Avant Game of Thrones : Lost, Les Soprano, Battlestar Galactica... ces fins de série qui ont tant énervé

La Rédaction | 25 mai 2019
La Rédaction | 25 mai 2019

La fin de Game of Thrones déçoit et énerve (un peu), mais ça n'est pas la première fois qu'un tel phénomène se produit.

Après une huitième et ultime saison en dents de scie, qui oscille entre le grand spectacle et les gros problèmes d'écritureGame of Thrones s'est terminée dans un épisode qui divise. La critique d'Ecran Large est négative, et beaucoup de lecteurs et fans sont du même avis.

Mais la déception éventuelle est à la hauteur du succès phénoménal de la série de David Benioff et D.B. Weiss, qui a passionné année après année le public.

Histoire de nuancer un peu cette conclusion peu satisfaisante, retour sur quelques autres cas de fin qui ont déçu, choqué, énervé.

 

ATTENTION SPOILERS !

 

photo, Kit Harington, Emilia Clarke"Tu me promets qu'on va pas se foutre de nous après ce final ?"

 

LOST

Pendant cinq ans, les fans de Lost, les disparus se sont retournés le cerveau dans tous les sens pour percer les énigmes qui se sont accumulées de saison en saison. Mais entre ceux qui n’ont rien compris et ceux qui sont restés sur leur faim, il est clair que la conclusion n’a pas plu à tout le monde.

Pour rappel, le dernier épisode de la saison 6 se déroule dans deux réalités différentes. Dans la première, qui se passe sur l’île, Jack (Matthew Fox) finit par tuer l’Homme en noir, mais meurt à son tour après avoir nommé Hurley (Jorge Garcia) comme protecteur de l’île. Dans la réalité alternative où l’avion ne s’est jamais écrasé, Kate (Evangeline Lilly) emmène Jack dans une Eglise où il retrouve presque tous les passagers de l’avion, avant de disparaitre dans une lumière divine.

 

photoLa lumière (de la colère)

 

Avant toute chose, les passagers du vol Oceanic 815 ne sont pas morts dans le crash, rien de tout cela ne se passe dans la tête de Jack et l’île n’est pas un purgatoire. Cette théorie répandue a énervé beaucoup de spectateurs, mais elle a été formellement démentie. La scène de fin se déroule bien après le crash et la mort de tous les protagonistes. L’Eglise représente le passage vers l’au-delà que seul un esprit en paix peut traverser.

Alors oui, l’épisode ne répond pas concrètement à toutes les questions, mais c’est comme ça que le voulait Damon Lindelof. Le co-créateur de la série s'était expliqué notamment lors des dix ans de la première de Lost au PaleyFest :

« Si vous suivez la série pour obtenir la résolution des mystères, vous n'allez pas aimer le final […] Je ne m'excuse pas de ce dénouement, j'ai le sentiment d'avoir réalisé le final que je voulais vraiment »

C’est vrai qu’à s’enfoncer dans les réalités alternatives, les monstres de fumées et les hallucinations de groupe, Lost n’a pas toujours réussi à faire comprendre qu’il s’agissait davantage d’une série philosophique que fantastique. Le but était de donner un sens à la vie de ses personnages, leur permettre de réparer certaines erreurs et de trouver le courage d’aller de l’avant. A la fin, pratiquement tous y sont parvenus alors qu’est-ce que ça peut bien nous faire de pas savoir pourquoi le sable noir éloigne le monstre de fumée ?

 

Photo Le jugement dernier

 

LES SOPRANO 

Il n'aura fallu qu'un plan, qu'un cut, qu'un effet de montage pour que l'esprit des fans s'emballe. A la fin de la série de David Chase, Tony Soprano attend sa famille dans un restaurant. Carmela arrive, puis A.J., tandis que Meadow tarde. Tout semble normal, ou presque, tant l'étrange tension monte, la faute à un temps dilaté et une scène trop simple pour être honnête. Puis, lorsque Meadow semble arriver, la porte du restaurant s'ouvre, Tony lève la tête, et c'est la fin.

De la série, c'est certain. De Tony, c'est probable. Depuis la fin des Soprano en 2007, après six saisons, le doute persiste. Les analyses de la scène se sont multipliées, le rôle de ce mystérieux homme au bar qui disparaît dans les toilettes a été débattu, et ce cut brutal et inattendu (au point d'avoir été perçu comme un problème de diffusion à l'époque) a nourri les théories. 

Derrière la trivialité (attendre, commander, se garer, parler), David Chase, ici réalisateur, a clairement exprimé toute l'essence de la vie des Soprano : la mort est là, à guetter au coin de chaque rue, et si ça n'est pas aujourd'hui ce sera demain. Le choix musical de Don't Stop Believing de Journey, va dans ce sens.

Un fin audacieuse, imprévisible, qui a fait couler beaucoup d'encre, certains la considérant comme un crachat au visage du public. Trop artificielle, trop ouverte, trop noire, trop vague : les adieux des Soprano ne sont pas passés inaperçus. La conclusion et ce qu'elle signifie resteront un mystère, David Chase ayant clairement refusé d'expliquer et clore la discussion. Ou comment ce qui a été considéré par beaucoup comme une fin problématique, voire honteuse, est devenue au fil des années une référence.

 

photo, Edie Falco, James GandolfiniUne famille en or

 

DEXTER

Dexter, à l'image finalement de nombreuses séries, n'a pas su s'arrêter au bon moment. Alors que la série jouit de quatre premières saisons de haute volée, le départ du showrunner à la fin de la saison 4 a éteint bien des atouts du show américain. Et après les trois saisons suivantes qui avançaient de mal en pis, le grand final proposé par la huitième saison a eu raison des spectateurs qui étaient restées fans du serial killer.

En effet, lors de l'avant-dernier épisode, Dexter semble face au mur. Après tant de ruses, de calculs et de meurtres lui ayant permis de se faufiler entre les mailles du filet, il parait impossible pour lui de ne pas avoir à se confronter à ses collègues. L'ultime épisode pouvait donc être le moyen de voir la chute finale de l'anti-héros et clôturer la série sur un drame à la hauteur du personnage (bien qu'il ait perdu sa qualité d'écriture des premiers jours). Et finalement que nenni !

Dans une scène d'un pathos abyssale, le personnage incarné par Michael C. Hall est forcé de débrancher sa soeur Debra (Jennifer Carpenter) tombée dans un état végétatif à cause du grand ennemi de son frère Oliver Saxon. Dexter se retrouve donc seul, jette le corps de sa soeur dans l'océan et conduit son bateau au milieu de l'ouragan qui frappe Miami comme s'il allait se suicider. Plus tard, on apprend via les informations entendues par sa compagne Hannah (qui a fui en Argentine) que Dexter est porté disparu depuis l'ouragan.

 

PhotoUn peu de pathos au milieu d'un grand raté

 

Une fin qui manquait de puissance et de cruauté pour l'expert médico-légal mais qui avait le mérite de faire mourir le personnage après ses multiples crimes odieux. Et la surprise ! En fait, Dexter n'est pas du tout mort dans l'ouragan, il l'a mis en scène et est finalement parti vivre en Oregon où il est devenu bucheron sous une autre identité.

Aucune confrontation et aucune sanction réelle (si ce n'est la mort de sa soeur et la séparation d'Hannah) pour le personnage donc, ce qui a énervé plus d'un fan. Pourtant, son destin devait être bien différent selon le producteur de la série, John Goldwin, qui voulait le faire mourir (comme attendu par beaucoup de monde).

Cependant, John Goldwin a expliqué à Vulture que la chaîne Showtime avait refusé cette fin, estimant que les spectateurs 'aimaient trop le personnage pour le voir mourir". Vu leurs réactions, pas sûr qu'ils préféraient le voir finir couper des troncs d'arbres au fin fond de l'Oregon.

 

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24 HEURES CHRONO 

Un cas particulier d'échec spectaculaire. Après huit saisons plus ou moins réussies et outrancières, Jack Bauer avait disparu dans une dernière scène très belle, où Chloe et la présidente lui permettaient de s'échapper, redonnant sa liberté à ce patriote de l'extrême qui avait tout perdu au nom de ses idéaux légèrement destructeurs. La géniale série qui a révolutionné le genre au début des années 2000 avait ainsi une conclusion idéale.

Sauf que le business a rouvert le cercueil quatre ans après, pour une saison 9 intitulée Live Another Day. Direction Londres, où Jack et Chloe édition Lisbeth Salander du pauvre, sont des fugitifs pourchassés par la CIA. Encore une histoire de complot, de méchants gouvernements et gentils policiers, de traîtres et de twists, qui tourne tristement en rond jusqu'à terminer dans le mur.

Car cette saison 9 qui comporte seulement 12 épisodes (merci l'ellipse bête du dernier épisode), est non seulement parfaitement inutile et répétitive, mais a en plus pris le risque de détruire la fin de la série. Ainsi, puisqu'il n'y a pas eu de suite faute de succès, 24 heures chrono se termine désormais sur un mauvais cliffhanger (Jack se rend aux méchants russes pour sauver Chloe, et monte dans un hélico vers Moscou), en lieu et en place d'une conclusion simple et parfaite lors de la saison 8. C'en serait presque drôle si ça n'était pas le symptôme d'une équipe qui n'a clairement pas su s'arrêter, et l'a payé.

Autant oublier ce Live Another Day médiocre, pour rester sur les beaux adieux de la saison 8, vraie justice à ce héros hors-normes si puissant, et l'importance de Chloe. Et avant d'être l'une des pires fins possibles, celle de 24 heures chrono aura été l'une des plus belles.

 

photo, 24 heures chrono, Kiefer SutherlandQuand tu te rends pour empêcher les producteurs de continuer

 

BATTLESTAR GALACTICA 

Que la fin de la série de Ronald D. Moore soit si décevante n'enlève rien à ses qualités, et sa place majeure dans la science-fiction de ces dernières décennies. Mais cet arriège-goût amer rappelle que Battlestar Galactica aura toujours souffert en fond de son manque de rigueur scénaristique. La conclusion l'illustre malheureusement très bien.

Ronald D. Moore ayant construit son univers sur des énigmes et questions, le spectateur ne pouvait que s'y accrocher. Ainsi, après des saisons à construire une mythologie folle, à présenter la mise en scène de l'opéra, l'importance du bébé, ou encore celle de Kara, la série s'est achevée sans véritablement donner sens à ces "God has a plan for you". Tout était bâti sur l'idée d'un destin, d'une logique qui échappait aux personnages et au spectateur, et tout aurait dû faire sens à la fin

A l'arrivée, c'est loin d'être le cas. Difficile par exemple de croire que quelqu'un avait réfléchi aux Final Five, et que la révélation des cinq n'a pas été bricolée dans la dernière ligne droite. L'émotion sera présente, notamment autour de Laura et Kara, mais impossible de ne pas sentir les lourdes ficelles tirées par les scénaristes, pour tenter de mener à destination la mission.

Et si Ronald D. Moore s'est fait plaisir avec une apparition dans la dernière scène, l'épilogue qui se déroule 150 000 plus tard, et montre donc bien notre civilisation vient de l'union entre humains et cylons, a lui aussi divisé. Tout ça pour ça ? Ce qui est arrivé, arrivera encore. Ou peut-être pas cette fois, selon Numéro 6. Ou peut-être que si, comme l'indiquent les images des avancées technologiques (les vraies, les nôtres) à la toute fin. Le voyage reste plus important que la destination, et Galactica en est la preuve. Mais l'atterrissage reste excessivement bancal et maladroit.

 

PhotoLe Jugement dernier bis

 

CODE QUANTUM

Que voilà un cas un peu particulier dans notre dossier, puisqu'on ne peut pas vraiment affirmer que la fin de Code Quantum ait énervé les fans ou soit décevante. Non, elle est triste, désespérée, mélancolique et terrible.

Dans son ultime épisode, Sam Beckett, le voyageur temporel (immortalisé par Scott Bakula), arrive dans un bar un peu étrange. Transmuté dans son propre corps, à l'heure et au jour de sa naissance, Sam se retrouve face à un mystérieux tenancier, que l'on pourrait identifier à Dieu, même si la série n'a jamais été claire sur ce sujet tant les interprétations sont possibles. Et heureusement, quelque part.

L'établissement est rempli de visages familiers et l'épisode se résume à un face-à-face entre Sam et le tenancier. S'ouvre alors une conversation philosophique et métaphysique sur le voyage dans le temps, la notion de destin et le fait que Sam est peut-être maître du sien. Il comprend alors que son ultime mission est de réparer le tort commis à Al. Il se transmute alors en 1969 pour prévenir la femme d'Al que son ami n'est pas mort au Vietnam. Al et Beth connaitront une vie heureuse tandis que l'épisode se termine par cette mention implacable : "Sam Beckett n'est jamais rentré chez lui."

 

Photo Dean Stockwell, Scott BakulaDean Stockwell, Scott Bakula : un duo génial

 

Une conclusion des plus déchirantes et qui fonctionne parce que l'empathie vis-à-vis du personnage principal était totale pendant les 5 saisons de la série. Une fin terrible et abrupte qui cache en secret le fait qu'elle ait été décidée au dernier moment, dans la salle de montage, les producteurs ayant choisi de terminer la série avant l'annulation programmée par la NBC.

Depuis presque 30 ans, nous pleurons le destin tragique de Sam Beckett et c'est ce qui, paradoxalement, rend Code Quantum inoubliable. Mais nous aurons largement le temps d'y revenir en détails très bientôt (gros teasing de la mort), d'autant qu'il y a un peu plus d'un an, des éléments inédits concernant une fin alternative ont été retrouvés par le plus grand des hasards. Suspense, suspense...

 

photo Code Quantum

 

HOW I MET YOUR MOTHER

Souvent considérée comme la petite soeur de FriendsHow I Met Your Mother a été une des sitcoms les plus appréciées de la fin des années 2000 - début des années 2010. Et pourtant, sa conclusion a irrité une grande majorité de ses spectateurs.

Après s'être éternisée pendant huit saisons sur l'identité de la mère (éternisé car il y en a bien trois de trop), la création de Carter Bays et Craig Thomas a enfin révélée le visage de la mère lors de la saison 9. Cependant, alors qu'on espérait en savoir plus encore sur son personnage (incarnée par la pétillante Cristin Milioti) puisqu'elle est enfin présente à l'écran, la série fait le choix de s'attarder uniquement sur le mariage de Robin et Barney. En effet, 23 des 24 épisodes de la saison 9 seront centrés en grande partie sur cet événement et ce qui en découlera.

 

Photo Lyndsy Fonseca, David Henrie"Donc c'est comme ça que se termine l'histoire papa, sérieux ?"

 

Résultat, le spectateur l'a découvre à peine et apprend finalement dans un épisode que la mère si mystérieuse est morte. Et pourquoi donc Ted Mosby (Josh Radnor) raconte cette histoire à ses enfants ? Pour finalement leur demander la permission de finir ses jours avec... leur tante Robin (Cobie Smulders). Du grand n'importe quoi quand on sait que la série n'a cessé de nous montrer que le duo n'était pas fait pour être ensemble durant neuf saisons.

Face à la colère des fans, les deux showrunners ont avoué avoir tourné une fin alternative sur le plateau avant la diffusion de la saison. Une fin alternative beaucoup plus joyeuse qui a donc été rajoutée dans le coffret DVD de la saison 9. Cette fois, le groupe d'amis est réuni dans le fameux MacLaren's et Ted conclut son récit devant ses enfants en disant : "And that's kids, how i met your mother !" [ndrl : soit "Et ça les enfants, c'est comment j'ai rencontré votre mère !"]. Pas franchement incroyable, mais au moins la boucle était bouclée.

 

Affiche

commentaires

Simon Riaux - Rédaction
04/06/2019 à 12:03

@Copeau

Pitié, faisez caca correctement.

Copeau
04/06/2019 à 11:49

Fan absolu de Code Quantum; votre teasing m'empêche de dormir, de manger et faire caca correctement...pitié, publiez l'article ! :)

Geoffrey Crété - Rédaction
27/05/2019 à 16:59

@Sicyons

C'est vrai que SFU peut être victime de cette réputation. Forcément, cette étiquette de "super fin" ne que peut lui nuire... Une amie m'a dit la même chose récemment. Pour avoir découvert la série à l'époque sans rien en savoir, ça a été un moment magique.

La fin de The Shield est parfaite aussi, bien d'accord.

On avait écrit sur Sons of Anarchy :
https://www.ecranlarge.com/series/dossier/933813-sons-of-anarchy-la-fin-emotion-ou-deception

Effectivement nos avis souvent tranchés sont assumés, et on encourage vivement le débat en rejetant l'idée de police de la bonne cinéphilie. On est d'ailleurs très souvent divisés dans la rédaction, à l'image du public et des lecteurs. Le désaccord commence dans les bureaux ;)
Merci encore pour les messages de soutien !

PS : pour avoir testé personnellement Webedia, pas d'inquiétude de ce côté ;)

Sicyons
27/05/2019 à 16:23

@La redac
Merci pour votre retour.

Je n'ai pas la prétention de connaître toutes les bonnes séries (loin, de là, et c'est de plus en plus vrai chaque année qui passe, bien évidemment), mais perso j'ai adoré celles de "Code Quantum" et "The Shield". Celle de "Six Feet Under" est à l'image de la série : magnifique. Mais elle m'avait tant été sur-vendue qu'en fin de compte il y a quelques mois lorsque je l'ai découverte je ne l'ai pas trouvée extra-ordinaire. Celle de "Sons Of Anarchy" est aussi assez sujette à débat, même si perso je l'ai beaucoup appréciée.

Sinon même si je suis assez souvent en désaccord avec vos parti-pris subjectifs et assumés d'après ce que j'ai lu de vos derniers articles, ne changez rien. Tant que c'est sincère et argumenté, c'est passionnant. Et restez loin de Webedia & co, bien sûr :) .

Geoffrey Crété - Rédaction
27/05/2019 à 14:16

@Sicyons

Merci !

C'est vrai qu'on aurait voulu élargir, mais avec notre petite équipe et l'actu Cannes, on n'a pas pu faire plus. Alors que beaucoup d'autres séries auraient eu leur place ici... C'était aussi un test pour voir si ça intéresse les lecteurs.

Pour ce qui est des séries sans fin, figurez-vous qu'on bosse sur une rubrique entière dédiée à ce sujet. Ça nous semble plus intéressant qu'un dossier listing, pour véritablement en parler, en détail. On a déjà deux numéros dans les tuyaux (dont un que vous citez) :)

Et pour les meilleures fins, c'est aussi une idée qu'on a failli lancer, donc on devrait trouver le temps un de ces jours (à titre perso : Six Feet Under haut la main).

Sicyons
27/05/2019 à 12:50

Très bon article, merci. Pour moi qui suis un transfuge d'Allobedia, je dois avouer que ça fait du bien de voir de vrais journalistes ciné faisant preuve de passion, de subjectivité et d'esprit critique. Sans déguiser des articles promotionnels derrière de pseudo-avis éclairés. Du moins est-ce l'impression que j'ai depuis que j'ai découvert ce site.

Mais dans le cas présent je déplore l'absence de la fin du Prisonnier, pourtant sans doute une des premières grandes fins contestées de l'histoire des séries TV, et pas n'importe laquelle. La fin de Magnum aurait aussi pu être citée, tout comme celle pourtant évidente d'"X-Files".

Et un tel article en appelle un autre : les séries auxquelles il manquera toujours une fin. HBO en a été spécialiste à une époque avec "Rome", "Deadwood" ou "La Caravane de L'étrange". Plus anciennes, des séries comme "Cosmos 1999" en font aussi partie.
Et ça appelle également un article sur les séries ayant eu une fin particulièrement appréciée comme "Breaking Bad" ou "Six Feet Under".

MARMELIN
27/05/2019 à 11:19

La fin des sopranos m'avait littéralement fait hurler devant mon poste. Je me souviens encore attendre la rediff sur serie club (ou canal jimmy,ma mémoire flanche...moins de 20 ans bonjour! ) pour revoir et analyser ce passage.

A l’époque je savais pas si c’était du génie ou du foutage de gueule. Aujourd'hui je trouve que c'est du pur genie. Je viens de me finir les 6 saisons la semaine derniere, et j'ai rarement vu un personnage (serie et tv inclus) aussi bien écrit que Tony Soprano.

Ha, et pour moi, il meut...on sent la mort partout, et surtout le clin d'oeil au Parrain ne laisse pour moi aucun doute.

Geoffrey Crété - Rédaction
27/05/2019 à 09:52

@Hawkins

La fin d'Angel n'a pas vraiment créé de grand débat, d'où son absence. Mais un rédacteur aime beaucoup cette fin, et attend la bonne occasion pour en reparler...

Hawkins
27/05/2019 à 08:27

Dommage de ne pas parler de la fin d'Angel : parfait de cohérence, désespérée et épique. Assez d'accord avec vous pour BSG...

x files
26/05/2019 à 20:50

La fin d x files était tellement plate qu' on ne s en souvient même plus

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