Killer Game : Netflix empile les cadavres dans la bande-annonce de son film d'horreur

Raphaël Iggui | 13 septembre 2021 - MAJ : 13/09/2021 18:21
Raphaël Iggui | 13 septembre 2021 - MAJ : 13/09/2021 18:21

Un mystérieux tueur fait remonter les secrets les plus inavouables d'une petite ville dans la bande-annonce du film d'horreur-teenager de Netflix, Killer Game.

Si les productions Netflix offrent moult motifs de plainte (uniformisation, industrialisation, etc.), force est de reconnaître que la plateforme a su s'imposer sur le volet horreur. Que ce soit en récupérant des oeuvres du monde entier pour garnir son catalogue, ou en finançant des séries et des films sur tout le globe (l'Indienne Ghoul, la Sud-Coréenne Kingdom), le bloody N a su s'offrir une place de choix par rapport à la concurrence. 

La qualité de ses productions est évidemment très variable, mais la plateforme a su s'arroger de véritables auteurs comme Mike Flanagan, qui vient d'enchaîner deux saisons de son anthologie The Haunting, pour bientôt revenir avec Midnight Mass et The Midnight Club. La plateforme commence même à décliner la formule sur d'autres segments démographiques, les enfants avec la sortie prochaine de Night Books et les adolescents avec la récente trilogie des Fear Street. C'est d'ailleurs à ce public que semble s'adresser Killer Game dont la bande-annonce vient de tomber. 

 

 

Au lycée Osborne High, où les élèves meurent alors que leurs secrets les plus terribles sont dévoilés, Makani et ses amis font leur possible pour arrêter le massacre. Évidemment, tout en oubliant quelques coïts d'un érotisme digne d'un dimanche matin devant Le Jour du Seigneur, Netflix désire tout de même titiller les hormones de sa clientèle en pleine puberté. 

Adapté de la nouvelle éponyme de Stephanie Perkins publié en 2017, Killer Game (ou There's Someone Inside Your House en version originale) est présenté comme un mélange entre les slashers des années 80-90 façon Scream et les films de passage à l'âge adulte façon John Hughes. C'est en tout cas comme ça que Shawn Levy, co-créateur de Stranger Things, et James Wan (réalisateur de Conjuring, Insidious ou Malignant récemment) présentent le film, étant tous deux présents en tant que producteurs à travers leurs sociétés respectives, 21 Laps Entertainment et Atomic Monster Productions. 

 

PhotoLe Breakfast pour serial killer - club

 

Au casting, on retrouvera notamment Sydney Park, déjà aperçue dans The Walking Dead et Pretty Little Liars: The Perfectionists, ainsi que Théodore Pellerin, jeune acteur québécois qui nous avait marqués par son interprétation dans Chien de Garde en 2018. Le tout sera réalisé par Patrick Brice habitué du genre puisqu'il était derrière Creep et sa suite ainsi que plusieurs épisodes de l'anthologie télé des frères Duplass, Room 104. 

Killer Game est prévu sur la plateforme pour le 6 octobre 2021, et on espère très fort que le film ira au bout de son potentiel, loin des belles promesses et du pétard mouillé que fut la trilogie Fear Street.

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commentaires
Gonzo
14/09/2021 à 14:01

"C'est quand même triste de voir à quel point Netflix est prête à injecter des sous pour financer n'importe quelle production visant les 12-22 et n'a pas renouvelé The society qui était la seule un tant sois peu interessante. "

Le bu de Netflix c'est d'etre rentable et de faire de l'argent. Si ils font ca c'est que c'est bon pour eux, donc 'est par leur faute si le publique aime la merde

MoiLeVrai
14/09/2021 à 10:27

C'est quand même triste de voir à quel point Netflix est prête à injecter des sous pour financer n'importe quelle production visant les 12-22 et n'a pas renouvelé The society qui était la seule un tant sois peu interessante. Dommage

Madolic
14/09/2021 à 09:45

Encore un casting avec des acteurs qui font 25 piges pour jouer des lycéens ...

GTB
14/09/2021 à 01:18

Autant il est indéniable que Netflix communique beaucoup avec le jeune public et s'assure qu'ils ont toujours de quoi mater (en même temps c'est un public qui a du temps et est pas mal sur twitter), autant le terme "uniformisation" ne me semble pas représentatif du catalogue (au contraire, ils mitraillent dans tous les sens). Parce qu'à côté des Fear Street, Kissing Booth, Red Notice et autres mainstream/teenagers, ils balancent aussi des The Dig, Oxygène, Beckett, Pieces of a Woman, Night in Paradise, Ferry, I'm Thinking of Ending Things, Roma, Klaus, Ma Rainey’s Black Bottom, Mank, Dolemite, Marriage Story, Beasts of No Nation, I Don’t Feel at Home in This World Anymore, The Two Popes, Private Life, etc...ou prochainement Don't Look Up, The Hand of God, Lost Daughter, The Power of the Dog (qui viennent tous 3 de repartir avec des prix de la Mostra). Et je ne vois pas bien où est l'uniformisation là dedans ^^.
On notera d'ailleurs que parmi "les gros poissons", ils sont de ceux qui ne font pas tant d'exploitation de licences que ça; laissant une bonne place aux restes. C'est pas une garantie de qualité on est bien d'accord, mais c'est une philosophie qui me parle.

Sinon ce Killer Game (encore une magnifique localisation du titre...), lui, n'est pas pour moi.

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