Les nouveautés films et séries à voir sur Netflix ce week-end

La Rédaction | 20 août 2021 - MAJ : 21/08/2021 10:20
La Rédaction | 20 août 2021 - MAJ : 21/08/2021 10:20

Netflix balance à tout va nombre de films et séries dans son catalogue chaque semaine, sans qu'on les remarque ou que la plateforme ne l'annonce officiellement. Chaque fin de semaine, Ecran Large reviendra donc sur quelques nouveautés ajoutées par Netflix dans son catalogue, films et séries confondus, originaux ou pas, dans une liste non exhaustive.

Alors, quels sont les films et les séries à ne pas manquer ce week-end sur la plateforme de streaming ?

 

photo, Alexander Ludwig, Taissa FarmigaChut, ça va commencer !

 

Le Monde est à toi

Ça parle de quoi ? Prêt à se ranger, un petit dealer parisien prend un dernier job. Et tout dérape entre l’Espagne, des gangsters déjantés, un ancien amour et surtout sa roublarde de mère.

Pourquoi il faut le regarder ? Depuis 2010 et Notre jour viendra, on était restés sans nouvelles du Romain Gavras réalisateur de films, qui avait laissé le Romain Gavras réalisateur de pubs et de clips prendre sa place. C’est pourtant un gros morceau de barbaque cinématographique que nous propose le fils de Costa-Gavras avec Le Monde est à toi. Ici, Gavras mélange toutes ses expériences et ses influences pour offrir un film aussi abouti sur la forme que sur le fond.

Divertissement pop carburant au Guy Ritchie et au PNL, Le Monde est à toi ne fait jamais primer son esthétique ultra-soignée sur le déroulement de son intrigue. Sa galerie de personnages bigarrés n’en reste pas moins fouillée et finement caractérisée, leurs relations étant le moteur d'un récit qui se permet de disserter sur la confiance et la responsabilité entre deux braquages de cargaison de cannabis. Une réussite qu'on peut sans doute également attribuer à un casting "on fire" dont on retiendra particulièrement Vincent Cassel en ex-beau-père paumé ainsi qu'Isabelle Adjani en matriarche d’un gang de pickpockets et mère indigne. 

 

photo, Vincent CasselLe monde est à feu et à sang

 

Sweet Girl

Ça parle de quoi ? À cause des méchants riches, la gentille femme d'un gentil ours des bois est morte d'un vilain cancer. Parce que la fatalité n'est pas un mot qu'on épelle quand on cuisine souvent des salades de doigts, notre héros s'en va donner une petite leçon de savoir mourir à ceux qui l'ont privé de la lumière de ses jours.

Pourquoi il faut le regarder ? Parce que si Jason Momoa n'est pas toujours le comédien le plus subtil, il est en revanche systématiquement d'une intensité remarquable, et d'un investissement physique palpable. Des qualités essentielles quand on participe à un film de vengeance dont le principe est de dézinguer des gros bourrins en famille. Autant de qualités qu'on retrouve chez sa jeune partenaire Isabela Moner, qui nous avait déjà fait forte impression dans Sicario : La Guerre des cartels.

Il ne faudra bien sûr pas s'attendre à une écriture renversante, ou à des trouvailles débordant d'originalité, mais une durée raisonnable et une bonne gestion des scènes d'action permettent au métrage de remplir efficacement son rôle de divertissement à base de compote de cartilage. Reposant sur des affrontements physiquement éreintants, une paire de mises à mort tantôt graphiques, tantôt sympathiquement créatives, Sweet Girl nous rappelle que ce bon Jason est peut-être le Steven Seagal dont les vrais attendent le retour depuis bientôt trente ans.

 

Photo Jason MomoaJason > les voitures

 

Scream Girl 

Ça parle de quoi ? Une adolescente se retrouve enfermée dans le monde fictif du film d'horreur culte dans lequel sa mère, décédée depuis, a joué vingt ans auparavant.

Pourquoi il faut le regarder ? Les "néo slashers" et autres slashers parodiques ont beau courir les rues, peu sont ceux à tirer leur épingle du jeu. Il faut dire qu'il est facile de moquer avec cynisme les codes déjà largement méprisés du genre et de compenser une réalisation feignante par des clins d'oeil lourdingues. D'où l'importance de Scream Girl, bien plus qu'un pastiche efficace.

Non seulement le long-métrage réalisé par Todd Strauss-Schulson et scénarisé par Joshua John Miller et M.A. Fortin s'avère très drôle, grâce à un sens du tempo maîtrisé, une mise en scène par moments franchement géniale et un bodycount généreux, mais il parvient même à insuffler un peu d'humanité dans la contrefaçon. Scream Girl ne se contente pas de souligner l'artificialité des Vendredi 13 et consorts, il l'utilise pour mettre en scène la terrible facticité de certaines relations. Un pur film de festival, et un petit plaisir parfait pour un week-end.

 

photo, Thomas MiddleditchEt vive le selfie stick

 

Sous le même toit 

Ça parle de quoi ? Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu'il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée...

Pourquoi il faut le regarder ? Parce qu’on doit faire confiance à un ancien Nul en toute circonstance, en la personne de Dominique Farrugia. Le partenaire de jeu d’Alain Chabat, de Chantal Lauby et du regretté Bruno Carette est passé à plusieurs reprises derrière la caméra et a tourné des comédies. Sous le même toit, dernier film en date de Farrugia, en fait partie et fait directement écho au premier essai du réalisateur : Delphine 1, Yvan 0.  

En effet, le thème de la séparation d’un couple est de nouveau repris, mais dans un cadre moins tragique et plus proche de Papa ou maman du duo Marina Foïs et Laurent Lafitte de la Comédie-Française. À la place de Julie Gayet et de Serge Hazanavicius, Dominique Farrugia a fait confiance cette fois-ci à Gilles Lellouche et Louise Bourgoin pour camper le couple principal de son long-métrage. L’entente entre les deux interprètes fonctionne bien, même si les gags pêchent parfois par des lourdeurs qui empêchent de faire de Sous le même toit, une comédie efficace à tout point de vue.

 

Photo Gilles Lellouche, Louise Bourgoin"Qu'est-ce qu'il y a de bon aujourd'hui chez Netflix ?"

 

Directrice 

Ça parle de quoi ? La docteure Ji-Yoon Kim prend la tête du Département d'anglais de la prestigieuse université américaine de Pembroke. Première femme à occuper ce poste et personne de couleur, Ji-Yoon doit relever plusieurs défis inédits. 

Pourquoi il faut le regarder ? Le duo David Benioff et D. B. Weiss se retrouve pour une nouvelle série après Game of Thrones, mais ici avec la casquette de producteurs. Loin de la saga fantaisie de HBO, Directricecréée par Amanda Peet (qui quitte son statut d’actrice pour la première fois) et Annie Julia Wyman offre une plongée dans les hautes sphères académiques américaines avec un regard aussi acide que drôle.

Un rôle taillé pour Sandra Oh qui campe cette fameuse directrice et qui a ici toute la place pour laisser libre cours à son talent comique, qu’on n'a que peu eu l'occasion d’entrapercevoir dans Grey's Anatomy ou Killing EveN’ayant probablement pas peur d’aborder tous les sujets qui fâchent, allant du racisme au sexisme, Directrice pourrait réussir à tout manier avec un joli doigté en gardant l’équilibre entre la satire et la comédie légère.

 

photo, Sandra OhGirlboss

 

OCEAN'S 8

Ça parle de quoi ? De 8 femmes qui décident de réaliser un énorme braquage, plutôt qu'un film de François Ozon.

Pourquoi il faut le regarder ? Pour se rappeler le sens véritable du mot "douleur". Parce que oui, nous autres petits fils de Babel d'Occidentaux privilégiés, nous oublions trop souvent combien confort, aisance, vie paisible et tracas finalement modérés, nous ont éloignés de la connaissance intime de la souffrance. Et cela a été prouvé par quantité d'études sérieuses menées par le très respectable IHU de Marseille, Ocean's 8 est une des plus pures essences d'afflictions jamais créées par l'humanité.

Pour beaucoup, le film est devenu légendaire, depuis sa consécration par de fameux Cénobites, prêtres de l'enfer bien connus pour prendre leur panard en torturant des hommes, femmes, enfants, en possession d'éditions vidéo du long-métrage. D'aucuns prétendent même que de nombreux spectateurs auraient mis fin à leur jour après un premier visionnage, pour pouvoir le redécouvrir infiniment dans l'au-delà. Bref, Ocean's 8 est un film clef pour bien saisir les infinies possibilités de nos terminaisons nerveuses.

 

photoOcean's hate

 

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commentaires
DodeoLedeo
21/08/2021 à 07:24

A voir absolument c'est Brand New Cherry Flavor, Si on aime le style The End of the Fu**World, Ratched, sur Flix, monstrueux, cruel, drôle, gore.

JR
20/08/2021 à 22:50

Le monde est à toi, Cassel improbable, Leklou parfait, Adjani hallucinante... Bonne surprise

Heil Hydra
20/08/2021 à 21:43

Que de la daube quoi

Pifpaf
20/08/2021 à 20:50

Bon ba du coup je supprime oceans 8 de ma liste

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