Les scènes marquantes de 2011

Laurent Pécha | 23 décembre 2011
Laurent Pécha | 23 décembre 2011

Où trouve-t-on des dinosaures réflexifs, un gourdin irlando-germain, des robobourrins, un ascenseur propice aux sentiments extrêmes, et un banjo romantique ? Certainement pas au Carlton, mais plutôt dans la sélection 2011 des scènes les plus marquantes de l'année ! Un choix qui fut des plus rudes, au vu des nombreuses œuvres à nous avoir durablement impressionné la rétine. Les tropismes et goûts de chacun s'exprimèrent encore avec passion, Sandy vit ses accointances auteuristes le rattraper, les éternels romantiques et fans de violence hardcore trouvèrent chez un certain conducteur un terrain d'entente, Didier V. ne put réprimer son amour barbare pour la destruction, et Tonton son attirance pour les geekettes en culottes courtes. En route pour un marathon de séquences inoubliables !

 

Louisa Amara : Drive

Le générique de Drive avec la musique de Kavinsky, toute l'atmosphère du film est là. Ryan, seul au volant de sa voiture, la nuit, dans les rues de L.A, le blouson, le cure dent. On sait déjà qu'on va assister à un grand film. Le début d'un mythe.




Stéphane Argentin : J'suis vachement emmerdé car j'en ai trois.

Drive : la scène de l'ascenseur où comment combiner les deux extrêmes dans une seule et même séquence : le baiser tant attendu et accessoirement l'un des plus beaux jamais vu au cinéma et la barbarie la plus sauvage avec ce laminage de gueule sans passer par la case chirurgie esthétique.

Shame : l'ouverture du film où comment représenter le quotidien de tout à chacun dans la société d'aujourd'hui : métro, boulot, dodo et baise avec là encore, tout comme Drive, zéro dialogue, tout dans la mise en scène et la B.O. Magistral.

Fast & Furious 5 : le casse final, soit un bon quart d'heure de bourrinage non stop 100% décérébré mais hautement jouissif, à découvrir de préférence dans une salle de ciné pleine à craquer. Effet garanti.

 

 

 

Laure Beaudonnet Blue Valentine

La rencontre entre Dean et Cindy de Blue Valentine atteint son point culminant lorsque Ryan Gosling improvise une musique avec son banjo, laissant Michelle Williams s'adonner à une danse grotesque. Cette scène incarne avec délicatesse la magie des débuts et chante les notes de la mélancolie.   

 

 

 

Sandy Gillet : Pater

Quand Vincent Lindon stigmatise dans Pater le gardien de son immeuble dans une scène hallucinante où l'on se demande si tout cela est du lard ou du cochon, on se dit que l'acteur et le cinéaste Alain Cavalier ont eu les couilles d'aller jusqu'au bout en nous exposant ce moment qui brouille les pistes du réel et redéfinit le sens même du mot cinéma.  

 



Laurent Pécha : Drive et Le Stratège

Comment ne pas évoquer la scène du baiser dans l'ascenseur de Drive...une séquence magistrale que selon les propres dires du cinéaste, fut créer le jour même du tournage. Mais j'ai envie d'évoquer une scène, un plan même qui me hante depuis de nombreux mois : celui de Brad Pitt au volant de sa voiture lors du final du Stratège, une caméra qui tremblotte et qui scrutte son regard, l'humanité qui s'en dégage, est juste totalement bouleversante.




Tonton BDM : Super

La scène de sexe de Super, simplement une des plus belles scènes d'amour de l'histoire du cinéma.




Simon Riaux : Tree of life

Terrence Malick réunit le temps d'une séquence finale ses personnages présents, passés, vivants et morts, charriant dans leur sillage un maëlstrom d'émotions hallucinant. Loin d'un quelconque délire new age, l'artiste nous donne à voir un pur éclat de poésie, à l'heure où vie et mort se réunissent, se reconnaissent, et s'acceptent. Montage, découpage et musique fusionnent pour nous laisser pantois, terrassés par la grâce de la mise en scène, par de son sujet, la trajectoire de la vie, de l'âme, de son avènement à l'heure de sa mort. 

 



Nicolas Thys : Drive

Drive de Nicolas Winding Refn : la séquence de l'ascenseur. Simplement le plus beau baiser de l'histoire du cinéma.




Didier Verdurand : Transformers 3

Les 45 dernières minutes de Transformers 3. J'aurais voulu mettre la victoire de Federer contre Djokovich à Roland-Garros mais comme je n'ai pas le droit, j'ai envie de tout casser. Je veux être Michael Bay. Plus sérieusement, c'est la seule fois que je me suis dit "What the fuck !" devant un blockbuster cette année. Dommage que le film dure 1h de trop. Ah oui et sinon j'ai taché mon slip pendant la scène de la tour à Dubaï dans Mission : Impossible 4



 

Vincent Julé : Tree of life et Scream 4

La découverte de l'empathie chez les dinosaures dans Tree of life. Au milieu de la naissance du monde et de la vie selon Saint Malick, une scène improbable, casse-gueule. "Ah ah, c'est Jurassic Park 4 !" Le spectateur peut en rire. Par réflexe, par peur, par cynisme. Ou il peut être bouleversé.

 

 

Le regard-miroir du robot Atom dans Real Steel. Avant un match de roboxe, les humains quittent les vestiaires et laissent Atom seul, assis, face à un miroir. Il se "regarde" alors, pendant plusieurs, longues, secondes. Et le spectateur s'attend à quelque chose, l'étincelle, le real steel !

L'ouverture mise en metabyme de Scream 4. How much fun can you take ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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