Le compositeur Michael Giacchino en dit plus sur la musique de Rogue One et ses délais ultra-serrés

Christophe Foltzer | 24 novembre 2016
Christophe Foltzer | 24 novembre 2016

Un jour, c'est sûr, nous saurons toute la vérité qui se cache derrière la fabrication de Rogue One, la mise au ban de Gareth Edwards, les problèmes dans la salle de montage, le départ précipité d'Alexandre Desplat. D'ici-là, la promo continue.

Après avoir alimenté les rumeurs les plus folles, et les plus inquiétantes, pendant des mois, cette fois ça y est, Rogue One est enfin sur le point de sortir dans les salles, le 14 décembre prochain. En espérant que rien ne se passe d'ici-là et ne rajoute une difficulté à ce film qui a interdiction totale de se planter. Nous n'allons pas revenir en détails sur les différents problèmes qu'a rencontré le film durant son élaboration mais il faut reconnaitre que le départ un peu précipité du compositeur Alexandre Desplat nous a tous surpris en septembre dernier. Parti rejoindre Besson et son Valerian suite à des conflits d'agenda avec Disney, il a été remplacé au pied-levé par Michael Giacchino, le nouvel homme fort du studio, dont on a pu entendre récemment le travail sur Doctor Strange.

 

Photo

 

Remplacer un compositeur aussi tard dans la chaine de fabrication a dû poser de sacrés problèmes, surtout pour le nouvel élu qui vient d'avouer à Entertainment Weekly qu'il n'avait eu en tout et pour tout qu'un petit mois pour en écrire la bande-originale et qu'il n'avait rien écouté de ce qu'avait déjà composé Desplat pour ne pas se laisser influencer. Ce qui ne l'empêche pas de trouver le temps pour nous donner pas mal d'indications sur ce qui nous attend :

"C'est un film qui, par bien des aspects, est un excellent film de Seconde Guerre mondiale, et c'est ce que j'adore. Mais il contient aussi beaucoup de coeur et je ne voulais pas faire l'impasse dessus.

Alors oui, c'est un film d'action, c'est un Star Wars, et il y a toutes ces choses que vous êtes en droit d'attendre et que vous aimez, mais je ne voulais pas oublier que c'était aussi un film incroyablement émotionnel. C'est vraiment ce qui m'a fait plonger dans le film.

 

Photo Ben Mendelsohn

J'adore travailler sur des projets qui ont pour centre l'émotion, et pas pour autant une émotion manufacturée bien que, c'est une chose étrange à dire puisque c'est exactement ce que nous faisons. Nous manufacturons l'émotion."

Alors c'est bien gentil tout ça, mais nous, ce qu'on veut savoir, c'est de quelle manière sa musique s'inspirera ou s'écartera des compositions légendaires de John Williams. Et ça tombe bien, c'est la suite :

"Elle emprunte aux mêmes sources qui ont inspirées John Williams et George Lucas à l'époque. George regardait du côté du vieux serial Flash Gordon, tandis que John était plus tourné vers Gustav Holst et différents compositeurs pour créer la base de ce qu'ils voulaient transmettre.

 

Photo Mads Mikkelsen

 

C'est un langage exceptionnel qu'a créé John pour ces films. Je voulais lui rendre hommage tout autant que proposer quelque chose de neuf. Quelque chose qui soit vraiment moi. La bande-originale est donc composée à 95% de neuf, parsemée ici et là de quelques morceaux classiques de John Williams pour mettre l'accent."

On peut donc d'ores et déjà s'attendre à retrouver le thème ultra culte de Dark Vador pour son grand retour, et il nous tarde d'être dans 3 semaines pour découvrir si Giacchino n'a pas confondu vitesse et précipitation.

 

Felicity Jones

commentaires

Geoffrey Crété - Rédaction
24/11/2016 à 17:15

@Shell

Merci !

The Shell
24/11/2016 à 17:05

"elle empreinte" vous êtes sérieux ???
Soyez pro les gars relisez-vous !!!

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