The Walking Dead Saison 9 Episode 1: l'heure de la résurrection ?

Mise à jour : 08/10/2018 14:47 - Créé : 8 octobre 2018 - Simon Riaux
photo, Danai Gurira, Andrew Lincoln, Norman Reedus
142 réactions

C’est avec l’affection et l’empathie pour un riche aïeux refusant de quitter le monde des vivants après des années de soins palliatifs que nous retrouvons Walking Dead.

ATTENTION SPOILERS !

 

Affiche, The Walking Dead Et c'est parti pour le show !

 

BACK TO BASICS

Cette fois, tout le monde l’a promis. La nouvelle showrunneuse, les comédiens, les stars sur le départ… la série va vraiment se réinventer, et nous raconter quelque chose d’inédit. Bien sûr après quantité de saisons marquées par un surplace embarrassant, des comédiens en roue libre et une mise en scène indigne d’une parodie neurasthénique, difficile d’y croire.

Et nous sommes pourtant au rendez-vous, alors que Rick (Andrew Lincoln) et Michonne (Danai Gurira) se promènent dans les champs. Du côté de chez les ex-Sauveurs, l’indestructible usine qui servait de fort s’est transformée ferme, sous la direction de Daryl (Norman Reedus), lequel veille à l’humanité du fonctionnement du camp. La preuve, il s’agace même quand des survivants veulent utiliser un zombie comme épouvantail.

Alors que nous suivons tous nos protagonistes dans différentes zones bien connues, un élément marque. Pour la première fois depuis des années, les décors semblent mis en scène. Le sens du vide, des proportions, voire un certain travail de la couleur, sont incontestables.

 

photo, The Walking Dead, Andrew Lincoln, Danai Gurira Une ouverture faussement pépouze

 

Et pour un peu, alors que nos héros arrivent à Washington, on se surprend même à apprécier un tantinet l’atmosphère qui commence, timidement à se dégager. En effet, il y a là un hommage évident, et réussi, au Jour des morts-vivants de George A. Romero, mâtiné de western. Et passé l’abominable nouveau générique, on se surprend même à y croire un chouia.

Ce qui frappe et réjouit durant cette première partie d’épisode, c’est à quel point les zombies reviennent au centre du dispositif, et ont droit à toute l’attention de la caméra. Les morts sont à nouveau une véritable source d’effroi et c’est plutôt délicieux. À ce titre, l’arrivée en ville dans un bâtiment infesté pas immédiatement dangereux est particulièrement intéressante, malgré quelques effets numériques franchement crados.

 

photoNorman Reedus en a gros en ce début de saison

 

LA MORT LEUR VA SI BIEN

Autre raison de se réjouir, quand démarre cet épisode introductif, nous ignorons ce que manigancent les personnages. Pour une fois, les actions des uns et des autres ne sont pas immédiatement prévisibles, et cela permet au spectateur d’être beaucoup plus curieux et actif dans le visionnage, plutôt que d’attendre qu’une collection de stéréotypes finissent de bavasser.

Signe du rafraîchissement symbolique du show, le premier tiers s’évertue à transformer ses héros en nouveaux colons, notamment lors d’une séquence très maline qui les renvoie au western des origines et à la vulnérabilité des premiers colons des Amériques. Maline et tendue, la séquence est tout simplement une des meilleures vues dans la série depuis presque 6 saisons, nous offrant au passage un vrai moment de suspense.

 

photoOn espère voir beaucoup plus Pollyanna McIntosh

 

D’ailleurs, comme va le dévoiler une spectaculaire séquence « en charriot », l’objet de ce chapitre introductif de la saison 9 est celui d’un quasi-reboot. Nouveaux équilibres, nouveaux personnages, réaffirmation de la menace morte-vivante, chaque scène est pensée pour faire table rase des tares passées et redonner à The Walking Dead un centre de gravité.

En témoigne le passage où Maggie (Lauren Cohan) doit, à la manière d’un chef militaire, expliquer à des parents éplorés comment leur fils est mort durant une opération de ravitaillement. Il semble que pour la première fois depuis des siècles, la série envisage d’adopter des enjeux et de cesser de traiter ses protagonistes comme des sacs à viandes anonymes à la merci de scénaristes beurrés au lait de poule.

 

photoUne séquence aussi impressionnante que réussie

 

NEGOGOL

Néanmoins, The Walking Dead n’est pas devenu une série totalement cohérente pour autant. En témoigne l’introduction d’un début de rebellion chez les Sauveurs, dont on sent bien qu’elle est un peu écrite à la va comme je te pousse. Enjeux grossiers, facilité d’usage de l’ellipse séparant les saisons 8 et 9… On sent bien que personne n’a voulu trop détailler les conséquences de la guerre entre Rick et Negan.

 

photo, The Walking Dead saison 9Les zombies ne sont plus de première fraîcheur

 

On ne comprend pas par exemple, pourquoi cette troupe de malheur est encore unifiée, pourquoi il revient à Daryl, largement traumatisé par son passage chez Negan, de tenir en laisse les troupes. Tout cela est une manière bien artificielle d’introduire de la dissension parmi nos héros.

En revanche, on sent que dans le reproche adressé par Reedus, à savoir la dispersion du petit groupe de survivants originaux, il y a là une manière d’adresser un reproche au show en général : oui, The Walking Dead s’est trop étendu, distendu, finissant, à force de sous-intrigues, par ne plus rien raconter du tout. Il était temps de s’en rendre compte. Encore faudra-t-il réussir à ne pas retomber dans ces travers.

  

photo, The Walking Dead saison 9 Rien de tel qu'un bon coup de machette

 

LES RAISONS DE LA COLÈRE

Avec la progression de l’épisode, nous découvrons un peu plus avant ce qui risque de causer la chute de Grimes et de Maggie. La seconde doit comme toujours faire face aux manigances de Gregory (Xander Berkeley), qui entend profiter de la colère des habitants de la Colline perdant régulièrement des proches dans les opérations de ravitaillement.

Une piste pour l’instant gentiment stupide, Gregory s’étant imposé comme un des personnages les plus bêtes, prévisibles et moins charismatiques du show. Plus embarrassant, quand le scénario tente une accélération bienvenue des enjeux et confronte brutalement Maggie et le traître de service, c’est pour mieux abandonner cette problématique et transformer la meneuse de la Colline en vilaine cruelle capable de laisser les ex-Sauveurs mourir de faim.

Une bascule encore appuyée par sa métamorphose en bourrelle impitoyable. Et on a beau être ravis de voir un personnage d’une rare indigence y passer, la scène témoigne encore du manque de finesse de la série.

 

photo, Danai GuriraDanai Gurira

 

Michonne, au cours d’une séquence d’intimité bien gênante avec Rick, évoque une intrigue potentiellement passionnante, à savoir la nécessité de créer un semblant de constitution, de charte. Impossible de savoir si The Walking Dead saura traiter d’une question aussi fine, mais on se souvient que ce type de débat avait su nourrir brillamment les grandes heures d’un Battlestar Galactica.

Au final, les progrès effectués sont indiscutables, et ce premier épisode de The Walking Dead saison 9 est meilleur que ce que la série nous a offert depuis un paquet d’années. Il n’empêche, le show a encore bien des progrès à faire pour espérer redevenir un divertissement digne de ce nom.

 

photo, Lauren Cohan La grande transformation de Maggie ?

commentaires lecteurs votre commentaire !

Rick
13/10/2018 à 14:25

Qu'est ce qu'il faut pas attendre ! Comme si Fear the walking dead avait été une bonne série un jour... Et oui c'est bien Scott Gimple qui a massacré la saison 8 de Walking dead. Fear the Walking dead n'a jamais eu aucun personnage charismatique, le scénario est tout pourri, qu'est ce qu'on se fait chier et aucune cohérence. Si il y a bien un personnage qui ne m'a pas manqué dans ce season premiere de Walking dead c'est bien Morgan...

Rey
10/10/2018 à 14:50

C'est écrit et filmé n'importe comment... les ficelles sont des cordes et c'est chiant.
Le pire c'est qu'ils ont contaminé Fear the walking dead qui était intelligent/adulte et esthétiquement bien foutu (et c'est pas de la faute de Gimple, c'est un des rares de l'univers TWD à savoir écrire un épisode).

Rick
09/10/2018 à 16:28

Globalement, c'est un bon épisode, d'ailleurs les 3 quarts des critiques presses sont d'accord mais néanmoins des choses m'ont déplu. La scène où ils abandonnent la charrue n'est pas crédible une seconde, il y à 10 zombies à tout casser et genre à 5,ils fuient, tout ça pour se débarrasser de tous les zombies en 5s après. Et Rick qui a l'air choqué par la mort de Gregory après tout ce que Rick a fait, pas crédible non plus. Après, j'espère qu'on aura des morts vraiment gores dans cette saison car depuis la mort de Spencer, c'est plus le cas

warriors
09/10/2018 à 09:54

j'adore Walking Dead

Chris
09/10/2018 à 06:19

Un riche aïeul, pas un riche aïeux ! Quand même...

Reallu
08/10/2018 à 18:41

Ça existe encore the walkingn dead ?? L’effet de mode des zombie est mort depuis longtemp et la serie est devenu pire que mauvais... a oui l’argent biensure on va faire 20 saison ou plus meme si cest mauvai$....

Simon Riaux - Rédaction
08/10/2018 à 15:07

@Arnaud

Jamais avant midi.

Arnaud
08/10/2018 à 15:01

Oh putain !!! 3 etoiles sur 5 de la part de Simon Riaux pour un episode de WD ???? C'est Noel avant l'heure !!!!!!!!!!!!
Ou alors il a pris trop de cocaine ce matin, doucement Simon faut faire gaffe avec la conso :p

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