La Casa de papel sur Netflix : l'équipe de la série raconte l'éprouvant tournage de la saison 5

Mathias Penguilly | 5 septembre 2021 - MAJ : 05/09/2021 10:50
Mathias Penguilly | 5 septembre 2021 - MAJ : 05/09/2021 10:50

ATTENTION SPOILERS DANS LA 2E PARTIE DE L'ARTICLE.

Pas évident de dire adieu à la série qui a fait de vous une star mondiale. Les acteurs de la Casa de papel sont déjà nostalgique de cette époque.

S'il fallait donner quelques chiffres, La Casa de papel c'est cinq saisons, une quarantaine d'épisodes et des millions de spectateurs dans le monde entier. Produit par la chaîne privée espagnole Antena 3, la série a fait le tour du monde grâce à sa diffusion sur Netflix dès le mois de décembre 2017. La cinquième et dernière partie de la série a été divisée en deux salves de cinq épisodes. Les cinq premiers sont disponibles sur Netflix depuis le 3 septembre 2021 et déjà, les acteurs s'expriment sur ce nouveau chapitre qui s'achève.

 

Photo Úrsula CorberóPour réussir sa fin, il faudra viser juste

 

Dans le cadre d'une interview avec le magazine américain Collider, les acteurs de la série ont partagé leurs émotions, à commencer par José Manuel Poga (Cesar Gandia, chef de la sécurité de la banque d'Espagne), qui promet une fin satisfaisante :

"J'étais excité de découvrir la fin, comme tous les spectateurs j'imagine. Si vous êtes fans de Game of Thrones ou de Breaking Bad, on se sent un peu anxieux à l'idée de voir la fin, mais on a hâte. Je me souviens quand j'ai lu le scénario, j'étais nerveux et en même temps, j'avais confiance parce que l'équipe est une machine bien huilée [...]. Je pense que la fin sera à la hauteur des attentes."

L'interprète de Tokyo, l'actrice Úrsula Corberó, a eu une réaction beaucoup plus émotionnelle :

"J'ai pleuré", avoue-t-elle, "je suis une vraie pleureuse. Je me souviens d'avoir envoyé une photo de moi en pleurs à Álex Pina [le créateur de la série], et pas seulement parce que c'était la dernière intrigue, mais surtout parce que c'était le dernier scénario. J'ai été mélancolique pendant des jours en pensant que ça y est, on termine un cycle."

ATTENTION GROS SPOILERS CI-DESSOUS !

 

Photo José Manuel PogaGandia, prêt à se débarrasser de cette bande de voyous

 

Et pour cause, cette dernière saison est particulièrement tragique pour la tendre Tokyo, qui se sacrifie pour ses coéquipiers à la fin de cette première partie. Plutôt que de s'épancher sur la mort du personnage, l'actrice préfère parler de la place qu'elle occupe dans cette saison et de la manière dont les scénaristes ont voulu creuser son histoire antérieure au braquage :

"C'était incroyable, je dois le dire. J'ai pu retrouver les décors et les costumes du premier jour de tournage. J'étais mélancolique et j'ai eu l'impression de remonter le temps, et en même temps, c'était une expérience plaisante. Je pense que ça donne au spectateur, une opportunité supplémentaire d'être empathique vis-à-vis de Tokyo, de comprendre son histoire, son passé et pourquoi elle semble fière de faire les erreurs qu'elle fait.

En tout cas, j'étais ravie de faire tomber la vieille combi rouge. C'était sympa d'avoir une jolie tenue pour une fois."

 

Photo Úrsula CorberóRévérence d'une anti-héroïne

 

La mort de Tokyo va certainement troubler de nombreux spectateurs et l'actrice elle-même a avoué qu'il lui avait fallu un moment avant d'intégrer la disparition de son personnage. Cinq épisodes avant la fin de la série, on peut se demander comment va se clore la série culte. S'achemine-t-on vers une apothéose grandiose ou vers une fin décevante à la Dexter ou à la manière des Les Soprano ? Une chose est certaine, cette première partie de saison 5 va profondément diviser le public (chez nous, à Ecran Large, on est partagés).

 

 

 

 

 

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commentaires
Alyon
06/09/2021 à 09:57

Décevante à la manière des Soprano ??? Une fin de série qui laisse sans voix quelques minutes je ne sais pas si on peut parler de déception pour cette série incroyable. Et puis pour cet acteur citer Breaking Bad ... au secours! Peut on éviter de nos jours de tout mettre au même niveau ? Ca ne boxe pas du tout dans la même catégories.

Morcar
06/09/2021 à 09:27

Citer "Game of Thrones" et "Breaking Bad" comme si "La Casa de Papel" se hissait au même niveau, il fallait oser quand même ! Cet acteur ne semble pas avoir conscience de la différence de niveau entre ces séries.

Comme "Prison Break" à l'époque, j'ai continué de suivre "La Casa de Papel", mais plus comme on suit un nanar qu'autre chose. La première saison (parties 1 et 2) était déjà trop rocambolesque sur la fin, et trop tirée en longueur, mais alors la suite... On pensait avoir tout vu avec l'opération de chirurgiens professionnels dans la précédente salve, mais là on a même carrément le droit SPOILER à un accouchement dans une cave sordide.

La bande de braqueurs fait de plus en plus amateur, ce qui rend la police espagnole de plus en plus ridicule tant elle peine face à eux. Et ce chef des opérations tellement pourri prêt à tuer des otages ou espérant la mort de l'un d'eux pour atteindre son objectif. On n'oserait même pas pousser le curseur aussi loin avec un méchant, et là il est dans le camp de la police.

Blake
05/09/2021 à 19:10

Le personnage dont on parle en spoiler dans la seconde partie de cet article n'a rien de charismatique et est particulièrement agaçant depuis le début de la série (que je ne regardé plus depuis la fin de la saison 3 faute d'intérêt). A l'exception de son physique mis en valeur par les réalisateurs de cette série surestimée, ce personnage est d'un creux abyssal. Enfin c'est mon opinion. Difficile de croire que ça touche tant de gens mais bon.

Derksus
05/09/2021 à 18:38

'' une opportunité supplémentaire d'être empathique vis à vis de Tokyo ''
'' fière de faire les erreurs qu'elle fait ''
Cette série a vraiment une grosse faiblesse : son message.
Qui peut être empathique face à ce genre de personne ? Pas moi.
Apparemment la liberté c'est de pouvoir braquer des banques, tuer des gens, instillé la peur et l'insécurité, ruiné la vie de dizaines de personnes. Cette série fait passé ces braqueurs pour de braves personnes, des héros a la vie dure qui luttent contre les méchantes autorités.. la mode d'aujourd'hui c'est de faire passer les méchants pour les premières victimes .. c'est aberrant. Ce genre de personnes ne valent pas mieux que ceux qui nous dirige. Liberté égoïste et destructrice. Ils sont tout aussi responsable que nos dirigeants de l'état de notre planète.

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