'est aussi simple et ordinaire que ça : on a des avis différents.
En espérant cordialement que vous saurez intégrer cette ça dans votre réflexion et rapport au cinéma.

Antoine Back
05/02/2019 à 20:45

Vous crachez sur ce film juste parce que le réalisateur et les acteurs sont noirs? Ou c'est simplement car vous ne l'avez pas vu? Profitez simplement de l'instant, d'un beau film, que ce soit graphiquement et dans le scénario.
Vous savez le but du MCU c'est de donner espoir aux gens, de sortir du quotidien, de faire rêver.
Cassez pas ces rêves je vous en prie...
Très peu cordialement,
Antoine back

gnagna
19/05/2018 à 14:35

Pour moi le film est mauvais, à commencer par son rôle-titre. Les exécutifs ont dû sentir le symbole politique qu'il y avait à proposer un super-héros noir, du coup il en ont fait un héros trop lisse, trop gentil, trop propret... bref chiant.
Le méchant est intéressant, mais son plan aurait dû être plus avancé. Voir les populations "laissées de côté" des pays développés se révolter et soutenus par un pays puissant, ça a de la gueule (mais ça génère un positionnement qui ne s'accorde pas vraiment aux canons de Marvel et à sa politique de neutralité), et ça aurait nécessité un second film.
Le Wakanda enfin me pose problème; on en parle comme d'un pays sur-développé, mais au final tout ce qu'on en voit (à part une barrière magique et des plans larges) c'est un amoncellement de prototypes entreposés dans un laboratoire secret, digne de James Bond. Le Wakanda est en avance depuis l'aube des temps mais il a fallu attendre notre époque qu'une scientifique crée le métro... Enfin que dire de la bataille finale, où une tribu restée à l'écart et à l'âge de pierre fait la différence dans une guerre civile d'un pays aussi développé... tout cela est incohérent avec le postulat de base ("le Wakanda est un pays resté caché et sur-technologique"). J'aurais préféré voir en quoi ce développement était profitable à la population locale, mais ça aurait nécessité beaucoup plus d'imagination.
Et comme les moments d'actions sont mauvais (la bataille finale sur un gazon lisse et une pierre, wouah), ça ne rachète pas.
Au final BP souffre de son manque total d'imagination, alors que le terrain était justement propice (sur le papier le Wakanda c'est intéressant et ça permet d'imaginer beaucoup de choses). Vraiment, pour moi l'un des pires Marvel.

Moi
12/05/2018 à 20:48

Critique bien trop sévère. Ce film est loin d'être une calamité. Iron man 2 et les 2 premiers Thor le sont. Celui ci n'est absolument pas à ce niveau.

Baneath88
02/04/2018 à 10:43

C'est curieux. J'ai l'impression qu'une partie du monde traverse une phase d'hallucination concernant Black Panther, néanmoins je vous trouve encore trop indulgent avec le film. Personnellement, j'y ai vu peut être la pire proposition de Marvel depuis 2008. Pourtant - et curieusement - l'intrigue n'est pas réellement en cause. D'accord, elle n'a rien d'original mais rien de particulièrement honteux non plus. Non, ce qui cloche, c'est un cumul de mauvaises décisions particulièrement problématiques. D'une part, le film est esthétiquement laid (les SFX sont particulièrement bâclés au point d'en devenir risibles). Les acteurs sont complètement à la ramasse (Chadwick Boseman insipide, Forest Whitaker ou Andy Serkis aux fraises). Le personnage de Michael B.Jordan a le mérite de proposer un bad guy plus intéressant qu'à l'accoutumée, mais il est sabordé avec une futilité crasseuse. Malgré le symbole, établir une analogie entre Martin Luther King/Malcolm X et Black Panther/Killmonger me semble même carrément insultant pour les icônes historiques. Pas sûr qu'ils se seraient sentis honorés par un Wakanda présenté en système féodal dont les principales traditions tribales participent à donner une vision particulièrement dégradante de ses personnages.
Il est particulièrement désespérant de voir qu'un film de ce type soit présenté comme le "renouveau" de Marvel quand on reproduit encore la même formule et propose un produit encore plus désincarné que d'habitude en se parant d'un opportunisme aussi outrancier.

Ghosta
16/03/2018 à 19:09

Correction importante, il ne s'agit pas du 1er heros "BLACK" mais du 1er hero Africain... pas afro-américain ou noir.
c'est fou comme ce film divise on passe du très bon a la daube sans nom. ça prouve que les gouts et les couleurs ne se discute pas mais au bout d'un moment il faut arrêter de dire que ce film va provoquer des appel au meute de blancs qui ont critiqués le film.
ça reste un film un divertissement et moi le film m'a bien diverti... un peu aussi grâce a la diversité inversé.

Plus

votre commentaire