Videodrome revient au cinéma : 5 raisons de revoir ce chef d'œuvre

Simon Riaux | 28 octobre 2014
Simon Riaux | 28 octobre 2014

Ce mercredi 29 octobre restera dans les annales des amateurs d'horreur et de fantastique. En plus de Massacre à la tronçonneuse, c'est le fabuleux Videodrome de David Cronenberg qui ressort en salles, histoire de nous assurer un Halloween digne de ce nom. Pourquoi faut-il absolument revoir cette curiosité des années 80 ? La réponse en cinq points.

 

Parce que c'est le meilleur Cronenberg.

Aussi flippant que La Mouche, aussi tordu que Le Festin nu, plus dangereusement érotique que Crash et aussi malsain que l'ensemble de sa filmographie, Videodrome est un condensé de l'œuvre du cinéaste. Ses thèmes et obsessions explosent ici à l'écran dans un ouragan charnel inoubliable.

 

Parce que c'est un film visionnaire.

Accusé à sa sortie de jouir des perversions de son temps, le film s'avère désormais une incroyable anticipation des univers virtuels et des réseaux qui ont contaminé notre monde. Les hallucinations des personnages se répandent à l'écran comme autant de statuts et autres tweets, grignotant progressivement notre monde fatigué.


 

Parce que les effets spéciaux de Rick Baker.

Marre des jets de sang numériques et des bébêtes en images de synthèse ? Le légendaire Rick Baker vous offre avec Videodrome quelques très belles trouvailles. Dérangeants et organiques, ses effets spéciaux en remontrent encore à toute la profession trente ans après leur conception.

 

 

Parce que Deborah Harry.

Qu'est-ce qu'un choc érotique ? C'est par exemple éteindre une cigarette incandescente sur la clavicule diaphane de Deborah Harry, nue dans votre salon. La chanteuse de Blondie marque ici le Septième Art d'un second rôle brûlant et imprime de ses lèvres la pellicule et les yeux du spectateur. Dominante et dominée, maîtresse et victime, son personnage brouille les pistes et s'impose comme une des figures les plus troubles du cinéma de Cronenberg.

 

Parce qu'il faut rendre justice à la nouvelle chair.

Classé X à sa sortie, interdit en Angleterre, distribué à la sauvette durant un festival de Cannes qui n'accueillait pas encore David Cronenberg à bras ouverts, le film est un échec. Considéré comme un metteur en scène de seconde zone passablement pervers, son auteur est carrément qualifié de « cinéaste fini, enfin » par Jean-Patrick Manchette dans Hara-Kiri. L'heure est venue de rendre justice au film et de sauver cette pépite que Warhol décrivait comme le « Orange Mécanique des années 80 ».

commentaires

Monsieur Connard
28/10/2014 à 18:38

Un grand merci à Simon Riaux qui, malgré l'habillage EL à destination des "kévin-trolilol", essaie tant bien que mal d'éduquer les teubés à autre chose que des "Marvelleries" périmées.

sylvinception
28/10/2014 à 15:08

On aime ou on déteste, perso j'ai jamais pu blairer son "oeuvre" à Cronenbourg, c'est pas maintenant que je vais commencer.

Bref film totalement surestimé... mais tellement moins chiant que "Cosmopolis" MDR!!

Diego Fuckyourself
28/10/2014 à 11:52

Hé ! Tous ceux qui se plaignent de ne voir que Marvel et DC sur EL, la une du jour c'est un vrai bon film !

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