11ème semaine du cinéma russe

Nicolas Thys | 11 novembre 2013
Nicolas Thys | 11 novembre 2013

Du 13 au 19 novembre, la Russie est à l'honneur dans 3 cinémas parisiens : le Reflet Médicis, l'Arlequin et le Majestic Passy. Cette onzième semaine du cinéma russe vous emmènera dans un voyage à travers la Russie contemporaine avec de nombreux films inédits et plusieurs avant-premières, le plus souvent en présence des réalisateurs ou alors suivis de débats. 18 films seront proposés dont 13 longs-métrages de fiction, 3 documentaires, un film d'animation et un court-métrage.

 


 

Parmi les films les plus attendus, on notera Les Epouses célestes du peuple Mari, le nouvel opus d'Alexeï Fedortchenko, à qui on doit le très beau Dernier voyage de Tanya. Comme dans ce dernier, le cinéaste nous convie à un périple dans les traditions d'une ancienne ethnie qui vit dans les terres russes. Le réalisateur parle de son film: « Les Maris de plaine sont un peuple finno-ougrien des plus nombreux et le seul qui continue à pratiquer des prières collectives dans les bois et à vénérer ses prêtres - les kartas... Les fiancées et épouses célestes des Maris de plaine ne sont pas très différentes des femmes terrestres. Parce que l'amour des hommes terrestres les portent jusqu'aux cieux ».

En parallèle, on pourra voir Les Premiers sur la lune du même réalisateur, un excellent faux-documentaire réalisé en 2005, soit deux ans après Opération lune de William Karel dont il est en quelque sorte le pendant russe. Alors que Karel montrait que les américains n'étaient pas allés sur la lune et que tout avait été filmé par Kubrick, Fedortchenko révèle que les russes y auraient posé les pieds bien avant la seconde guerre mondiale. Tout un programme !

 


 

Une soirée sera également dédiée à une nouvelle venue : Taïssia Igoumentseva dont le premier long, Corps et biens, était en sélection officielle du 66eme festival de Cannes. Ce drame autour de la fin du monde annoncée dans un petit village et de la réaction de ses habitants sera projeté avec un court-métrage de 2012 sur un vendeur qui travaille dans une boutique d'objets insolites : En chemin.

Après les nouveaux cinéastes, les plus anciens sont aussi là et ceux qui connaissent le cinéma russes apprécieront la présence du quatorzième et dernier opus en date d'Alexeï Balabanov, Je veux aussi, sélectionné à Venise cette année. Ce drame criminel est présenté comme une réflexion sur la mort et raconte le périple de cinq personnes vers le mystique Clocher du Bonheur qui, selon les rumeurs, se trouverait quelque part entre Saint-Pétersbourg et Uglitch, à proximité d'une centrale nucléaire fermée depuis longtemps. Dans les polars, on aura aussi droit à Week-end de Stanislav Govoroukhine, une adaptation du roman Ascenseur pour l'échafaud de Noel Calef, déjà porté à l'écran par Louis Malle en 1958.

Les amateurs de films catastrophes auront aussi leur séance avec Métro de Anton Meguerditchev qui se déroule comme son nom l'indique dans le sous-sol de Moscou. Une fissure a laissé pénétrer l'eau d'un fleuve et les gens se retrouvent pris au piège dans des tunnels en proie au déluge. Des décors gigantesques ont été construits à l'occasion dont 117 mètres de voies de métro.

 

 

Ceux qui ont aimé cette année Vivan las antipodas de Victor Kossakovski distribué par Potemkine, pourront aller se régaler d'un de ses précédents documentaires qui date de 2002. Il a réalisé Tishe ! pendant une année depuis la fenêtre de son appartement et propose une nouvelle fois un dispositif incongru et un film passionnant.

Le festival ouvrira par Le géographe a bu son globe d'Alexandre Vélédinski un drame d'après Alexei Ivanov, l'un des grands auteurs russes contemporains. Ce film sur un biologiste qui accepte un poste de géographe dans une école secondaire a obtenu cette année le prix du festival Kinotaure.

Parmi les autres films présentés : Judas d'Andreï Bogatyrev, La Honte de Youssoup Razykov, Elle de Larissa Sadilova, Le Légendaire N°17 de Nikolaï Lébédev, Une Longue et heureuse vie et Koktebel de Boris Khlebnikov, Le Jeu de la vérité de Victor Chamirov tiré d'une pièce de Philippe Lellouche, le documentaire Rudolf Noureev. Le démon rebelle de Tatiana Malova sur les 75 ans du danseur et le film d'animation Macha et l'Ours d'Oleg Kouzovkov.

 

Plus d'infos sur : www.cinema-russe-paris.com

 


 

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