Le reboot de The Grudge serait "très différent" et proche de Se7en

Christophe Foltzer | 6 février 2019
Christophe Foltzer | 6 février 2019

Pfff, on ne sait pas pour vous, mais nous, il y a vraiment des jours où on en a franchement marre du manque d'innovation et d'imagination en vigueur dans le cinéma. On ne parle même pas des films eux-mêmes hein, mais juste de leurs campagnes marketings.

Parce que, honnêtement, on nous l'a fait combien de fois le coup de la différence ces derniers mois ? La dernière fois qu'on nous l'a rabâché avec force et vigueur, c'était pour Venom et on a vu le résultat. Dès qu'un film s'apprête à sortir, surtout de genre, on nous dit la même chose : "avant c'est bien mais là, c'est mieux, parce que c'est différent, parce que c'est pas pareil". Et, la plupart du temps, c'est exactement la même chose.

 

photo VenomUn film différent pas pareil, même quand il fait tout comme les autres et en pire

 

Alors forcément, quand le reboot de The Grudge s'y met à son tour, on le regarde avec une bonne dose de jugement. Parce que ça sent un peu le damage-control après l'annonce que le film aurait pas moins de 6 mois de retard par rapport à sa date de sortie initiale. Mais bon, il faut bien vendre sa salade, alors le réalisateur Nicolas Pesce s'est exprimé sur Grudge au micro d'Entertainment Weekly pour nous prévenir que ça allait être... différent :

"C'est une vision de The Grudge vraiment différente de celles que vous avez eu par le passé."

Voilà, rien de dingue, de l'usuel, on baille rien qu'en lisant la phrase. Mais soudain, Pesce poursuit, et il nous sort une référence à laquelle on ne s'attendait pas forcément, Se7en de David Fincher.

 

Photo KayakoThe Grudge

 

"Le film est davantage construit comme Se7en, ce genre de films. Il y a un drame policier qui dirige le tout, Andrea Riseborough mène l'enquête dont elle a la charge et c'est vraiment elle la force motrice du film. Elle est incroyable."

Alors bien sûr, ça ne veut pas dire grand chose à ce point de la vie du film, mais la comparaison est, au mieux, intrigante parce que cela nous promet un métrage bien poisseux et nihiliste. Et plus réaliste aussi, ce qui tombe bien pour le réalisateur :

 

Photo BloodlineAndrea Riseborough

 

"Je pense que le public de films d'horreur d'aujourd'hui cherche quelque chose de plus ancré, de plus réaliste, et davantage centré sur les personnages qu'avant. On voit bien que ce que l'on réussit le mieux actuellement c'est ce genre d'histoires d'horreur plus intelligentes et plus nuancées et c'est ce que ce film sera. On essaye de s'adapter aux sensibilités contemporaines, nous avons un casting incroyable et je pense que ce sera vraiment différent."

Alors, on apprécie la franchise et la sincérité du bonhomme et on serait en mode "kiki tout dur" si ce n'était pas la quinzième fois qu'on nous raconte ça en deux semaines. Mais on va quand même lui laisser le bénéfice du doute, parce que, si ça se trouve, cette fois ce sera vraiment différent.

 

Image 657758Un modèle à suivre, assurément

commentaires

sylvinception
06/02/2019 à 12:12

Ce con-là va leur donner l'idée d'un remake de Se7en...
(on me fait signe dans l'oreillette que cela a déjà été fait, ça s'appelait "Résurrection", même qu'il y avait notre totophe lambert national dedans, et que c'était à se faire pipi de rire dessus tellement c'était un plagiat totalement golmon du classique de Fincher)
(p.s. : mais cela ne constitue en rien une raison pour en refaire un autre, d'avance merci)

Richter
06/02/2019 à 12:06

Franchement à part le premier remake (avec Sarah Michelle Gellar) le reste j'ai oublié (y compris les originaux). Je n'en attends pas grand chose désormais.

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