Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix du 28 janvier au 3 février

La Rédaction | 28 janvier 2022 - MAJ : 28/01/2022 18:38
La Rédaction | 28 janvier 2022 - MAJ : 28/01/2022 18:38

Netflix balance nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Ecran Large revient sur les nouveautés ajoutées par Netflix du 28 janvier au 3 février 2022, films et séries confondus dans une liste non exhaustive.

Quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ? 

la femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre

Disponible sur Netflix - Durée : 8 épisodes d'environ 25min

 

 

Ça parle de quoi ? Lasse de son quotidien monotone, Anna s'assoit à la fenêtre avec un verre de vin et observe la vie des autres pour oublier la sienne. Alors, quand un voisin fort séduisant emménage en face de chez elle, Anna s'enthousiasme de voir enfin la lumière au bout du tunnel. Mais ça, c'était avant qu'elle ne soit témoin d'un horrible meurtre... ou pas ?

Pourquoi il faut la regarder ? Entre comédie noire et thriller d'enquête, La Femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre, au-delà de son titre loufoque, a quelque chose d'intrigant sur le plan stylistique. Embrassant par sa promotion la question de l'individu sain dans un monde fou ou l'individu fou dans un monde sain, on peut espérer une série haletante et barrée, qui saura jouer de ses effets.

Le basculement des genres semble étonnamment bien géré (du peu qu'on en voit dans la bande-annonce), porté par une Kristen Bell à la psyché torturée. Vu la carrière prolifique et diverse de l'actrice (The Good Place, Veronica Mars, Gossip Girl, La Reine des Neiges) et ces quelques images convaincantes, ce nouveau projet pourrait bien être plus intéressant qu'il n'y paraît.

all of us are dead

Disponible sur Netflix - Durée : 12 épisodes d'environ 1h

 

 

Ça parle de quoi ? Un lycée devient l'épicentre d'une épidémie liée à un virus zombie. Pris au piège, les élèves devront lutter pour s'échapper ou risquer d'être à leur tour contaminés.

Pourquoi il faut la regarder ? Parce qu'il y a des zombies... et des lycéens... et des zombies qui mangent des lycéens... Bon, et si ça ne vous suffit pas, il n'y a cas jeter un oeil au succès intergalactique de Squid Game, et à l'accueil plutôt chaleureux fait aux séries Hellbound et The Silent Sea, pour se donner une idée du potentiel d'attractivité de All Of Us Are Dead. Du genre, qui mélange les genres, et qui le fait en Corée du Sud : la série a de fortes chances de tout casser sur la plateforme au N rouge.

Et puis, blague à part, ce concept de mettre des zombies dans un campus de lycéen a un potentiel ludique et régressif assez aguicheur et stimulant. Ce postulat suggère également une souplesse de ton et une générosité que la série peut épouser si elle se laisse complètement aller à l'outrance et au Z débilo-rigolo. De plus, investir un lieu très stéréotypé comme un lycée, et le contaminer de la présence explosive de méchants zombies, oblige à repenser et retravailler cet espace connu pour le rendre tour à tour terrifiant, amusant et stimulant.

Notre critique de All Of Us Are Dead

notre jeunesse en orbite

Disponible sur Netflix - Durée : 6 épisodes d'environ 32 minutes

 

Notre jeunesse en orbite : photoQuand tu te sers de ton expérience sur Gundam et Evangelion

 

Ça parle de quoi ? En 2045, après un accident survenu à bord d'une station spatiale, deux enfants nés sur la Lune et trois jeunes Terriens sont livrés à eux-mêmes et tentent de survivre.

Pourquoi il faut la regarder ? Notre jeunesse en orbite, c'est le deuxième anime de science-fiction de Mitsuo Iso après Dennō coil. Si on peut déjà dire de Mitsuo Iso qu'il s'est fait la main sur ce premier anime avant de livrer Notre jeunesse en orbite pour Netflix, ce serait en fait un doux euphémisme. Mitsuo Iso est un animateur discret, mais qui a officié sur des franchises telles que Gundam ou Evangelion (a fortiori sur l'excellent The End of Evangelion, conclusion de la série avant son reboot fructueux). En d'autres termes, il a travaillé sur deux des plus grandes franchises de mécha, mais aussi de science-fiction japonaise.

On peut parier sur un récit plutôt convenu avec des gosses livrés à eux-mêmes et découvrant que la diégèse de l'oeuvre cache un lourd secret (expérimentation sur ces fameux enfants, guerre nucléaire qui a mené l'humanité dans l'espace, au hasard ?) comme l'était grossièrement The Silent Sea. Gageons quand même que Notre jeunesse en orbite sera d'une qualité plus élevée.

les enfants du paradis

Sur Netflix le 1er février / Sortie : 1945 - Durée : 2h43

 

Les enfants du paradis : photo, ArlettyAvec Arletty, beaucoup de comédiens de renom... et une marée de figurants

 

Ça parle de quoi ? Ce conte romantique suit trois hommes de théâtre qui s'éprennent de la même femme dans le Paris du XIXe siècle.

Pourquoi il faut le regarder ? Depuis quelque temps, le catalogue de Netflix s'aventure timidement avant les années 1990, grâce aux filmographies de Blier et Chabrol par exemple. Mais avec l'ajout des Enfants du Paradis, il fait encore un prodigieux bond dans le temps pour acquérir l'un des plus grands classiques du cinéma français des années 1940. Difficile de résumer ici ces 2h43 de déclaration d'amour à l'art de la performance et de l'image, teintée d'un lyrisme toujours aussi dévastateur, qu'on doit au duo à son origine : Marcel Carné et Jacques Prévert, chargés respectivement de la réalisation et du scénario.

N'y voyez pas un film d'auteur abscons à décortiquer. Les enfants du paradis est avant tout une grande oeuvre populaire, extrêmement spectaculaire (les décors sont impressionnants) et profondément touchante, qui entend justement plonger dans la culture qui a fait naître le cinéma. En conférant une certaine grandeur aux tourments et aux victoires des petites gens, il prouve une fois de plus l'accessibilité et la lucidité du réalisme poétique, courant cinématographique qu'on vous urge de découvrir si vous aussi vous êtes tombés sous le charme de cette petite troupe de personnages. En attendant de découvrir Le Jour se lève, autre monument de Carné à la beauté universelle.

7 films de claude berri

Sur Netflix le 1er février

 

Germinal : photo, Judith Henry, RenaudLe choc quand tu vois Netflix ajouter des bons films

 

Lesquels ? Le vieil homme et l'enfantTchao PantinManon des SourcesJean de FloretteUranusGerminal et Ensemble, c'est tout

Pourquoi il faut les regarder ? Parce que ce n'est pas tous les jours que Netflix balance un pan de la filmographique d'un cinéaste français. Après François Truffaut, Bertrand Tavernier ou  Agnès Varda, c'est donc au tour de Claude Berri de bénéficier de la notoriété de Netflix pour espérer conquérir le coeur des jeunes abonnés ne le connaissant pas encore (oh oui, ils sont sans doute nombreux) ou des amoureux de son cinéma qui se feront un plaisir de redécouvrir certains de ses longs-métrages.

Les films mis à disposition sur Netflix ne mettent pas en avant ses oeuvres où il a fait son quasi-autoportrait (sauf avec Le vieil homme et l'enfant), toutefois, le catalogue choisi détient quelques pépites. Parmi elles, on compte évidemment le formidable Tchao Pantin, film policier savamment mené par Coluche, ses deux adaptations de Marcel Pagnol (Manon des Sources et Jean de Florette) et évidemment sa grande fresque historique adaptée de Zola, Germinal, au casting dingue : Gerard Depardieu, Miou-Miou, Renaud, Jean Carmet... Autant dire qu'il y a l'embarras du choix pour y voir du bon cinéma.

sorry to bother you

Sur Netflix le 1er février / Sortie : 2018 - Durée : 1h52

 

Sorry to Bother You : photo, Lakeith StanfieldLa tête du spectateur lorsqu'il découvre le film pour la première fois

    

Ça parle de quoi ? Suivant les conseils d'un collègue, un télémarketeur grimpe dans la hiérarchie, mais son sens moral s'effrite, et entre patrons et employés, sa loyauté balance.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que le long-métrage de Boots Riley, Sorry To Bother You, est un pur trip fou et délirant. Le plaisir communicatif de jouer avec les décors, la lumière, le découpage et le doublage fait de ce premier film une explosion généreuse et pleine d’énergie. Par ailleurs, le ton acide, qui tend vers le grotesque, de l’écriture de Riley est éminemment politique et attaque avec fougue le système capitaliste tout en étant lucide sur son potentiel d’attractivité.

Sorry To Bother You est également particulièrement fin quant à l’écriture de ses personnages dont le portrait ne cède jamais au manichéisme, mais mélange constamment leurs enjeux intimes aux enjeux de groupe, dans un jeu complexe d’affects. Cette acuité est d’ailleurs exaltée par l’interprétation d’un casting ahurissant de talent, entre un Lakeith Stanfield immédiatement attachant, une Tessa Thompson impériale et une galerie de seconds rôles fous allant d’un Jermaine Fowler hilarant à un Armie Hammer terrifiant.

Notre critique de Sorry To Bother You

Planète terreur

Sur Netflix le 2 février - Durée : 1h54

 

Planète terreur : photo, Bruce WillisAvec un casting qui s'amuse bien

 

Ça parle de quoi ? Un groupe de survivants doit combattre une armée de zombies contaminés par un gaz toxique et empêcher l'épidémie de se propager.

Pourquoi il faut le regarder ? Pour se consoler du saccage des épisodes du Livre de Boba Fett réalisés par Robert Rodriguez. Capable du pire, le cinéaste est tout à fait à même de divertir quand il est bien accompagné, comme nous l'a encore démontré Alita : Battle Angel récemment. Ses collaborations avec Quentin Tarantino en particulier restent très agréables une bière à la main.

La preuve avec Une Nuit en enfer, mais surtout le diptyque Grindhouse, composé de plusieurs fausses bandes-annonces (il faut regarder celle d'Edgar Wright), de Boulevard de la mort et bien sûr de Planet Terror. Ce dernier, distribué indépendamment de la plupart des autres films chez nous, est peut-être le plus bourrin et donc le plus plaisant. Rodriguez plonge tête la première dans le bis décomplexé, liquéfie du zombie, affuble son actrice Rose McGowan d'une mitrailleuse-jambe (un équipement pas des plus pratiques en théorie) et souille jusqu'à Lawrence d'Arabie. Que demande le peuple ?

L'Arnaqueur de Tinder

Sur Netflix le 2 février - Durée : 1h54

 

L'Arnaqueur de Tinder : photoÀ regarder avec une glace vanille et un verre de Chardonnay pendant une soirée pyjama 

 

Ça parle de quoi ? Il a courtisé des femmes en ligne en se faisant passer pour un riche magnat, avant de leur extorquer des millions de dollars. Aujourd'hui, certaines veulent se venger.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que ce sont les producteurs de Don't F**k With Cats : Un tueur trop viral qui nous amènent un nouveau documentaire glaçant et terriblement tentant. Si on n’est pas sûr que L'Arnaqueur de Tinder soit du même acabit, les récents documentaires sur Netflix (notamment ceux qui parlent de sport et de meurtres) ont remporté une franche adhésion. On souhaite la même destinée à L'Arnaqueur de Tinder.

Ce documentaire à l'allure sévèrement romancé et mis en scène a d’ailleurs la qualité de réussir à réunir tous nos plaisirs coupables. Applications de rencontre, jets privés et yachts démesurés, menaces téléphoniques et méchant psychopathe qui se fera sans doute coincer par une équipe de nanas remontées sont au programme. Dans la galaxie de nos besoins situés dans l'estomac, nous tenons peut-être un visionnage honteusement et jouissivement pulsionnel à mi-chemin entre You et Gossip Girl.

Mais aussi...

Murderville, L'Embarras du choix, Au service du passé, Comment éléver un super-héros saison 2, Hotel Transylvannie 3, Panique à Central Park, Victoria, Top Gun, Selena, Driven, Star Trek Sans Limites, Jay & Silent Bob Reboot, Anne Frank, ma meilleure amie, Feria, l'éclat des ténèbres, Ninja Turtles 1&2, Jackass 3.5...

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commentaires
Tamablanc
31/01/2022 à 21:04

Génial ce rond book de Netflix!
Continuez surtout!

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