Pourquoi The Dark Knight sera meilleur que Batman begins

Jean-Noël Nicolau | 30 juin 2008
Jean-Noël Nicolau | 30 juin 2008

La rumeur n’est pas nouvelle, elle a pris naissance avec la scène finale de Batman begins : la suite allait être meilleure. C’était une évidence, tout ce que l’on aimait dans ce premier volet allait s’allier à ce que l’on espérait. Malgré sa réussite Batman begins n’était qu’un prologue, très incomplet, bourré de maladresses et tout autant de bonnes intentions. The Dark Knight serait l’accomplissement des espoirs (légitimes) placés en Christopher Nolan et son équipe. Revu de détails de ce qui fera de The Dark Knight un film supérieur au premier opus.

 

 


 

C’en est fini des présentations

 

Il fallait en passer par là pour faire table-rase du passé, mais Batman n’apparaissait qu’au bout d’une heure dans le premier film de Nolan. De surcroît l’abondance de personnages ne permettait pas le développement de tous. Jim Gordon et Lucius Fox en pâtissaient particulièrement. Maintenant que tout ce petit monde se connaît et s’organise à peu près clairement, les interactions et les enjeux vont devenir plus complexes et plus intéressants.

 

 


 

Enfin de vrais méchants !

 

Pour les amateurs de Batman, le traitement réservé à Ra’s Al Ghul et surtout à l’Epouvantail avait de quoi décevoir et même énerver. Le parrain Carmine Falcone obtenait presque autant d’importance, tout en apportant une opposition minimale. La confrontation entre Ra’s Al Ghul et Bruce Wayne étant finalement quasi achevée dès la première heure du film, le reste n’était plus que broutille. Le face à face entre Cillian Murphy et Christian Bale s’avère tellement bref qu’il ne peut que frustrer. Heureusement, The Dark Knight fait entrer en jeu le plus impressionnant des ennemis de l’univers de Batman (voire du monde des Comics en général). A lui seul, le Joker peut assurer le spectacle. En parallèle, la naissance de Double-Face devrait ajouter un surcroît dramatique bienvenu. Et probablement ouvrir vers un troisième volet…

 

 

 



Les scènes d’action seront enfin compréhensibles

 

On s’était beaucoup moqué de l’action un peu mollassonne des Batman de Burton. Il faut dire que l’exercice est celui où le réalisateur de Beetlejuice excelle le moins. Pourtant, avec le recul, les séquences de combat des deux premiers Batman burtoniens s’avèrent plus dynamiques et surtout plus lisibles que celles de Batman begins. Des reproches que Nolan auraient entendus, vu que les premiers échos font état d’un film plus maîtrisé et plus riche en scènes spectaculaires, qui ne se contentent pas d’imiter la copie du voisin (la scène du métro du Begins, en écho de celle de Spider-Man 2, en mille fois moins réussie).

 

 

 



Heath Ledger

 

Les premières critiques sont quasi unanimes, l’acteur mérite une nomination posthume à l’Oscar du meilleur second rôle. Et cet enthousiasme n’est pas (seulement) motivé par le deuil. La performance de Ledger semble exceptionnelle et devrait faire date dans le domaine des adaptations de Comics. Pour beaucoup, c’est sa seule présence et l’intensité de sa performance qui rendent l’attente de The Dark Knight encore plus insoutenable.

 

 


 

 

Maggie Gyllenhaal remplace Katie Holmes

 

Quasiment le plus gros défaut de Batman begins, la présence de la fadasse Mme Cruise qui faisait regretter la Kim Basinger, pourtant assez transparente, du premier Batman de Burton. Pas aidé par un personnage ne servant pas à grand-chose, tributaire de quelques scènes et répliques ridicules, Katie Holmes ne portait pas entièrement la faute de l’échec de son personnage. On ne sait pas si l’écriture de l’élément féminin sera meilleure dans The Dark Knight, mais on peut au moins compter sur le charme adorable de Maggie Gyllenhaal pour assurer un spectacle très plaisant.

 

 

 



Le casting est encore plus brillant

 

Les meilleurs éléments de Batman begins sont de retour (en particulier Christian Bale et Michael Caine, qui sont irremplaçables). Les nouveaux arrivants en imposent. Outre Maggie Gyllenhaal et Heath Ledger, on retrouve Aaron Eckhart, Eric Roberts et Anthony Michael Hall, ce qui prouve que Christopher Nolan a un réel talent pour les choix audacieux et séduisants.

 

 

 


 

Un scénario plus puissant et sombre

 

On a célébré l’aspect tourmenté de Batman begins, quelque part entre Frank Miller et Alan Moore. Mais le film laissait un sentiment de trop peu, paradoxalement issu de la quantité d’informations qui nous étaient présentées. The Dark Knight promet un monde « sans règles », métamorphosé par la folie psychopathe du Joker. On espère donc que le chaos et le désespoir qui transpirent de la bande-annonce seront à la hauteur.

 

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