Paul W.S. Anderson dévoile l'incroyable histoire derrière son adaptation de Mortal Kombat

Christophe Foltzer | 21 août 2015
Christophe Foltzer | 21 août 2015

Aujourd'hui, Paul W.S. Anderson est surtout connu pour massacrer allègrement la saga Resident Evil au cinéma. Mais il n'en a pas toujours été ainsi puisque, il y a 20 ans, il avait fait l'exact opposé, en donnant ses lettres de noblesse à Mortal Kombat.

Il faut bien comprendre qu'en 1995, le monde du divertissement n'était pas encore aussi légitime qu'il peut l'être aujourd'hui, surtout pas en ce qui concerne les jeux vidéos. Les rares adaptations étaient traités sous la jambe (oui Super Mario Bros, c'est à toi que l'on pense) et côté opînion publique, tout ce qui touchait à leurs chères têtes blondes était plutôt mal vu. Pas étonnant que le jeu Mortal Kombat ait créé une telle polémique lors de sa sortie en 1992, au point d'être l'excuse pour créer le système de classification ESRB.

Mais lorsque le film est sorti, le succès a été total, au détriment de son concurrent direct Street Fighter (avec Van Damme) et encore aujourd'hui, Mortal Kombat reste un cas à part, une réussite.

Lors d'une interview accordée au Hollywood Reporter, le producteur Larry Kasanoff a révélé comment le projet était né :

"J'ai joué à Mortal Kombat dans les bureaux de Midway (ndlr : l'éditeur) pendant une demi-heure puis je me suis tourné vers le patron et je lui ai dit : "C'est Star Wars qui rencontre La Fureur du Dragon, ce n'est pas un simple jeu, c'est un vrai phénomène !" Je lui ai promis que s'il me cédait les droits, je n'en ferai pas seulement un film mais je le déclinerai sur tous les médias possibles. Il m'a regardé et m'a répondu : "Tu racontes n'importe quoi ! C'est juste un jeu d'arcade !" Cela m'a pris trois mois pour le convaincre tellement il n'y croyait pas."

Mais qu'en est-il alors de Paul Anderson ? Comment est-il arrivé sur le projet, lui qui ne faisait que débuter dans le milieu ? Réponse de l'intéressé :

"J'ai grandi dans une ville industrielle appelée Newcastle Upon Tyne où l'industrie du cinéma n'existait pas. Je venais souvent à Londres lorsque j'essayais de faire décoller ma carrière et j'avais souvent des rendez-vous à 10h du matin et à 3h de l'après-midi. Comme je ne connaissais personne là-bas, je passais mon temps libre à la salle d'arcade et l'un de mes jeux préférés était Mortal Kombat. Alors quand j'ai appris qu'ils voulaient en faire un film, j'ai été très enthousiaste là où la plupart des autres réalisateurs regardaient le projet d'un oeil prétentieux."

Et cet enthousiasme a payé puisque Anderson se retrouve aux commandes du projet avec un seul film à son actif, le sympa Shopping. Tout cela a donné Mortal Kombat, un film très fun qui tient encore la route et qui n'annonçait d'aucune manière la rapide déchéance artistique de son réalisateur.

 

commentaires

Anthony
22/08/2015 à 11:27

Incroyable histoire en effet

flash
22/08/2015 à 08:49

Event Horizon, un sacré film, supérieur à ce Mortal Kombat.

Louig
21/08/2015 à 13:37

C'est le Luc Besson rosbeef quoi.

Dirty Harry
21/08/2015 à 13:14

C'est vrai que le Paul est un sacré opportuniste mais son Death Race était pas mal du tout.

Hasgarn
21/08/2015 à 12:39

Faut quand même pas être si négatif.
Déjà, concernant Résident Evil, faut voir ce que Capcom en a fait.
Ensuite, les films sont rentables et cohérents entre eux. Combien ont pu construire une cohérence sur tant de film ?
Et Event Horizon est loin d'être mauvais, Soldier est un très bon film aussi. Le remake de la course a la mort est loin d'être honteux.

Je trouve qu'on tape beaucoup sur ce mec, avec la mauvaise foi de rigueur.

Djack
21/08/2015 à 12:17

Ses films sont vus.

adoy
21/08/2015 à 11:51

Pourquoi déchéance artistique? Ses films sont vus et apprécié...

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