Paranormal Activity (Oren Peli)

Vincent Julé | 5 décembre 2009
Vincent Julé | 5 décembre 2009

Il est l'auteur du plus grand coup de poker, bluff ou buzz de l'année. Oren Peli n'a pas fait peur à toute la rédaction d'Ecran Large avec son Paranormal Activity, mais il a scotché tout Hollywood et un certain Steven Spielberg. Qui dit mieux ?

 

Paranormal Activity a coûté 15 000$ et il en a, pour l'instant, rapporté plus de 100 millions au box-office ? On peut donc se demander pour combien vous l'avez vendu à DreamWorks.

C'est top secret, c'est écrit noir sur blanc dans le contrat, je n'ai pas le droit de le dire.


Vraiment ? Mais vous gagnez de l'argent sur l'exploitation en salles au moins ?

Je ne peux rien dire, désolé.

 

Mais vous vous attendiez à un tel succès ?

Non, personne ne pouvait s'y attendre. Le film a fait le tour des festivals et a rencontré son public, mais de là à affoler le box-office, c'était imprévisible. Nous sommes contents et fiers.

 

Si on vous dit que votre film est le nouveau Blair Witch Project, vous en pensez quoi ?

C'est vrai que dans leurs parcours, ils se ressemblent. Sur combien ils ont coûté et combien ils ont rapporté. Et puis, c'est un très bon film, donc, je le prends comme un compliment.

 

 

 

Une porte qui bouge, un drap qui se soulève, des traces de pas, cela suffit pour faire peur ?

Oui, suggérer les choses peut être bien plus fort que les montrer. C'est toute l'idée du film. Je ne voulais pas utiliser d'effets ou de monstres, je voulais en montrer le moins possible, car c'est là que l'imagination se met en route.

 

Mais vous n'avez pas eu envie à un moment d'aller plus loin dans l'horreur, peut-être sur la fin ?

Le film est en crescendo, une montée d'adrénaline. La peur s'immisce dans cette maison, au sein de ce couple et dans l'esprit du spectateur, avant d'exploser lors du final.


Le film a d'ailleurs plusieurs fins, laquelle est la vraie ?

J'ai tournée une première fin, c'est la version qui a tourné dans les festivals. Mais après des projections test, si les avis étaient positifs sur le film, ils avaient quelques réserves sur la fin. Ils ne la trouvaient pas assez effrayante. C'est Spielberg qui a alors proposé d'en tourner une nouvelle, et il s'est avéré au cours de nouveaux test, qu'elle fonctionnait mieux auprès du public. Je la préfère aussi, c'est la vraie fin.

 

Et de savoir que Steven Spielberg a adoré votre film, et même qu'il n'a pas réussi à le regarder en entier du premier coup ?

C'est un honneur, voire plus encore. J'ai grandi avec ses films, je les vénère, qui aurait pu croire que j'allais le rencontrer dès mon premier film. C'est la récompense suprême.

 

 

 

D'ailleurs, comment est-il arrivé dans l'aventure ?

En fait, mon agent était en contact avec plusieurs producteurs. Mon film commençait alors à être sélectionné en festivals, il a tourné pendant au moins deux ans. Les producteurs l'ont montré à plusieurs contacts, dont une personne chez DreamWorks. Et voilà, Spielberg l'a bientôt eu entre les mains, et c'était parti.

 

Le plan fixe dans la chambre est très important, comment l'avez-vous trouvé ?

Je l'ai beaucoup travaillé, que cela soit le cadre ou  la lumière. Il m'a fallu des tonnes d'essais, mais j'ai eu ce que je voulais.

 

Pouvez-vous nous parler de votre prochain projet Area 51 ? Il est sur le même concept, non ?

Je ne peux rien dire pour l'instant, c'est top secret. Moins vous en savez, mieux c'est.

 

 

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