Le 9ème festival Même pas Peur dévoile une sélection étrange et réjouissante

Mise à jour : 10/02/2019 10:21 - Créé : 10 février 2019 - Christophe Foltzer
photo Même pas peur
9 réactions

S'il y a de gros festivals internationaux installés depuis plus de 50 ans, il ne faudrait pas oublier que d'autres, de taille plus modeste et plus humaine, se battent pour exister chaque année. Et le festival Même pas peur nous a bien tapé dans l'oeil.

Bon, déjà, parce qu'il aura lieu du 20 au 23 février prochain à Saint-Philippe, sur l'île de la Réunion. Forcément, ça envoie du rêve même si on n'oublie jamais qu'un festival c'est loin d'être des vacances, surtout lorsque la manifestation dure quatre jours qui promettent d'être sacrément intenses et riches en émotions.

 

 

L'autre raison qui fait que l'on s'intéresse aussi à ce festival en particulier, c'est parce qu'il n'a aucune prétention compétitive. En effet, il s'agit avant tout de faire découvrir au public réunionnais des films étranges, décalés, fantastiques qui n'auraient aucune chance de sortir là-bas dans le circuit normal. Une manière de faire connaitre un autre cinéma à un public avide de découverte puisque le festival en est quand même à sa 9ème année d'existence. Un signe qui ne trompe pas.

 

photo, Hasan Ma'juniPig

 

C'est donc avec une grande joie que nous découvrons, après la bande-annonce, l'entièreté de la sélection. Et elle fait particulièrement plaisir puisque nous pourrons y voir ou revoir 6 longs-métrages internationaux : l'excellent Pig de Mani Haghighi, l'extraordinaire Under the Silver Lake de David Robert Mitchell, le très intriguant Meurs, monstre, meurs d'Alejandro Fadel, l'hallucinant Climax de Gaspar Noé, l'envoûtant Fornacis d'Aurélia Mengin et le non moins fameux How to Talk to Girls at Parties de John Cameron Mitchell.

 

photo, Grace Van Patten, Andrew GarfieldUnder the silver lake

 

En parallèle, nous pourrons également découvrir pas moins de 56 courts-métrages en provenance du monde entier, ainsi que les résultats du concours de courts-métrages lancé par Canal + en amont du festival.

Bref, un programme des plus alléchants qui nous promet des journées sacrément chargées et nous fait nous dire que, dans ces conditions, on n'a même pas besoin de prendre la crème solaire parce qu'on risque de passer notre séjour dans les salles obscures. On a hâte.

 

photo Même pas peur

commentaires

MystereK 11/02/2019 à 21:09

Sharko, c'est pas ce qui ressort de votre premier post, vous dites cela comme si ce n'était pas vraiment la France, sans préciser métropolitaine, alors il ne faut pas vous étonner des réactions qui sont juste évidente. Mais tant mieux si vous ne l'avez pas fait exprès.

Sharko 11/02/2019 à 18:11

@Number6 et MystereK

Inutile de crier au racisme. Je parlais de la France métropolitaine par rapport au DOM-TOM.

MystereK 10/02/2019 à 20:18

JayT, je répondais à GoBetween, pas à vous, je suis de la vieille école, je vouvoie :). Mais je ne m'opose pas au fait qu'il n'ait pas aimé, mais le fait que la manière dont il en parle est dénigrangte pour ceux qui ont aimé et qu'il défini que ce n'est pas du cinéma. Peut-être que le cinéma de Noé est même le plus cinématographique de l'hexagone, après on aime ou pas, c'est autre chose.

Je n'ai pas été gêné par le début, au contraire, je trouve qu'il équilibre la suite qui par s'en dessus dessous, la normalité avant la dérapage, l'introduction comme pou une TV réalité qui va partir complètement en vrille. Ce n'est pas pour rien que la plupart des dialogues ont été improvisés et sont par définition plus près de la réalité que ce que pense Go Between, parce que ces jeunes ont parlé comme et de choses, qu'ils vivent dans leur quotidien.

JayT 10/02/2019 à 19:51

@Mysterek

J’espère ne pas être inclus dans le « vous » ?

Les dolipranes pour Climax c’est nécessaire tant le film fout l’hypnose. C’est pas le meilleur Noé selon moi ni le pire mais une drôle d’expérience dont je viens de me procurer l’excellente soundtrack en vinyle.

Par contre si deux reproches : le casting du début bien trop long ainsi que les dialogues de différents duos carrément horripilants et sans intérêt.

Ce sont d’ailleurs les seules scènes en caméra fixe.

MystereK 10/02/2019 à 18:51

Saint Philippe c'est bien en France, loin bien sûr, mais toujours la France, j'espère que c'est plusd e l'ignorance que relent de xenophobie.

Quand aux films, la plupart sont très bon, à part Merus Monsrte Meurs, je les ais tous aimés, y compris Climax cher GoBetween. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas aimé que c'est mauvais et au vu de son succès et des prix reçus, beaucoup n'ont pas le même avis que vous. Ce ne sont pas vos goûts qui définissent ce qu'est du cinéma ou pas.

Number6 10/02/2019 à 18:19

@Sharko

Oui et ? Où veux tu en venir ?

Sharko 10/02/2019 à 15:54

Ce n'est même pas en France et la moitié des films sont déjà disponible ou mauvais.

go between 10/02/2019 à 15:25

@ JayT : doliprane je ne sais pas mais peut-être une séance gratuite de cinéma en dédommagement. Parce que voir une sorte de sitcom (même personnages caricaturaux, non jeu et dialogues pitoyables) hystérique filmée avec 3 pauvres tics de caméra (wouahhh il filme à l'envers !). Ouais Entrez dans le vide...

JayT 10/02/2019 à 11:34

Prévoir les dolipranes pour le public réunionnais après la projection de Climax !

votre commentaire