Le Masque de Zorro : le film de cape et d’épée ultime ?

Antoine Desrues | 24 février 2021 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Antoine Desrues | 24 février 2021 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Son nom, nous le signons à la pointe de notre plume ! Il est temps de rétablir la justice et de rappeler que Le Masque de Zorro, c’est quand même super.

À deux reprises, le réalisateur Martin Campbell a marqué le renouveau de James BondGoldenEye a intégré 007 dans une certaine modernité géopolitique, tandis que Casino Royale a pris à bras le corps le genre de l’espionnage pour l’amener vers une violence et un réalisme plus secs, hérités de Jason Bourne.

Mais entre les deux, le cinéaste s’est approprié un autre personnage de la culture populaire avec Le Masque de Zorro, transposition modernisée du justicier masqué, et immense succès de l'année 1998. Pourtant, le long-métrage semble être délaissé depuis quelques années, alors qu’il mérite pleinement qu’on s’y attarde, autant pour ses qualités de blockbuster ultra-maîtrisé que pour ses choix prophétiques, annonçant une certaine mutation d’Hollywood.

 

photoLe sens du spectacle

 

La marque des grands

Au même titre qu’un Robin des bois ou un roi Arthur, Zorro peut être une figure assez difficile à manipuler sans sombrer dans la redite ou l’affront anachronique. Après des années à chercher un angle d’approche, Steven Spielberg (en tant que producteur) confie finalement le bébé à Martin Campbell, après avoir considéré Robert Rodriguez.

Mais surtout, la production se tourne vers Ted Elliott et Terry Rossio pour développer le scénario. Une idée inspirée étant donné que le duo sort du succès colossal d’Aladdin. A posteriori, il est même amusant de voir à quel point Le Masque de Zorro se définit comme une pierre angulaire du cinéma d’aventure des années 90, orienté vers un renouveau qu’Eliott et Rossio pousseront dans ses retranchements en signant la saga Pirates des Caraïbes.

Le long-métrage partage d’ailleurs avec les autres créations de ses auteurs la même restitution immédiate du genre, alors que la plupart des éléments mythologiques façonnant Zorro sont posés en une petite dizaine de minutes, dans une séquence de révolte endiablée où le montage arrive à nous faire accepter sans peine qu’Anthony Hopkins bondit et crapahute sous le regard admiratif de la foule. La mise en scène de Campbell est alors dédiée à cette focalisation du point de vue, alors qu’il magnifie son héros dans une suite de plans larges épiques et de mouvements de caméra clairs.

 

photo, Anthony HopkinsBatman Beyond

 

À partir de là, l’idée de génie du Masque de Zorro réside dans sa nature hybride, à mi-chemin entre la suite et le soft-reboot, alors qu’un Zorro vieillissant (Hopkins donc) décide de prendre sa retraite et de trouver un successeur en la personne d’Alejandro (Antonio Banderas), un jeune voleur en quête de vengeance suite à la mort de son frère. Presque involontairement, ce passage de flambeau met en abyme celui d’un film qui annonce les multiples origin stories des super-héros dans les années à venir.

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commentaires
Myst
26/02/2021 à 10:01

Ce film et la serie n'ont rien a voir. C'est deux style completement differents.

rafe547
25/02/2021 à 10:09

Y a plus la magie et puis guy williams c'était autre chose, même tyron power.

Flash
25/02/2021 à 07:47

Bon film, mais pas du tout la référence en la matière.

Marvelleux
25/02/2021 à 00:40

Dommage qu'il n'y ait pas eu de troisième volet

Ethan
24/02/2021 à 20:20

Qui nous chante la chanson :)

Ethan
24/02/2021 à 20:18

Je n'ai jamais vu le film, l'occasion ne s'est pas encore présentée. Mais j'imagine qui doit être bien. Le problème sur Zorro et je dis ça pour un bien c'est que la série des années 60 a toujours été d'actualité dans l'esprit des gens. Martin Campbell super cinéaste, ce serait cool qu'il réalise un troisième james bond

rientintinchti
24/02/2021 à 19:07

Film excellent qui renoue avec l'âge d'or du film de cape et d'épée mais surtout qui propose une très belle histoire et une idée astucieuse de transmission. L'un des meilleurs films de cape et d'épée avec Scaramouche de George Sydney.

dahomey
24/02/2021 à 15:12

je ne saurais dire et lire mieux !!!! c('est exactement ça, j'avais trouvé ca extrêmes moderne alors que cela reprenait tout les standards connus en plus !

Myst
24/02/2021 à 15:07

Film incroyable avec tous les ingedients necessaire (de la realisation, aux acteurs en passant par la musique et le scenario). Il restera toujours dans le top 10 de mes films preférés.

Eddie Felson
24/02/2021 à 14:30

+1 avec cette rehab’ d’un classique dont les saveurs éternelles ne se révèlent qu’au fil du temps.

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