Doom Patrol Saison 1 Episode 2 : "Nous ne sommes pas des héros"

Prescilia Correnti | 26 février 2019 - MAJ : 26/02/2019 11:53
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Affiche

La suite des aventures d’un âne et de ses flatulences, de héros ratés qui sont tombés dans un trou géant et d’un cyborg qui se prend pour Superman. C’est la suite de la Doom Patrol.

Après un épisode pilote qui avait été fortement apprécié des critiques et du public (notre critique ici), la nouvelle série DC Comics continue sur sa lancée absurde et grotesque. De plus en plus loufoque et sans queue ni tête, l’épisode 2 de Doom Patrol ravi encore plus que le premier.

 

 

DONKEY PATROL

Après avoir présenté Cliff (Brendan Fraser), Larry (Matt Bomer), Rita Farr (April Bowlby) et Crazy Jane (Diane Guerrero), il ne manquait plus qu’un seul personnage à l’appel. C’est désormais chose faite puisque Cyborg vient de faire sa grande entrée. Mais avant toutes choses, il faut qu’on consacre ce début d'article à l’incroyable introduction de cet épisode 2.

Il met en vedette, pendant un court instant, un cafard, adorateur du Mal et du Malin, priant pour l’apocalypse et la destruction sur terre avant de se faire happer dans un trou sorti de nulle part. C’est la Doom Patrol et il n’y a pas d’autres explications possibles.

 

photoLe fameux âne

 

Chose d’autant plus tragique, les héros de la Doom Patrol ont tenté en vain de sauver la ville, mais n’ont réussi à récolter que mort, misère et discorde. C’est un "bon retour à un spectacle de merde" selon le narrateur de l’histoire et comme le dit si bien Larry : "voilà à quoi ressemble le monde quand nous y vivons." Ainsi commence un cycle de regret, de déni et de tentative d’évasion pour les membres de la Doom Patrol.

Tandis que Cliff se consacre à récupérer Jane en tentant de comprendre les mystères que peut contenir l’âne et ses gaz verdâtres, Rita choisit de vivre dans le déni en se convaincant qu’une tierce personne réussira bien à trouver une solution. Si tel est le cas, ce sera sans elle.

Pendant ce temps, Larry tente de s'évader de la ville, bien que l’entité énergétique qui l’habite ne soit pas de cet avis. S’ouvre alors une séquence aberrante, frustrante et tordante où ce pauvre Larry ne parvient pas à échapper à son destin. Encore une fois DC nous rappelle que cette série n'est pas là pour lancer des roses aux super-héros puisque bien au contraire, ceux-là n'ont absolument rien d'héroïque ou de noble. Ils sont minables et luttent constamment avec eux-mêmes.

 

photo, April Bowlby, Matt BomerPendant qu'une ville se meurt, d'autres jouent

 

ORIGIN STORY 

La Doom Patrol  réussit un jeu d’équilibriste assez impressionnant en harmonisant les bizarreries de la série avec l’évolution chaotique de ses personnages. Il y a toujours autant d’humour et d’ironie, couplé à de la mélancolie et de la peur. C’est beau et émouvant. Intense et triste.

L'exemple est d'autant plus frappant lorsque l'épisode 2 tente de retracer très brièvement les trois origins story de ses protagonistes. Larry (Matt Bomer), par exemple, était un homme qui menait une double vie. A la fois héros américain, pilote hors pair et un mari de choix avec une famille idéale, mais qui avait un amant masculin et se prenait déjà pour un monstre.

Dorénavant, il vit littéralement avec un autre être en lui avec lequel il doit lutter constamment pour essayer de le contrôler. En résulte une scène de fin assez touchante. Quant à Rita, elle est toujours aussi omnibulée par son image et sa célébrité tandis que Cliff essaie de se défaire de ses vieux démons.

 

photo, Brendan FraserUn robot déprimé

 

Enfin vient l’heure des présentations avec Cyborg. Le robot en confrontation direct avec Cliff. L’un est un héros et l’autre aspire profondément à l’être, mais n’y arrive pas. Le jeune Vic Stone est enthousiaste, apporte un niveau de confiance plus élevé à la Doom Patrol et se conforte dans son idée qu’il est un super-héros super-cool et super-classe. Si en apparence tout va bien, à l’intérieur, c’est un garçon qui est terriblement déprimé, rongé par la culpabilité et oppressé par son père.

Couplé par la jolie prestation sans fioriture (mais pas dingue non plus) de Joivan Wade, Cyborg devient un personnage qu’on appréciera de voir évoluer au sein de la troupe.

Enfin vient Crazy Jane, la fille aux 64 personnalités dont chacune a un pouvoir et un aspect bien tranché. Diane Guerrero affronte le défi d’acteur avec aplomb et entrain alors qu’elle brûle littéralement les étapes de transformation de son personnage.

 

photo, Diane Guerrero, Joivan WadePas facile d'avoir plusieurs personnalités en même temps 

 

WORLD OF DC

L’un des atouts majeurs de la Doom Patrolet qui continue encore de fonctionner avec brio pour l’instant, c’est la maîtrise d’Alan Tudyk, campant Mr. Nobody le méchant principal de l’histoire, dans sa qualité de narrateur externe. Se moquant à la fois des héros et du public passant des fans de Grant Morrison aux trolls de Reddit. Il semble surpuissant, omnipotent, infaillible. Et pourtant, il a peut-être plus peur qu’on ne le croit.

Bien que la Doom Patrol a fait ses premiers pas sur le petit écran dans la série Titans (à voir ici), le nouveau show de DC Comics se plaît à faire de plus en plus de références au monde super-héroïque qui l’entoure. Passant de la mention des laboratoires S.T.A.R., à Flash, la Justice League ou encore Argus, la Doom Patrol  montre qu’elle existe et qu'elle n'est pas une simple série hors de son univers.

 

photo, Matt Bomer, April BowlbySurtout ne loupe pas notre prochain épisode  

 

Aussi absurde que cela puisse paraître, la Doom Patrol est une série émouvante, marrante et fortement intéressante qui pour l’heure nous a touché en plein coeur. C’est bizarre, franchement bizarre, mais on continuera quand même à regarder.

 

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commentaires lecteurs votre commentaire !

Akitrash
27/02/2019 à 13:58

Et franchement j'aurais plus vu une adaptation de DMZ ou Sandman voir Invisibles (l'inspiration première de Matrix) du côté DC/Vertigo ou la superbe série Criminal d'Ed Brubaker...

Akitrash
27/02/2019 à 13:55

Bon définitivement pas conquis... J'avais bien aimé ce qu'en avait fait Grant Morrisson, mais là je trouve ça naze et niais...
Mais cela dit j'ai du mal avec les adaptations DC/Vertigo (série toute pourri de Hellblazer après un film non moins minable et pire que tout Lucifer)... Et je crois que DC de toute façon ne sait plus trop où ils en sont, des comics passant de Vertigo à DC, puis retournant dans un univers plus adulte... J'ai peur pour Swamp Thing...
Je l'ai déjà dit sur l'article de l'épisode 1 mais que les fans de comics se jettent plutôt sur Deadly Class et je pries pour une belle adaptation de Saga qui pourrait vraiment être génial...

P.S: Pourquoi avoir rejeté le pilote de Global Frequency de Warren Ellis qui était pourtant très prometteur...

Geoffrey Crété - Rédaction
26/02/2019 à 17:57

@Lola

Elle est déjà là, publiée il y a environ une semaine :)

https://www.ecranlarge.com/series/dossier/1067833-the-umbrella-academy-que-vaut-la-nouvelle-serie-super-heroique-entre-x-men-et-kingsman-de-netflix

Lola
26/02/2019 à 17:56

A quand votre critique su la umbrella académy Çhez Netflix ? Sauf si Ç est déjà fait ét je m en excuses

Simon Riaux - Rédaction
26/02/2019 à 17:33

@Pseudo81

Bonjour,

S'il ne nous appartient pas de déterminer ce qui est "normal" ou ce qui ne l'est pas, en revanche il est assez habituel qu'un média de cinéma traite de ce qui se fabrique, diffuse et produit, pas seulement en France.

Magazines, ouvrages et sites ont toujours traité de l'actualité cinématographique et télévisuelle, en réservant une partie de cette dernière à des oeuvres pas encore nécessairement dispo sur leur territoire de lecture, et ce bien avant que le téléchargement soit un enjeu.

Nous supposons qu'il n'est pas fondamentalement impossible que des lecteurs soient curieux de ce show, de sa qualité ou de son contenu, quand bien même il n'est pas encore dispo dans l'Hexagone.

Ah et on n'a pas supprimé votre com' il est toujours bien visible.

Pseudo81
26/02/2019 à 15:25

Vous avez supprimer mon com (Surement une maladresse), je demandais si c'était normal de promouvoir le téléchargement illégale ou le vole d'adresse IP, en faisant une tel promotion d'un contenue indisponible en france ???

@tlantis
26/02/2019 à 14:35

j'ai bien aimer le 1er episode.
le 2ème je l'ai trouve rlong mal grès toutes les avantures de nos personnages.
je me suis meme pafrois un peux fais chi....r
j'attends quand meme avec impatience le 3eme vu que la série a le mérite d'être original.

petit coup de coeur sur le generique très bien travailler comme je les aimes.

yellow submarine
26/02/2019 à 13:45

Entièrement d'accords avec la critique, j'ai beaucoup aimé les deux premier épisode.

J'était très surpris de voir Brendan Fraser se lancer dans cette aventure, le look du robot était juste dégueux, mais bizarrement la sauce prend vraiment bien.

Vivement la suite dont le tease du prochain épisode me hype bien

Simon Riaux - Rédaction
26/02/2019 à 13:22

@addicted2chaos

C'est prévu, faut juste qu'on trouve le temps de le finir !

addicted2chaos
26/02/2019 à 13:20

Loin de moi de vouloir troller, mais est-ce qu'il y aura un article sur le 11ème épisode de votre série préférée ? A savoir TWD.

Qui était encore très bon. Mais le 'blème à mon sens, c'est qu'ils ont rectifié le tir trop tard.

Pour Doom Patrol, vu votre enthousiasme, je vais me laisser tenter. Comme je l'avais suivi pour Barry que j'ai fortement apprécié. Merci.

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