Agents of S.H.I.E.L.D. saison 7 : le plus grand final du MCU ?

Elliot Amor | 23 août 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Elliot Amor | 23 août 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58

La phase III du Marvel Cinematic Universe s'achevait l'année dernière avec Avengers: Endgame et Spider-Man: Far from Home. Mais nous n'en avions pas tout à fait terminé. Tout simplement parce que Marvel : Les Agents du S.H.I.E.L.D., la série créée par Joss Whedon en 2013 , n'avait pas encore emmené les fans vers le futur de la franchise. C'est chose faite, on en parle tout de suite.

ATTENTION QUELQUES SPOILERS

VIENS AVEC MOI SI TU VEUX VIVRE

Après que les Agents du SHIELD aient combattu des dieux, la fin de la saison 6 faisait monter la hype en envoyant les protagonistes dans les années 1930. Eh bien nous n'étions pas prêts pour la suite, car, dans cette saison finale, le retour vers les années 2010 se fait en plusieurs étapes pour notre plus grand plaisir. Quand les personnages quittent l'époque de la prohibition, la série nous plonge dans les années 1950 (plus précisément en 1955, presque dix ans après les événements de la série Agent Carter), dans les années 1970 et les années 1980. Avant de nous ramener à la fin de la saison 6.

On comprend très vite que la saison 7 veut se la jouer Avengers: Endgame, ça fonctionne très bien, on ira jusqu'à dire que c'est encore mieux. Tout simplement parce que les héros prennent le "temps" d'explorer l'époque à laquelle ils séjournent. On peut se réjouir de voir que les scénaristes parcourent l'histoire du SHIELD et de l'Amérique de façon très ludique (le fan service est là pour ça). Et ils n'hésitent pas à complètement détruire certains éléments très importants du MCU, créant des paradoxes temporels irréversibles.

 

Photo Chloe Bennet, Clark Gregg, Jeff Ward, Henry SimmonsLes Incorrup-SHIELD

 

Et malgré les catastrophes causées par les méchants robots du futur envoyés dans le passé pour tuer Sarah Connor détruire le SHIELD, les protagonistes reviennent à leur époque comme si rien n'avait changé. Un paradoxe temporel se contente de créer un univers parallèle, c'est un peu ce que les frères Russo essaient de nous expliquer dans Endgame, ça nous a laissés un peu perplexes. Ici, c'est un chouïa plus clair, c'est un peu comme ce qu'on a pu lire dans des comics. Et franchement, dans Retour vers le futur II, on ne sait pas trop comment le vieux Biff est revenu dans la même timeline que Doc et Marty. Et ça ne dérange pas trop de monde.

Certes, l'ensemble n'est pas parfait, mais la structure de l'histoire est très bien pensée et plutôt jouissive, en particulier l'épisode 9. Ce dernier, en plus d'être très bien écrit, est une boucle temporelle à la Edge of TomorrowUn jour sans fin ou Happy Death Day. À deux doigts d'être réduits à néant dans un tunnel spatio-temporel, plusieurs membres de l'équipe ont droit à une évolution plus ou moins majeure en l'espace d'un seul épisode. Surtout Jemma, Daisy et Enoch, dont la fin émouvante fait penser à celle de Tony Stark dans Endgame.

Dès son premier épisode, la saison peut se féliciter de tenir des propos antiracistes et féministes bien amenés et assez subtils pour ne pas tomber dans le pamphlet. En plus, la série se termine sur l'amitié. Les liens entre les protagonistes nous paraissent beaucoup plus forts que dans la plupart des films du MCU. On ressent beaucoup plus l'aspect familial avec les agents du SHIELD qu'avec les Avengers. D'ailleurs, l'arme ultime qui servira à vaincre les Chronicoms est quelque chose qu'on appelle l'empathie. 

 

Photo Clark GreggLes agents secrets anonymes

 

YIPPEE KI YAY PAUV' CON

Ce qui est cool dans une série de plus d'une saison, c'est l'évolution des personnages. Et ce qui est très cool avec Agents of S.H.I.E.L.D., c'est que ses héros n'ont plus rien à voir avec ce qu'ils étaient au début de la saison 1. Coulson est désormais un androïde qui meurt tout le temps, tel un personnage de comics (et Clark Gregg joue beaucoup moins bien dans cette saison), Daisy est un attendrissant mélange entre Black Widow et Leia Organa, Melinda May est devenue empathe (l'opposé de ce qu'elle a toujours été), Mack devient le Thor d'Avengers: Endgame le temps d'un épisode, pour finalement devenir Nick Fury, etc.

Alors oui, on revient sur notre parenthèse concernant le jeu de Clark Gregg. Parce que dans cette saison, hormis Jeff Ward dans le rôle de Deke et Joel Stoffer dans le rôle d'Enoch, ça ne vole pas très haut. Et non, nous ne sommes pas en train de prétendre que tout le reste du casting joue mal dans absolument chaque séquence de la saison. Chaque acteur et actrice fait quelques prouesses, plusieurs personnages secondaires ayant peu de scènes sont plutôt bien interprétés.

 

photo, Joel StofferJoel Stoffer, meilleur acteur des saisons 5 à 7 ?

 

Et parmi les gens qui jouent bien, beaucoup d'entre eux sont des méchants. Et dans les treize épisodes de cette saison finale, il y a plein de méchants. On aime les méchants. Sibyl, la prédicatrice des Chronicoms, est d'un calme assez inquiétant, surtout quand on réalise la menace qu'elle représente. Nathaniel Malick est un énième méchant qui prône l'anarchie sans savoir comment ça marche. On peut d'ailleurs apprécier la présence de John Garrett dans son équipe. Ce dernier est plus jeune que dans la saison 1, son interprète James Paxton, fils de Bill Paxton, a très bien cerné le personnage. Papa serait fier.

En plus de deux Inhumaines, un robot extra-terrestre, un androïde et un mec qui vient d'un futur alternatif, l'équipe accueille un nouveau membre : Daniel Sousa. Sa présence est un bonheur pour les fans d'Agent Carter, surtout que ce héros du SSR (ancien nom du SHIELD) était censé mourir en 1955 après avoir découvert que son agence était infiltrée par l'HYDRA. Oui, on aime le fan service lorsqu'il est bien exploité.

Avec tous ces voyages temporels, on regrette l'absence de certains personnages de la série comme Grant Ward (Brett Dalton). Un simple caméo n'aurait pas été de refus, mais la structure de l'histoire ne le permettait manifestement pas. On a l'occasion de voir très brièvement des versions rajeunies de Victoria Hand, Gideon Malick et Gordon. On découvre aussi une version très aimante de Jiaying, une antagoniste de la saison 2.

 

photo, Henry SimmonsShotgun-Axe-Boy vs. les robots aliens du futur

 

RENDEZ-VOUS DANS LE FUTUR

Tout le monde le sait, les effets spéciaux dans les séries... ne sont pas toujours au top. Agents of S.H.I.E.L.D. a toujours fait de son mieux, les équipes ont souvent eu recours à des petites astuces pour cacher le manque de budget. Mais parfois, ce manque de budget est parfaitement assumé et ça fait partie de l'identité de la série.

En ce qui concerne la saison 7, les techniciens et techniciennes ont plutôt bien bossé. Les téléportations temporelles du Zephyr ne sont pas si moches, les paysages et planètes sont assez jolis, etc. Mais ce qui est visuellement très agréable dans cette saison 7, c'est tout le travail sur la lumière, les mouvements de caméra, et le montage. Le fait que la plupart des épisodes se déroulent à une époque différente permet aux réalisateurs de s'amuser un peu. On se retrouve avec des références au cinéma d'Alfred Hitchcock, de Carol Reed, à Matrix2001Terminator, les films de série B, Top GunBattlestar GalacticaEdge of TomorrowStar WarsDie Hard. Et on ne va pas tout citer parce que ça va faire beaucoup.

 

photoVous ne rêvez pas, ce sont bien des robots scotchés à des missiles.

 

Comme toujours, la bande originale signée Bear McCreary et son protégé Jason Akers fait du bien à nos oreilles. Leurs musiques rendent hommage aux époques durant lesquelles se déroulent les épisodes, c'est un plaisir de cinéphile. Les musiques épiques, intenses et dramatiques du compositeur de Battlestar Galactica et God of War nous font vivre les émotions des personnages. En particulier quand la famille commence à disparaître peu à peu à la fin du dernier épisode.

Qu'on l'aime ou pas, le double épisode final est un des plus spectaculaires de la série, même s'il n'atteint pas le niveau de la bataille de Winterfell (ça n'a surpris personne). Les cascades y sont très bien chorégraphiées et plutôt jouissives, les héros sont badass, on profite enfin un peu de Iain De Caestecker dans le rôle de Fitz, la fin est touchante. Oui, on considère que le final est réussi pour Agents of SHIELD.

 

Affiche officielle

Résumé

Cette septième et dernière saison de Marvel : Les Agents du S.H.I.E.L.D. est sans aucun doute la meilleure, et il s'agit probablement d'une des plus belles surprises de 2020. Si vous hésitez encore, sachez que vous serez assez vite convaincus (surtout qu'il n'y a que 13 épisodes).

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commentaires
Zapan
24/08/2020 à 23:54

Faut dire que LE MCU c'est pas du cinéma, alors se coller 7 saison d'un truc qui doit même pas être de la bonne Tv.

Bref, continuez de descendre le MCU, moi j'aime bcp. Dsl pour les autres, le journal de Mickey est là pour ça

Simon Riaux - Rédaction
24/08/2020 à 17:33

@Rayan Montreal

Comme vous expliquez, sous une critique très positive dédiée à un élément du MCU, que nous détestons le MCU (faut le faire, en gymnastique, c'est comme ça qu'on se blesse), un petit rappel des faits, histoire de rester dans la réalité.

Endgame nous a déplu. La belle affaire. C'est le genre de choses qui arrivent. Et encore, comme on le fait quasi-systématiquement, c'est le rédacteur qui a le plus d'enthousiasme pour le film qui s'est chargé de rédiger la critique.

Concernant le MCU. Nulle haine, puisque la - large - majorité des critiques publiées sur les films qui le composent sont positives. Bien sûr, vous en trouverez de négatives, mais globalement, on les traite avec la bienveillance qu'on accorde toujours aux blockbusters et au cinéma de genre.

Rayan Montreal
24/08/2020 à 17:24

@L'hebdo geek youtube

Ecranlarge ils ont une haine pas possible du mcu et surtout de Endgame qui ne lui pardonne pas qu'il aie dépasser leur film ( navet ) chéri Avatar a qui ils ont filé 5 étoiles ( faut le voir pour le croire )

Cette phrase la pour dire en gros que la fin d une série ( que j adore ) mais qui est tout sauf grandiose n est pas placé la par hasard, depuis 1 an tout ce qu ils font c est descendre descendre et descendre Endgame tout leur " journalistes " sont de même avis sur ce film tous autant qu ils sont, tellement que ca donne à croire qu il y a une directive chez pour a chaque article marvel faut descendre endgame

Miami81
24/08/2020 à 11:36

Une série de qualité, vraiment et qui a toujours essayé de se renouveler. Avec des saisons par contre toujours un peu trop longues. 13 épisodes pour celle ci, c'est bien.

L'hebdo geek youtube
24/08/2020 à 04:43

'' meilleur final du MCU''... Puree mais arrêtez le journalisme sérieux. Avec vos séries bidon. Ce n' est pas parce que o'n vous dis que c 'est' 'relié' ' ou que l' on e'tend genre une fois '' Avengers dans la série ou '' effondrement du shield'' que ça fait parti du Mcu. C' est pour faire style au fan mais une série aussi fade n'a rien à voir avec le mcu... Jamais u'e mini apparition rien... Genre captain America (celui qui ne nécessite pas d'effet spéciaux par exemple. Bref...

Mika
23/08/2020 à 22:03

@Rayan : La saison 5 est ma saison préférée perso, je la recommande hautement.

Jaws
23/08/2020 à 21:59

@Rayan Montréal
Le type il crache sur tous et il a regardé 4 saisons de cette série franchement fades. Pas vu les dernières donc je ne me permettrai pas de les critiquer


23/08/2020 à 21:39

Vu la saison 1,je n'ai malheureusement plus regardé faute de temps. Et Netflix est passé par la. Un jour à la revoyure. C'est vraiment que je faisais parti de ceux qui râlait car enfin de compte pas de connection réelle avec le mcu, mais bon, le show réussissait à vivre de lui même.

Flash
23/08/2020 à 19:12

J'ai jamais regardé, du coup dommage.

Belefi
23/08/2020 à 18:52

Oui il faut tous regarder au risque de ne pas comprendre ????

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