Preview Série : Pushing Daisies

Stéphane Argentin | 8 octobre 2007
Stéphane Argentin | 8 octobre 2007

C’est la rentrée des séries aux pays de l’Oncle Sam ! Sur la trentaine de nouveaux shows qui débarquent sur les cinq grands networks américains (ABC, CBS, FOX, NBC et THE CW), une poignée seulement parviendront à survivre jusqu’en fin de saison. Sur cette même trentaine, certains arriveront sur les écrans français dans les mois/années à venir. Alors, afin d’y voir un peu plus clair dans cette jungle, Ecran Large vous propose de découvrir dans les jours/semaines à venir une petite preview de chaque épisode pilot de ces nouvelles séries télés 2007/2008.

 

NB : Nous n’aborderons pour l’heure que les dramas (format 60min), les programmes courts (30min) parvenant beaucoup plus rarement et en beaucoup plus petites quantités jusque dans nos vertes contrées.

 

 

 

 

 

PUSHING DAISIES

 



 

 

Network : ABC

 

Genre : La mort vous va si bien

 

Créateur / Scénariste : Bryan Fuller (Wonderfalls, Dead like me, Heroes)

 

Réalisateur : Barry Sonnenfeld (Men in black, Get shorty)

 

Acteurs : Lee Pace (Wonderfalls), Anna Friel (Goal !, Prisonniers du temps), Chi McBride (The Nine, Boston public), Swoosie Kurtz (Les sœurs Reed), Kristin Chenoweth (À la Maison Blanche)

 

L’histoire : Ned possède un don exceptionnel : celui de pouvoir ramener à la vie les organismes décédés (plantes, humains…). Un don qu’il va utiliser pour venir en aide à la police dans la résolution d’enquêtes criminelles. Jusqu’au jour où Ned ramène à la vie sa dulcinée d’enfance, Chuck. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes à une exception près : si Ned entre à nouveau en contact avec Chuck, celle-ci périra pour de bon…

 

Preview : Chaque année (ou presque), quelque soit son avenir à court ou moyen terme, une série fait l’unanimité (auprès de la presse tout du moins). En 2007, la petite perle télévisuelle a pour nom Pushing Daisies. Rien de bien surprenant à cela puisque son créateur n’est autre que Bryan Fuller, icone du petit écran à qui l’on doit déjà la magnifique Dead like me, ainsi que l’un des tous meilleurs (si ce n’est LE meilleur) épisodes de la première saison de Heroes : Company man.

 

Si Fuller n’aime rien moins que faire cohabiter le monde des morts et celui des vivants, l’approche de Pushing daisies se veut, par bien des aspects, l’opposé de Dead like me. Cette dernière, diffusée sur la chaîne câblée Showtime, se permettait un langage et des décès aussi truculents qu’acérés là où Pushing daisies aborde le sujet sous la forme d’un conte de fée. La voix-off cynique de l’héroïne cède la parole à un narrateur posé tandis que l’esthétique visuel débarque tout droit d’une aquarelle. Outre La Belle au bois dormant, ouvertement mentionnée, l’autre parallèle qui vient alors à l’esprit est celui de l’enchanteur Big fish de Tim Burton, d’autant qu’il y est là aussi question d’un amour d’enfance. Amour qui sera source de paradoxe puisque le pouvoir de résurrection dont dispose Ned se mue en malédiction le jour où son éternel béguin devient l’heureuse / malheureuse bénéficiaire d’un tel don. Tout le merveilleux de la série réside alors, en partie, dans cet amour devenu impossible, magnifiquement symbolisé par l’ensemble des petites scènes / trouvailles où Ned et Chuck ne peuvent désormais se toucher (un mur les sépare lorsqu’ils sont couchés, ils s’embrassent par statuettes interposées…).

 

Difficile, dans de telles conditions, de ne pas fondre devant ce Pushing Daisies, mélange féérique et sans temps morts (sans jeu de mots) de drôlerie, d’émotion et d’enchantement visuel auxquelles s’ajoutent des intrigues policières sujettes à davantage de plaisirs (toute la séquence avec les tantes de Chuck dans le pilot). Regarder Pushing Daisies, c’est tomber instantanément raide amoureux…

 

Les chiffres : L’approche pour le moins singulière de Pushing Daisies est visiblement parvenue à trouver son public et, en l’absence de concurrence sérieuse (à l’exception de quelques émissions de jeux et autres sitcoms de moindre ampleur), le series premiere diffusé le mercredi 3 octobre 2007 à 20h a séduit 12,8 millions de téléspectateurs. Soit la troisième meilleure audience pour une nouvelle série en cette rentrée 2007 derrière Private practice (14,4 millions) et Bionic woman (13,9 millions). De bon augure pour la suite ?

 

Les photos : Retrouvez les premières photos de la série dans la galerie ci-jointe.

 


 

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