Robert Evans, le producteur du Parrain et de Chinatown est mort à 89 ans

Déborah Lechner | 29 octobre 2019
Déborah Lechner | 29 octobre 2019

Hollywood perd une autre de ses étoiles avec la disparition du producteur iconique Robert Evans à qui on doit des films aujourd'hui cultes.

Les plus grandes carrières ne commencent pas forcément sous les meilleurs auspices. Avant de devenir un symbole du Nouvel Hollywood des années 70 et de décéder à l'âge de 89 ans ce 26 octobre 2019, Robert Evans se considérait avant tout comme un acteur raté. Le producteur a débuté devant la caméra dans des rôles mineurs pour Lydia Bailey de Jean Negulesco, L'Homme aux mille visages de Joseph Pevney ou encore Le Soleil se lève aussi d'Henry King, sans jamais rencontrer de succès. Il lâche donc sa carrière, mais décide de rester dans le milieu du cinéma. 

C'est à seulement 36 ans, dans les années 60, que Robert Evans décroche le poste de responsable des productions européennes de la Paramount qu'il sauve alors du naufrage en misant sur des films comme Rosemary's Baby de Roman Polanski, Le Parrain de Francis Ford CoppolaLove story d'Arthur Hiller, Harold et Maude d'Hal Ashby ou encore Roméo et Juliette de Franco Zeffirelli, malgré quelques déconvenues, notamment Catch-22 de Mike Nichols.

 

photo, Kid stays in the picture (The)Robert Evans dans The Kid stays in the picture

 

En 1974, le cinéaste choisit de devenir producteur indépendant. On lui doit ainsi Chinatown de Roman Polanski pour lequel il est d'ailleurs nommé aux Oscars, mais aussi Marathon Man de John SchlesingerPopeye de Robert Altman ou encore Cotton Club de Francis Ford Coppola.

Les années 80 sont beaucoup plus sombres pour Robert Evans, accusé de trafic de cocaïne, mais aussi d'être indirectement impliqué dans le meurtre de Roy Radin, alors coproducteur de Cotton Club, avant d'être blanchi par la justice. Ces derniers projets ne seront pas ceux qui resteront dans les mémoires, il meurt d'ailleurs avant la sortie de The Stranger at the Palazzo d'Oro, une adaptation du recueil éponyme de nouvelles érotiques de Paul Theroux.

Mais le producteur de légende dont on ne saurait résumer la vie en un seul article a laissé derrière lui ses mémoires dans une autobiographie publiée en 1994, filmée en 2002 et intitulée The Kid Stays in the Picture.

 

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commentaires

EddieFelson
31/10/2019 à 21:34

@Faurefrc
Je conseils également la lecture de ces deux ouvrages passionnants sur cet âge d’or du cinéma US. :)

CinéGood
29/10/2019 à 16:14

Coppola lui doit beaucoup. Robert Evans a été celui qui a défendu le plus fermement son montage de 3h face aux studios qui voulaient une version de 2h.
L'épisode sur Rosemary's Baby et la manière dont il a fait rester Mia Farrow contre l'avis de Sinatra est savoureux.

Faurefrc
29/10/2019 à 15:35

Il tenait aussi une grande place dans le livre « Le nouvel Hollywood » de Peter Biskind, qui regorge d’anecdotes sur cette période dorée du cinéma ricain.
A lire aussi du même auteur et tout aussi passionnant « sexe, mensonges et Hollywood »

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