Gérardmer 2012 : Palmarès

Laurent Pécha | 29 janvier 2012
Laurent Pécha | 29 janvier 2012

En ce dernier jour de réjouissances, et dans le suspens le plus total (notre incapacité à corrompre les membres du Jury autour d'une bouteille de Pinot ne fait que le conforter), le palmarès de la 19èmeédition du Festival International du film fantastique de Gérardmer vient d'être dévoilé.

 

Grand prix : Babycall

Prix de la Critique : Babycall

 

 

Prix du Jury : ex aequo Beast et La Maison des Ombres

 

 

Prix du Public : Eva

 

 

Prix du Jury Jeunes de la région Lorraine : La Maison des Ombres

Prix du Jury SyFy : La Maison des Ombres

 


 

Grand prix du court-métrage : Le Cri, et mention spéciale pour Le Lac Noir

 

 

Notez chers lecteurs que si l'ami Franz se montre peu disert quant aux courts métrages, c'est car en plus d'avoir visionné une quantité impressionannte de longs, ce fier soldat du journalisme s'est fendu d'une pléthore d'interviews durant le festival. Entretiens que vous retrouverez dans Cinema Teaser, excellente publication que vous aurez le bon goût de ne pas acheter, puisque vous lisez Écran Large. En vous remerciant.

 

Un palmarès qui se caractérise donc par l'absence généralisée de consensus au sein de la Team Ecran Large : si l'un avait été franchement enthousiasmé par Babycall, l'autre regrettait une succession d'incohérences handicapantes, tandis que la troisième finissait tranquillement sa nuit à leurs côtés. Simon et Aude se réjouissent bien volontiers du succès de ce petit bijou d'horreur gothique qu'est La Maison des Ombres, qu'ils estiment amplement mérité, tandis que leur chef les couvre déjà de terribles menaces, et clame son incompréhension face à cette triple récompense. Reste un scepticisme partagé à l'égard du prix du Jury, accordé (en partie) à un laborieux Beast, dont les charmes danois n'ont su parvenir jusqu'aux coeurs frileux de vos tendres émissaires.

 

 

Le verdict précédait The Divide, dernier bébé de notre Xavier Gens national, que nous avions déjà vu à l'Etrange Festival, puis redécouvert à Sitges dans sa version director's cut, allongée de 15 minutes. Si la qualité de la mise en scène, bien plus maîtrisée que dans les précédents travaux de son réalisateur, avait mis toute l'équipe d'Ecran Large d'accord, certains regrettaient un scénario un poil faible, desservant la force de ce huis-clos post-apocalyptique. On saluera une nouvelle fois la prestation de comédiens particulièrement impliqués, malgré des personnages parfois caricaturaux, et peinant à susciter l'empathie du spectateur. Xavier Gens parvient somme toute à bâtir avec grande efficacité une atmosphère étouffante et délétère.

  

 

 

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