Squid Game : 10 autres jeux mortels après la série Netflix

La Rédaction | 6 novembre 2021
La Rédaction | 6 novembre 2021

Après le carton de la série sud-coréenne Squid Game sur Netflix, on se penche sur les oeuvres plus ou moins similaires à regarder ou lire.

Alors que personne ne l'attendait, la série Squid Game, écrite et réalisée par Hwang Dong-hyuk, est devenue en moins d'un mois un nouveau phénomène culturel qui a largement dépassé les frontières de la Corée du Sud ou des États-Unis pour dominer le Top 10 de Netflix dans plus de 90 pays. En plus de sa direction artistique et de ses acteurs convaincants, la série a surtout percé grâce à son concept aussi ludique que sadique : l'organisation de plusieurs jeux pour enfants où les perdants sont exécutés et le vainqueur remporte plusieurs milliards de wons. 

Cette recette gagnante mélange cependant plusieurs ingrédients qu'on pouvait déjà retrouver dans d'autres oeuvres plus ou moins populaires, notamment les jeux mortels et violents, les combats à morts, les trahisons et manipulations psychologiques, sans oublier l'énorme somme d'argent à la clé qui justifie de tuer des gens. En attendant d'avoir des nouvelles concrètes de la saison 2 - qui pourrait d'ailleurs mettre un long moment à arriver, voire ne jamais se faire - on se penche donc sur les films, séries et livres similaires à Squid Game qui pourraient plaire à ceux qui ont dévoré les neuf épisodes de la série.

 

photoQue la partie (re)commence

 

BATTLE ROYALE

Sortie 2001 - Durée 1h53

 

photoLa violence contre la violence

 

De quoi ça parle : Dans un futur où la jeunesse est de plus en plus violente, la loi Battle Royale impose un jeu de massacre entre les élèves d'une classe de 3e tirée au sort. Manque de bol, cette année, c'est la classe du lycée de Shiroiwa qui est sélectionnée. Et ses collégiens ne seront pas les seuls à s'entretuer.

En quoi ça ressemble : Considéré généralement comme l'oeuvre qui a popularisé le concept ayant d'ailleurs emprunté son nom, le roman de Koshun Takami est désormais, au-delà d'une source d'inspiration évidente pour Squid Game, une indéniable pierre angulaire de la pop culture, tout comme son adaptation en manga et au cinéma. À vrai dire, à la lecture du livre et à la vision du film de Kinji Fukasaku, leur influence sur tout un pan du divertissement contemporain saute aux yeux.

Tout y est : le sous-texte politique sardonique, l'humour noir omniprésent, la violence parfois inattendue, une certaine misanthropie dont on a du mal à se dépêtrer après le générique de fin et même le système des zones interdites, pimentant la partie, dont ses nombreux avatars vidéoludiques se sont rapidement emparés. Plus qu'une référence pour les créateurs de la série, Battle Royale est l'alpha et l'oméga du sous-genre dont elle fait partie et contamine tous les médias, toutes les industries (Hunger Games lui doit évidemment tout) depuis quelques années.

Ainsi, aussi populaires soient ses rejetons, aucun ne parviendra jamais à causer un tel choc. La fin, mémorable, semble conclure une mode qui lui survivra néanmoins. Et le long-métrage induit même déjà une forme de réflexion sur sa forme et les mécaniques sur lesquelles il s'appuie à travers le personnage du bourreau des élèves, ironiquement joué par Takeshi Kitano, star de l'émission Takeshi's Castle. Une oeuvre définitive, à laquelle il faut revenir régulièrement, Squid Game ou pas Squid Game.

AS THE GODS WILL

Sortie 2014 (Japon) - Durée 1h56

 

photoC'est ce qu'on appelle retourner le game

 

De quoi ça parle : Takahata Shun est un lycéen ordinaire qui s'ennuie et aimerait que sa vie soit un peu plus aventureuse et imprévisible. Il déchante rapidement lorsqu'il se retrouve contraint, lui et d'autres élèves du monde entier, à participer à plusieurs jeux dans lesquels la défaite signifie la mort. S'il remporte la compétition, il deviendra un "enfant de Dieu" acclamé par l'Humanité. 

En quoi ça ressemble : Peu de temps après l'explosion de Squid Game, plusieurs téléspectateurs ont noté des similarités entre la série diffusée sur Netflix et le film japonais réalisé par Takashi Miike, adapté du manga Jeux d'Enfants. À commencer par l'utilisation de jeux mortels réservés aux enfants - cette fois-ci nippons, comme Kagome Kagome - dont la brutalité et le sadisme contrastent violemment avec l’innocence et l'insouciance qu’ils sont censés incarner.

Comme les décors préscolaires du drama, As the Gods Will joue du décalage entre l'horreur des éliminations (décapitation, écartèlement, écrabouillage...) et les épreuves en elles-mêmes, parfois ridicules comme la partie du chat et des souris, où les participants sont littéralement déguisés en souris. Parmi les ressemblances scénaristes les plus flagrantes, on retrouve notamment une partie de Un, Deux, Trois Soleil létale, avec un compte à rebours et une figurine Darma (censée représenter la chance) pour animer la partie. Malgré une touche surnaturelle et plus grotesque, le film présente ainsi le même cynisme et humour noir dans son allégorie de la société. 

ALICE IN BORDERLAND

Sortie 2020 (Netflix) 

 

photo, Kento YamazakiAlice in Borderland présente les jeux les plus sadiques et contre-intuitifs du genre

 

De quoi ça parle : Arisu est un jeune homme apathique, sans-emploi et joue compulsivement aux jeux vidéo. Toutefois, lorsqu’il se retrouve dans un quartier de Tokyo désormais fantomatique avec ses deux meilleurs amis, il comprend vite qu'ils vont devoir participer à des jeux dangereux pour gagner leur liberté. S'ils refusent de s'y soumettre, ils mourront également. Ils décident alors de jouer pour survivre et espérer racheter leur liberté.

Ce monde étrangement vide où pour subsister il faut parier sa vie dans des jeux aux règles et aux difficultés diverses est alors une bonne occasion pour les nombreux personnages de confronter leur vision de ce qu’est vivre.

En quoi ça ressemble : Principalement dans le character design, qui décide de mettre un loser au grand cœur au centre de l’intrigue chez l’un comme chez l’autre. Toutefois, la comparaison s’arrête là, Arisu est dépeint comme un adolescent intelligent et filou malgré son apathie. Ses capacités intellectuelles et son esprit espiègle sont les principales facultés qui lui permettent de surmonter les jeux, là où Gi-hun n’a que peu d’arguments à faire valoir pour expliquer sa survie.

Ensuite, Alice In Borderland parvient à varier les jeux et à mettre diverses compétences en avant. C’est nécessaire pour permettre à tous les sociotypes de cohabiter (les joueurs sournois parviendront à remporter les jeux de trahison, tandis que les colosses brilleront dans les épreuves physiques), ce qu’on retrouve en partie dans Squid Game, malgré que les épreuves physiques puissent être solutionnées par une stratégie créative, à l’instar du tir à la corde.

On pourrait enfin dresser une comparaison entre Alice in Borderlands et Squid Game par le prisme de leur utilisation du gore. Les deux œuvres semblent ne pas hésiter à montrer des viscères ou à faire marcher la machine à hémoglobine, ce qui a valu, au moins pour Alice in Borderlands, de nombreuses comparaisons à des titres versant dans l'horreur tels que Saw ou à Battle Royale. De plus, Arisu joue aux jeux de la mort avec ses proches, composante qu'on retrouve dans Squid Game, cela rendant certaines situations où il faut choisir de sacrifier un joueur particulièrement chargées en émotions. 

ESCAPE GAME

Sortie 2019 - Durée 1h39

 

photo, Logan MillerTrop chelou ces mikados

 

De quoi ça parle : Pour le commun des mortels, un escape game est cette mode ultra-régressive, qui permet de trouver un emploi stable à d'anciens animateurs de colonies de vacances, pendant que ceux qui regrettent l'époque bénie des cours de récré peuvent s'y adonner, sous l'oeil de directeurs des ressources humaines organisant d'interminables journées "team building". Mais au cinéma, ce concept se transforme en piège mortel où se retrouve une brochette d'inconnus, qui vont devoir user leurs méninges pour survivre.

En quoi ça ressemble : À l'évidence, il y a ici plus de Saw que de Squid Game, puisqu'on retrouve l'idée de pièges successifs (comme celle du groupe de victimes sacrificielles) seulement pensés comme autant de joyeux couillons constitués de chair à canon. Mais ce qui permet de situer Escape Game dans le sillage de la série Netflix à succès, c'est sa dimension ludique. En effet, le gore n'a pas sa place ici, et on préfère revisiter une figure du divertissement populaire, pour en pousser toutes les particularités au maximum, et faire naître une pression bourrée d'énergie.

Car nos personnages sont originellement réunis de leur propre fait, par amour du jeu et connaissance de ce dernier. D'où une différence qui se fait rapidement jour avec le tout venant de la victime industrielle. Malgré la peur, malgré la mort imminente, nos joyeux drilles jouent, avec la force du désespoir, entouré de pièges retors parfois très rigolos. Pour le coup, cette dynamique inscrit tout à fait ce torture porn sans torture et pas franchement porn dans une mouvance voisine de Squid Game.

ANIMAL WORLD

Sortie 2021 (Netflix) - Durée 2h10

 

photoMoney, Money, Money

 

De quoi ça parle : Zheng Kaisi est un jeune homme paumé, qui se retrouve endetté après que son ami a fait un investissement foireux à son nom. Anderson, un mystérieux homme d’affaires (joué par Michael Douglas) l’invite alors à passer une nuit à bord du Destiny, pour y disputer plusieurs parties de Pierre, Feuille, Ciseaux, en échange d’une énorme somme d’argent qui lui permettra d’effacer ses dettes. Sauf qu’en cas de défaite, un sort plus cruel encore que la mort attend les participants, venus du monde entier pour l’événement. 

En quoi ça ressemble : Si les premières minutes de ce film chinois adapté du manga Kaiji de Nobuyuki Fukumoto présentent la même esthétique régressive que dans Squid Game, Animal World se rapproche plus du drama coréen par son aspect thriller psychologique. Si les perdants ne sont pas froidement exécutés devant les autres participants, la défaite est tout aussi redoutable, donnant un réel enjeu et une tension aux différentes parties, dont le principe n’a rien de bien spectaculaire (du moins autant qu'un échange de billes). En dehors des manches, les joueurs - tous numérotés et mis sur un pied d'égalité - créent également des alliances, qui débouchent sur plusieurs trahisons et retournements de vestes.

Dans une même démarche allégorique, on retrouve une forte dimension sociale, avec la représentation d’un micro-système capitaliste où se créent une nouvelle économie, un nouveau marché et de nouveaux investissements basés sur l’exploitation de la misère humaine. S’ils sont moins nombreux, le film présente également des personnages moralement ambigus, ainsi qu’un héros marginal, mais intelligent et calculateur, qui se retrouve acculé d’une énorme dette qu’il ne pourra jamais rembourser et ne peut plus payer les frais d’hospitalisation de sa mère, dont il a hypothéqué l’appartement. Une sorte de fusion des personnages de Gi-hun et Sang-woo. 

LIAR GAME

Sortie 2005 (Japon)

 

photo

 

De quoi ça parle : Le but du Liar Game est simple. Tous les participants reçoivent 100 millions de yens et doivent récupérer la somme des autres joueurs par tous les moyens possibles. À la fin du jeu, les joueurs ayant perdu une partie de leur somme ou son intégralité doivent la rembourser. Ceux ayant gardé les 100 millions les rendent et ceux ayant un total supérieur empochent le surplus.

En quoi ça ressemble : Dans l’interview qu’il a donné à Variety, le créateur de Squid Game, Dong-hyuk a cité le manga Liar Game comme une de ses lectures et probables influences pour son oeuvre. S’il n’est pas question d’assister à une série de jeux mortels, l’oeuvre de Shinobu Kaitani est un autre thriller captivant, dans lequel une mystérieuse organisation secrète pousse des personnes à renier leur intégrité et embrasser leur malhonnêteté par appât du gain, le but étant de recourir au mensonge et à la manipulation pour piéger ses adversaires. Et comme le gentil Gi-Hun, l’histoire s’articule autour d’une jeune femme beaucoup trop pure et naïve pour s’adapter aux règles abusives de l’arène. 

Les probabilités, le doute, la paranoïa et la stratégie tiennent donc une place dominante dans l’intrigue, qui s’avère tout aussi cruelle et haletante. Le manga a d'ailleurs été adapté en drama japonais, suivi de deux films en live action Liar Game: The Final Stage et Liar Game: Reborn, mais également en drama sud-coréen, qui ne compte à ce jour qu’une seule saison et fait de ce jeu illégal une nouvelle télé-réalité et non une compétition illégale et underground, poussant le vice encore un peu plus loin.

MARCHE OU CRÈVE

Sortie 1979

 

Couverture livreUn titre plutôt évocateur

 

De quoi ça parle : Les États-Unis sont devenues un État totalitaire et depuis, tous les ans, se tient la Longue Marche. Cent volontaires de moins de 18 ans se lancent dans une marche à travers le pays, partant de la frontière canadienne pour se rendre dans le Sud. Supervisée par le Commandant, un personnage mystérieux, et encadrée par le corps militaire (chargé d'entretenir les participants), la course est très simple : être le dernier à marcher, pour éviter la mort. 

En quoi ça ressemble : Écrit par Stephen King en personne (via son nom de plume Richard Bachman), Marche ou crève a évidemment tout de l'inspiration évidente pour Squid Game. Le roman du maître de l'horreur transforme une simple course en véritable marche contre la mort, suivant des règles aussi vicieuses qu'inhumaines. Il suit plusieurs personnages se liant d'amitié (ou se détestant) dont le jeune Ray Garraty, héros du récit. Et puis, l'objectif est simple : ne jamais arrêter de marcher et éviter d'outrepasser les règles pour remporter l'immense somme d'argent et le "prix" à la clé.

Bref, un principe de jeu contre la mort où il n'en restera plus qu'un qui n'est pas sans rappeler le phénomène coréen de Netflix. À cela près que l'oeuvre de King détient une dimension autrement plus diabolique. La course est, en effet, un rendez-vous suivi par des millions de spectateurs à travers le globe (alors que Squid Game se déroule dans le secret) et auquel il est possible d'accéder en restant au bord de la route à l'image du Tour de France.

Le moyen d'offrir un univers plus profond avec des enjeux plus terrifiants, au coeur d'une société où l'horreur n'est plus souterraine mais pleinement concrète, voire adulée par un public friand de violence, de sang et de torture. Le bouquin devrait d'ailleurs avoir le droit, enfin, à son adaptation avec James Vanderbilt au scénario (Zodiac) et André Øvredal à la réalisation (The Jane Doe Identity) avec The Long Walk. Reste à voir si le projet se concrétise, après des années d'infructueuses tentatives.

DARWIN'S GAME

Sortie 2020 (Wakanim)

 

photoThe Winner Takes It All 

 

De quoi ça parle : Darwin's game est le nom d'un jeu de combat multijoueur, dont le lycéen Kaname Sudō reçoit l'invitation. Il accepte de participer à un duel sans savoir qu'il se bat pour de vrai et mourra réellement en cas de défaite. Voulant l'aider à échapper à son premier adversaire - un panda flippant - un de ses amis perd la vie et l'adolescent entreprend alors d'effacer l'application et de trouver le Maître du jeu afin de le tuer pour lui faire payer ses crimes.

En quoi ça ressemble : Darwin's Game reprend le principe bien connu des combats à morts, où le gagnant survit et le perdant meurt sans laisser de traces - ou presque -, tout ne rechignant pas sur la violence graphique (aucune règle n'interdisant la torture ou le sadisme). La série, adaptée du manga de Shu Miyama et Yuki Takahata, ne présente pas un héros qui se laisse prendre au jeu, mais tente plutôt de le renverser pour mettre fin à sa cruauté, ce qui n'est pas sans rappeler le personnage de Gi-hun dans Squid Game, qui semble fermement résolu à arrêter le grand manitou. L'anime présente aussi les spectateurs des parties, qui peuvent observer à distance et même parier sur les joueurs.

Évidemment, si le jeu attire des détraqués en tout genre, il est également question d'argent et de remboursement de dettes, puisque les parties rapportent une certaine somme d'argent aux gagnants de chaque duel. Enfin, la série met à l'honneur l'intelligence et la ruse, qui l'emportent sur la seule force physique.

DOUBT

Sortie 2007 (Japon)

 

photoLes lapins crétins version R-rated

 

De quoi ça parle : Doubt est un manga de Yoshiki Tonogai paru de 2007 à 2009. Il raconte la mésaventure d’un groupe de joueurs de "Rabbit Doubt", jeu de stratégie sur téléphone qui fait fureur au Japon. Les règles sont simples, les joueurs sont des lapins dans une colonie, et l'un d'eux est secrètement désigné comme étant le loup.

À chaque tour, le loup dévore un lapin, et les lapins restants doivent essayer de démasquer le loup. La partie se termine une fois que le loup est démasqué ou lorsque tous les lapins ont été mangés.

Toutefois, lorsque six jeunes inconnus décident d'y jouer pour apprendre à se connaître, ils ne se doutent pas encore qu’ils vont être faits prisonniers d’un entrepôt secret, dans lequel ils vont devoir mettre leur vie en jeu dans une partie de "Rabbit Doubt" dans le dessein d’espérer en sortir. Afin de les aider, un mystérieux code-barre est apparu sur leur corps, il ne peut toutefois permettre l’accès que d’une pièce du vaste entrepôt au sein duquel ils sont fait prisonniers.

En quoi ça ressemble : D’abord, les deux directions artistiques se rejoignent sur leur volonté de mettre un enjeu mortel sur des jeux d’enfants. Doubt n’est pas allé aussi loin que Squid Game en proposant des décors rappelant la cour de récréation, mais le manga prévoyait des masques d’animaux à mi-chemin entre l’angoisse d’un Donnie Darko et la douceur d’un lapin nain.

Ensuite, le très psychologique Doubt a compris avant Squid Game que pour rendre le récit intéressant, il faut intégrer différents sociotypes au sein du huis clos. Les dynamiques entre les personnages sont capitales et l’intrigue est largement nourrie par les coups fourrés de ceux qui sont prêts à tout pour s’en sortir, ou au contraire par les nobles sacrifices d’autres, plaçant la vie de leurs congénères au-dessus de la leur.

Doubt est en revanche beaucoup plus psychologique que Squid Game, l’entièreté du seul jeu présent étant un simili loup-garou. De fait, les compétences telles que la force ou la dextérité ont un intérêt limité au sein du récit. Toutefois, si vous avez apprécié le caractère tordu de certains jeux dans Squid Game, Doubt pourrait tout à fait vous ravir, n’épargnant aucun de ses personnages dans cette fiction lourde et oppressante qui tient en haute importance la morale de ses personnages.

3%

Sortie 2016 (Netflix)

 

photoSociété désertée

 

De quoi ça parle : Dans un futur dystopique, la société se retrouve séparée en deux groupes distincts : les pauvres, qui représentent 97% de la population et vivent sur le continent hostile, et les riches, qui représentent les 3% restants et vivent dans l'opulence sur une île interdite d'accès et considérée comme le Paradis sur Terre. Tous les continentaux âgés de 20 ont cependant une chance - et une seule - de passer de l'autre côté en passant une série de tests et d'épreuves d'aptitude appelée Le Processus, mais seuls 3% d'entre eux pourront y parvenir. 

En quoi ça ressemble : La série brésilienne est peut-être moins macabre et réaliste dans son intrigue, mais elle met elle aussi en avant une lutte des classes et un système qui aggrave volontairement les injustices sociales. 3% nous présente également des personnes désespérées, prêtes à se mettre en danger pour s'éloigner de la misère (et avoir une garantie de survie), même si leurs chances de réussites sont extrêmement faibles.

Forcément, les places étant limitées, les candidats des différentes épreuves se retrouvent vite à se tirer dans les pattes, chaque perdant étant un infime pourcentage de chance supplémentaire pour un autre participant. Et même si la série ne laisse pas des dizaines de cadavres derrière elle à la fin de chaque épreuve comme dans Squid Game, la mort guette tous les candidats, qui sont amenés à jouer les uns contre les autres.

Tout savoir sur Squid Game

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commentaires
Kyle Reese
08/11/2021 à 23:41

Battle Royale bien sur, impériale !
Sinon beaucoup aimé Squid Game même si j'ai faillit laissé tombé au bout de 2 épisode.
Mais je n'ai finalement pas lâché et c'est tant mieux. L'acteur principal Lee Jeong-jae est absolument incroyable. Il dégage une humanité parfois totalement désarmante.
Et cet épisode 6, une intensité dramatique et émotionnelle rare, à la fin j'étais secoué.
Très bonne surprise.

Mokuren
07/11/2021 à 23:51

Sur Kaiji, il y a eu d'abord un film japonais avec Tatsuya Fujiwara et Kenichi Matsuyama. Il est d'ailleurs passé au Festival Kinotayo à Paris, si je ne m'abuse.
A part ça, le drama japonais Liar Game est excellent. :)

Kolby
06/11/2021 à 13:04

La majeure partie de ces films cités par EL est asiatique, pour dire qu'ils sont friands de ce genre de film

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