David Fincher a présenté son The Killer à la Mostra de Venise et les premiers avis sur son thriller Netflix sont tombés.
La Mostra de Venise 2023 a connu ses hauts et ses bas durant sa première semaine, avec notamment de premiers avis mitigés pour Ferrari, des avis dithyrambiques pour Poor Things ou encore des critiques plutôt négatives pour Dogman. Et encore, rien ne vaut la destruction en règle de The Palace signé Roman Polanski dont même le directeur du festival, Alberto Barbera, a avoué que c’était un film très faible (alors, pourquoi l’avoir sélectionné ?). Tout ça pour dire que le festival fait son chemin et que les favoris au Lion d’or se dessinent peu à peu. Parmi les possibles prétendants, on retrouve le nouveau film de David Fincher : The Killer.
Cette adaptation de la BD Le Tueur, écrite par Matz et dessinée par Luc Jacamon, est portée par Michael Fassbender, signant son retour dans le monde du cinéma après sa pause automobile. Et si la bande-annonce de The Killer envoyait du lourd, on a désormais une idée un peu plus précise de ce qu’il nous attendra lors de sa sortie sur Netflix grâce aux premiers avis. Revue de presse.
Un tueur est né
« Tout est complètement absurde et pourtant, la conviction et concentration impassible que Fassbender et Fincher apportent à ce ballet professionnel le rendent très agréable. Et il y a des moments où le vernis réaliste est très inquiétant. » The Guardian
« The Killer est magistralement construit. Tout au long, David Fincher oppose son propre contrôle méthodique à celui de son tueur, mais prend le temps de montrer les failles de son protagoniste, de sa logique, et de sa mauvaise connaissance de soi. » Screen Daily
« Disons que The Killer n’a aucune conscience morale, ce qui pourra rebuter certains spectateurs. D’autres pourront se réjouir de l’attitude malicieuse, « je-m’en-foutiste », du film [dans le sens où David Fincher ne se préoccupe pas de savoir comment va réagir le public, ndlr] et du protagoniste, qui semble athée, complètement décomplexé à l’idée qu’une punition divine ou une conscience éthique supérieure puisse exister. » The Hollywood Reporter
Quand tu attends de lire les critiques
« The Killer est une expérience sobre dont le résultat est moins impressionnant que l’effort qui a été fourni pour la créer. Calculer l’efficacité, c’est bien beau, mais il faut un peu de vie pour donner du sens à toutes ces tueries. » Vanity Fair
« Compte tenu de la complexité du travail de Fincher depuis Zodiac en 2007, la relative simplicité de The Killer surprend. […] Une grande partie du plaisir pris devant The Killer se trouve dans sa démarche : regarder quelqu’un travailler méticuleusement et en connaissance de cause dans le but de tuer quelqu’un. Mais une tension sombre et amusante émerge au milieu des questionnements de son anti-héros et la façon dont il se comporte réellement lorsqu’il est acculé. » The Telegraph
« Rempli de séquences fabuleusement composées, défaites par les incessantes observations du protagoniste sur l’absurdité de l’existence, le film ressemble à une tentative de mettre en évidence son propre vide. […] Tous les films de Fincher visent en fin de compte à remettre en question les conceptions du monde de leurs héros, et The Killer n’est pas différent. » Vulture
Quand tu entends qu’on parle de toi
« Si vous vous êtes déjà demandé à quoi aurait pu ressembler un James Bond version Fincher, cela pourrait bien être ça. » Total Film
« The Killer est complètement dévoué à sa note d’intention, un nihilisme existentiel qui reste toujours identique, même au moment où son protagoniste, un Michael Fassbender essentiellement silencieux, commence à changer. C’est aussi insensible que n’importe quel thriller de David Fincher, à la fois prévisible dans sa simplicité, mais aussi étrangement audacieux grâce à ça. » IndieWire
« C’est un genre éternel [le film de tueur à gages, ndlr], mais les réalisateurs modernes s’en tiennent rarement aux bases, pensant qu’ils doivent rendre ces histoires plus élaborées et alambiquées pour garder l’attention du public, alors que c’est souvent le contraire. C’est ce qui fait que le film de Fincher se situe au-dessus. Au lieu de surcharger son histoire avec des couches tarabiscotées, Fincher ramène tout à l’essence du genre. Il ne nous reste plus qu’un tueur et sa conscience, ou tout ce qu’il possède qui pourrait passer pour tel. D’une manière ou d’une autre, entre les mains de Fincher, cette focalisation élargit les possibilités du genre plutôt que de les réduire, en particulier avec un acteur comme Michael Fassbender au centre, jouant un tueur radieux et impitoyable, sans nom ni honte. » Time
Quand tu te caches discrètement pour rejoindre Venise
Avec une note moyenne de 73/100 sur Metacritic avec 16 critiques au compteur, The Killer n’a pas totalement convaincu les critiques présents à Venise. Toutefois, le film de David Fincher semble vraiment se démarquer par une chose : les critiques pointent du doigt les mêmes éléments pour décrire ce qu’ils ont aimé ou non, à savoir l’ambiance glaciale, le style très dépouillé du film et son scénario droit au but. Par ailleurs, il faut rappeler que David Fincher reçoit régulièrement des notes critiques en dessous de ce qu’on peut imaginer
Ainsi, Zodiac, Gone Girl et Mank affichent une note moyenne de 79/100 sur Metacritic, quand Millenium affichait un petit 71/100. Seul The Social Network avait fait l’unanimité avec 95/100. Autant dire qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter concernant la qualité de The Killer, dont la sortie française est prévue pour le 10 novembre sur Netflix.
Vu en en salle en exclusivité
[SPOILER]
Ça ressemble à une série télé, une très bonne série, mais une série quand même :
Le générique, très court, coloré et dynamique, puis cinq chapitres de 25 minutes à la construction similaire.
Pas un grand Fincher, mais un très bon Netflix.
Aimez-vous les Smiths ? ; )
@fuck
Fight Club avait été démoli par la critique… Gone Girl avait été moyennement bien reçu… Donc je pense surtout que les critiques ne comprènent rien au cinéma de David Fincher… Et que du coup seul le pubic sera à même de juger convenablement The Killer…
@的时候水电费水电费水电费水电费是的 Sanchez…………………. « Incroyable qu’un tel maniaque de la technique comme Fincher balance ses films sur un catalogue de plateforme. »
Rien d’étonnant.
Fincher semble avoir décidé de faire ses films. Comme il a envie.
Nolan (attention ,ça va hurler) ou Tarantino (si, si) sont plus grand public. Tarantino est un enfant du cinéma populaire et Nolan est un boutiquier qui réfléchi ses scénarios pour le plus grand nombre.
D’accord avec @valkilmer
Incroyable qu’un tel maniaque de la technique comme Fincher balance ses films sur un catalogue de plateforme. Mank , film pénible dans les souvenirs, est déjà dans les limbes
Je respecte Nolan , Tarantino et d’autres pour leur respect de l’expérience cinéma
Mank quel daube c’était. Même pas pu aller au bout, pourtant j’aime bien Fincher. Espérons que The Killer est lui une réussite
@Lord Sinclair j’ai aussi bloqué sur cet extrait de critiques. Je vois pas où ils veulent en venir, pourquoi ramener ça à la religion, l’athéisme ?
Il n’y a vraiment qu’aux usa qu’on peut trouver un critique qui a l’air de trouver inquiétant qu’un protagoniste semble athée et ne pas craindre la punition divine…. étrangement les pire personnages de l’histoire américaine (et non américaine d’ailleurs) étaient rarement athée…
« un protagoniste, qui semble athée, complètement décomplexé à l’idée qu’une punition divine ou une conscience éthique supérieure puisse exister. »
Sérieusement ?!
Y’a que moi que ça interpelle le fait qu’une personne amorale soit décrite forcement comme ne croyant pas en dieux ?!?
Pu**** d’américains, qui on deux crimes contre l’humanité comme base de la création de leur pays, des dizaines de guerres à leur actif, tout ça la main sur la bible !
D’après les critiques honnêtes c’est un Fincher moyen, supérieur à Mank et à Millenium. On est loin de Fight Club, The Social Network et Gone Girl.
Dommage que fincher ne fasse plus que des dtv netflix. Après tout le monde fait genre de se branler dessus ,et ensuite oublié une semaine après ou plus personne n’en parlera (comme mank).