Match Norton/Farrell : qui a la meilleure filmo ?

Thomas Messias | 1 décembre 2008
Thomas Messias | 1 décembre 2008

À l'occasion de la première rencontre (ratée) entre Edward Norton et Colin Farrell dans Le prix de la loyauté, Ecran Large a décidé de faire le décompte des points. Qui de ces deux acteurs a la meilleure filmographie ? Pour le savoir, une longue concertation, des notes attribuées et un court avis sur chacun des films des deux comédiens. On additionne le tout et on obtient une moyenne. Alors qui remporte le match ? Ed ou Colin ? Réponse tout en bas...

 

 


 

 
Peur primale (1995)
Un thriller un peu épais, aux soupçons de grand-guignol.
Mais quoi de mieux pour un premier rôle que de jouer
un handicapé mental ? (2,5/5)
 
Larry Flynt (1996)
Épatante bio du controversé roi de l'érotisme,
par un Forman très inspiré.
Norton y est impeccable en avocat de Flynt.(4/5)
 
Tout le monde dit I love you (1996)
Petit rôle dans cette fantaisie made in Venezia,où le maître
Woody rend un hommage vibrant aux grandes comédies
musicales. (4/5)
 
American history X (1998)
Crâne rasé, croix gammée sur le torse : ou comment
rester dans toutes les mémoires (surtout celles des ados)
en acceptant un rôle sujet à polémique. Le film, lui, est moins
mémorable. (3/5)
 

 
Les joueurs (1998)
Sympathique film sur le poker, qui signe cependant la fin
du grand John Dahl. Et une prestation sympathique en pote
poissard de Matt Damon. (3/5)
 
Fight club (1999)
Vaste arnaque ou film générationnel ? Sans trancher
vraiment, notre coeur penche plutôt du bon côté de la balance.
Ed y est un peu en retrait derrière Brad, mais c'est le film qui
veut ça. (4/5)
 
Tigerland (2000)
An 2000 : Schumi décide de faire du cinéma. Ça donne ce film
pas dégueu, mais un peu trop propret. Farrell y est déjà dément. (3/5)
 

Ordinary decent criminal (2000)
Ce portrait d'un criminel peu ordinaire a un tort majeur : arriver
quelques mois après Le général, géniale bio de Martin Cahill par
John Boorman, qui raconte pile poil la même histoire. (2,5/5)

 

Au nom d'Anna (2000)
Sa seule réalisation à ce jour est une savoureuse comédie
romantico-religieuse, où une donzelle doit choisir entre
un rabbin et un curé. Norton voit le film comme un baptême du
feu parfait. On attend toujours la suite. (3,5/5)

 

 


 

American outlaws (2001)
Enième variation sur le gang des frères James,
par le réalisateur de... Flubber. On passe. (1,5/5)

 

Mission évasion (2001)
Farrell est le faire-valoir idéal d'un Bruce  Willis en petite forme
dans ce film de procès et d'évasion. Un peu ronflant. (2/5)

 

The score (2001)
Norton entre dans la cour des grands... en tout cas sur le papier.
Son affrontement avec De Niro et Brando ne produit guère d'étincelles.
(2/5)

 

Phone game (2002)
Postulat ambitieux et résultat décevant pour ce huis-clos
en cabine téléphonique. Le rôle qui fit connaître Farrell
dans le monde, mais pas le plus prestigieux. (2,5/5)

 

 


 

Frida (2002)
Un biopic coloré et agité du bocal, avec une Salma Hayek
habitée... et un Ed Norton pas mal en Rockefeller. (3,5/5)

 

La 25ème heure (2002)
L'un des meilleurs Spike Lee, en tout cas le plus mûr.
Et l'une des plus belles prestations de Norton en futur taulard
qui profite de ses derniers instants de liberté. (4/5)

 

Minority report (2002)
Le trip dickien de tonton Spielberg est un thriller visionnaire
doublé d'une leçon de mise en scène. Farrell y est une excellente
petite teigne. (3,5/5)

 

Dragon rouge (2002)
Le "Lecter" de trop, ou un remake inutile du Sixième sens
de Michael Mann. Aux manettes : Brett Ratner. CQFD.
Mais Norton n'est pas si mal en William Petersen. (2/5)

 

 

 

 

La recrue
En apprenti flicaillon, Farrell impressionne surtout
les minettes, qui apprécient son côté "Irlandais rugueux".
L'affrontement avec Al Pacino n'a pas vraiment lieu
dans ce film misogyne et un peu bête. (2/5)

 

Veronica Guerin
Il n'a pas de chance, Schumi : quand il pond un film moins idiot
que la moyenne, celui-ci passe inaperçu. Tout comme Colin,
dans un micro-rôle d'"homme tatoué". (3/5)

 

Braquage à l'italienne
Edward fait le bad guy dans ce vague remake de
L'or se barre, qui est surtout un divertissement
hyper rafraichissant, juste excité comme il faut.
Désaltérant. (3/5)

 

Intermission
Une vague comédie policière qui peine à intéresser
qui que ce soit au sort de ses anti-héros qui ne sont
pas losers que sur les bords. Mouais. (1,5/5)

 

Daredevil
Boule à zéro et cible au milieu du front, Colin est un méchant
brut de décoffrage et un poil ridicule. Tout comme ce film de
super-héros tellement pompier qu'il en devient attachant. (2,5/5)

 


 

S.W.A.T.
Gros film d'action qui tache, sans tambour
ni trompette ni nuance. Les cinéphiles du samedi
soir ont sans doute mieux à faire. (2/5)

 

Alexandre
La jupette ne va pas si malà notre Colin, qui se débat dans
ce biopic-fresque forcément boursouflé (c'est du Oliver Stone)
mais pas inintéressant. Un film à reconsidérer. (3/5)

 

La maison du bout du monde
Romance sur 3 époques, plus subtile mais aussi
ronflante que son titre.  Farrell y semble bien paumé. (2/5)

 

Down in the valley
En vilain cowboy qui séduit les jeunes filles,
Norton parvient à être plus inquéitant que ridicule.
Ce drôle de thriller, quant à lui, semble ne pas
trop savoir où il va. (3/5)

 


 

Kingdom of heaven
Ed s'acquitte parfaitement d'un rôle secondaire
mais important (Baldwin, roi de Jérusalem) dans
un film qui fonctionne mieux en version longue. (3,5/5)

 

Le nouveau monde
Soyons consensuels et ovationnons Terrence Malick,
"celui-dont-il-ne-faut-pas-dire-de-mal". Comme toujours
chez le réalisateur, Farrell n'est qu'un élement parmi
tant d'autres, aussi transparent que souhaité.
Paraît que ça plaît.
(NDLR : Ce qui est le cas à la rédaction d'Ecran Large
où le film est considéré par la majorité comme un chef-d'oeuvre...) (4/5)

 

Demande à la poussière
Adaptation ni faite ni à faire de John Fante, par un Robert Towne
peu inspiré. Salma Hayek n'y est même pas hot.
Farrell, en Bandini, est à l'unisson. (1,5/5)

 

L'illusionniste
Un film généreusement raté, qui eut le tort ultime
de sortir chez nous après Le prestige, grand film
sur la manipulation et la disparition sous toutes
ses formes. (2/5)

 

Miami Vice
La classe pure pour ce polar moite et brûlant, où
Michael Mann laisse éclater ses fantasmes et
sa rage la plus poussée. Yeah !  (3,5/5)

 


 

Le voile des illusions
Gentil et présentable comme le genre idéal,
un drame assumant pleinement sa facture classique.
Le couple Watts - Norton y fait preuve d'une vraie subtilité. (3,5/5)

 

Le rêve de Cassandre
Le seul Woody new age sans Scarlett Johansson s'est trouvé
un substitut idéal : Colin Farrell, qui retrouve ses allures de petite
gouape irish. Un polar pervers comme Allen sait les faire. (3,5/5)

 

L'incroyable Hulk
Alors Ed, mieux qu'Eric Bana ou pas ? C'est l'une
des questions essentielles posées par ce nouveau
Hulk, dont l'efficacité primaire a de quoi ravir plus
d'un spectateur. (3/5)

 

Bons baisers de Bruges
L'une des bonnes surprises de l'année est une comédie
un peu belge et surtout très décalée, mêlant humour et
noirceur avec un aplomb fou. Farrell y est extraordinaire. (3,5/5)

 

 

Le prix de la loyauté
Déjà vue et ennuyeuse, une chronique d'autant plus embarrassante qu'elle se conclut par un dernier quart d'heure incongru et gênant. Comme souvent ces derniers temps, Colin y est plus convaincant qu'Edward. (1,5/5)

 


 

 

 

 

LES SCORES

Edward Norton  3,1 / 5

Colin Farrell  2,6 / 5

Vainqueur : Edward Norton

 

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