Après The Color out of Space, la prochaine adaptation de Lovecraft par Richard Stanley se dévoile un peu

Mathieu Jaborska | 22 janvier 2020 - MAJ : 22/01/2020 18:10
Mathieu Jaborska | 22 janvier 2020 - MAJ : 22/01/2020 18:10

Certaines sociétés de production sont capables à elles seules de faire vivre un cinéma autre. SpectreVision fait définitivement partie de cette niche.

La firme fondée par Elijah WoodDaniel Noah et Josh C. Waller s'évertue depuis 2012 à donner vie à des projets résolument originaux, des prises de risques extrêmes qu'on aimerait voir plus souvent sur nos écrans. Il y a eu le mystérieux A Girl Walks Home Alone at Night, le thriller informatique Open Windows, l'objet non identifié The Greasy Strangler, l'inédit Daniel Isn't Real et enfin le sommet de Nicolas Cage-porn qu'est Mandy.

 

photo, Nicolas CageNicolas Cage dans le rôle de Nicolas Cage dans Mandy

 

Mais SpectreVision s'est encore plus fait remarquer quand elle a annoncé produire l'adaptation d'une nouvelle culte de H.P. Lovecraft, La Couleur tombée du ciel. Pour ça, elle s'est alliée à l'émérite Richard Stanley, grand connaisseur de l'oeuvre de l'auteur. Le résultat, c'est The Color Out of Space, un film incroyablement rafraichissant, comme le précise notre critique. Alors que le public français peste contre l'absence scandaleuse de distributeur, Elijah Wood et son équipe ont décidé de faire plaisir aux curieux et aux convaincus.

The Color Out of Space est donc le premier volume d'une série de trois adaptations de Lovecraft, toutes réalisées à priori par Stanley. On sait quelle sera la prochaine nouvelle à passer à la casserole : L'Abomination de Dunwich. Une histoire très claustrophobique qui devrait satisfaire les amateurs de grosses bestioles. Pour l'instant, le 3e long-métrage reste un mystère, même si, selon son réalisateur, on peut déjà se faire une idée. Dans le numéro 335 du magazine Mad Movies, il est revenu sur ses prochains projets.

 

Color out of spaceL'ambiance fantastique de The Color Out of Space

 

"Pour ce dernier [film], je dois garder le secret, mais si je vous dis que la série doit devenir de plus en plus apocalyptique, vous pourrez sans doute deviner de quelle nouvelle il s'agit. Cependant, L'abomination de Dunwich fait déjà un grand pas dans cette direction apocalyptique, et c'est donc parfait pour commencer à déployer la mythologie de Cthulhu. Mon adaptation sera l'occasion de montrer le Necronomicon, et aussi de retourner sur le campus de l'Université de Miskatonic pour la première fois depuis Re-Animator."

Galvanisé par le succès critique de sa première adaptation, le cinéaste semble prompt à s'engouffrer encore plus profondément dans l'univers de son mentor, ce qui implique de mettre en scène les deux éléments les plus célèbres de sa mythologie : le Necronomicon et la légende de Cthulhu. Dans un entretien à Rue Morgue, il a confirmé un lien entre ses deux films, comme Lovecraft liait ses histoires par des topos thématiques traumatisants :

 

photo, Julian HilliardOn ne peut pas le concevoir, mais ça fait flipper

 

"Je suis heureux de dire que SpectreVision a concrètement donné le feu vert à deux adaptations supplémentaires de Lovecraft, et je suis actuellement en train de préparer ma nouvelle adaptation de L'Abomination de Dunwich. Ça se passera dans le même milieu que The Color Out of Space, dans un futur proche, dans un comté d'Arkham frappé par le désastre. Avec de la chance, on pourra mettre ça en boite cet hiver." 

Stanley, enthousiaste, ne perd pas de temps, histoire de profiter des retours sur son précédent essai. Pour l'instant, on ne sait rien de plus de ces deux nouveaux projets très excitants, annonçant peut-être un nouvel âge d'or pour les films lovecraftiens, à l'instar de celui généré par la trilogie de Stuart Gordon. En effet, avec la série Lovecraft Country, prévue pour cette année également, le maître de la terreur cosmique aura rarement autant été célébré.

 

affiche

commentaires

MystereK
23/01/2020 à 10:36

Cela si longtemps que j'attends le retour du grand Richard Stanley.

Numberz
22/01/2020 à 20:34

Bon sang, le blu ray que l'on voudrait

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