Abdellatif Kechiche : le réalisateur de La Vie d'Adèle condamné à verser 180 000 € à Marin Karmitz

Jacques-Henry Poucave | 20 mars 2015
Jacques-Henry Poucave | 20 mars 2015

Le réalisateur de La Vie d’Adèle vient d’être condamné à payer 180 000 € à la société MK2. Une décision du justice qui vient conclure un conflit ouvert entre l’artiste et Marin Karmitz qui dure depuis 2010.

Le producteur avait annoncé lors du Festival de Cannes 2008 la signature d’un accord avec le cinéaste, portant sur ses trois prochains films. Contre une avance de 270 000 €, le metteur en scène réservait à MK2 l’exclusivité de ses trois prochains longs-métrage.

Le premier à voir le jour sera La Vénus Noire. Sa gestation sera source de conflit, notamment en raison de la durée du film (2h42). Très attendu par la critique, le film sera accueilli assez fraîchement et ne séduira pas le public.

Or, ce ne sont pas Marin Karmitz et sa société MK2 qui produiront La Vie d’Adèle, mais Wildbunch. Lors de la sortie du film, Abdellatif Kechiche expliquait que La Vénus Noire avait été son tournage « le plus éprouvant ». Des souffrances qu’il mettait sur le compte de son producteur. Ce dernier lance alors une procédure judiciaire contre Kechiche, pour non respect de son contrat d’exclusivité, arguant du fait que le réalisateur ne lui aurait proposé qu’un seul synopsis au lieu des deux exigés à minima par son contrat.

Marin Karmitz demandait donc à la justice remboursement de l’avance versée au cinéaste pour non respect de ses engagements. L’artiste de son côté accusait le producteur de « pressions, harcèlements, et agissements déloyaux », tout en lui réclamant 6,5 millions d’Euros de dédommagement. Parallèlement, il réclamait également 500 000 € de dommages à son ancien agent, Nicole Cann, coupable selon lui de lui avoir fait signer l’horrible contrat.

C’est qu’Abdellatif Kechiche estime également que le contrat aurait été modifié ultérieurement à sa signature, laquelle aurait été falsifiée. Mais le tribunal a débouté le metteur en scène de toutes ses accusations et a estimé qu’il devait à son ancien producteur la somme de 180 000 € plus intérêts.

Le cinéaste n’a pas encore commenté cette décision de justice, ni annoncé s’il comptait ou non en faire appel.

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