X-Men : Dark Phoenix - pourquoi c'est une adaptation tristement ratée des magnifiques comics

Prescilia Correnti | 9 juin 2019 - MAJ : 09/06/2019 17:23
Prescilia Correnti | 9 juin 2019 - MAJ : 09/06/2019 17:23

Alors que la saga de Chris Clairemont est considérée comme mythique, l'heure est au verdict final. X-Men : Dark Phoenix (notre critique par ici) est-il une bonne adaptation du comics ?

Ecrite vers la fin des années 1970, début des années 80, la saga de Dark Phoenix scénarisée par Chris Claremont et dessinée par John Byrne et Dave Cockrum, compte parmi les histoires les plus remarquables des X-Men. Si ce n'est LA meilleure. Riche, émouvant, sombre et mature, l’arc est d’une qualité indéniable et inégalable qui, aujourd’hui, est devenu cultisme au même titre qu’Infinity War.

Est-ce que pour autant, et après la grosse déception X-Men : L'Affrontement final en 2006, X-Men : Dark Phoenix a réussi à fidèlement l’adapter sans trop bouffer l’oeuvre originelle ? Notre réponse est : absolument pas. Parce que hormis le nom, on cherche encore la fidélité aux comics.

Voici donc en cinq points pourquoi Dark Phoenix n’a rien à avoir avec son homologue papier. 

 

  

AVANT PROPOS 

Dans les bandes dessinées d'Uncanny X-Men #129 (1963), le Phoenix est apparu pour la première fois lorsque les X-Men reviennent d'une mission spatiale à bord du thunderbird. Alors que le vaisseau est très gravement endommagé, Jean décide de se sacrifier en pilotant manuellement le vaisseau afin de sauver la vie de ses coéquipiers (et non d’une bande d’astronautes). Même si cela impliquait qu’elle serait exposée aux radiations mortelles d’une étoile. Au prix de longues et douloureuses minutes de souffrance, Jean meurt pour sauver la vie des X-Men et notamment Scott Summers. Mais chez Marvel on ne meurt jamais vraiment. 

Au lieu de la laisser mourir, le Phoenix est venu la chercher en se matérialisant sous ses traits. Après quelques secondes d’échanges, Jean Grey accepte de laisser son corps au Phoenix pour vivre une dernière fois. Un échange qui permet à l’ancienne X-Men de décupler fantastiquement ses capacités télépathiques et télékinésiques, faisant d’elle la plus puissante des mutantes. Mais aussi la plus puissante des menaces.

 

comics Dark PhoenixPhoto Classic X-Men #8 John Bolton dessin. Jean s'abandonne au Pheonix

 

1. LE CLUB DES DAMNÉS / THE HELLFIRE CLUB

Fondé en 1760, The Hellfire Club (Club des damnés en français) est un cercle privé réservé à l’élite aristocratique anglaise. Au fil du temps, le club a compté parmi ses membres les personnes les plus influentes du monde. Pour le public ce n’est donc qu’un groupe de personnes riches, rien de plus.

Mais en secret, des personnages plus redoutables conspirent contre les Mutants. A l’insu de la globalité des membres du club, le cercle intérieur composé de Mutants prépare un plan d'attaque pour diriger le monde. Pourquoi on vous parle de ça ? Parce que le Club des damnés est l’élément déclencheur dans les comics, et en particulier l'un de ses personnages centraux : Jason Wyngarde alias le Cerveau.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontShaw et Wyngarde, deux personnages qui souhaitent diriger le cercle

 

La nouvelle puissance de Jean attire bientôt l’attention du vilain appelé le Cerveau. Ce dernier cherche à faire rentrer la jeune femme dans le dernier Cercle du Club des damnés. Sous l’identité de Jason Wyngarde, il commence donc à séduire Jean. Grâce à ses pouvoirs, le Cerveau projette ses visions directement dans l’esprit de l’héroïne. Dans ces illusions, Jean croit revivre le passé d’une de ses ancêtres, Lady Grey, Reine Noire du Club et amante d’un des ancêtres de Jason Wyngarde.

Le Phoenix se déploie et l’identité de la Reine Noire finit par se révéler en Jean. Ce rôle décadent et perturbant met à mal les barrières psychiques que Jean avait établies pour se protéger. Elle aide le Club des damnés à capturer les X-Men et part complètement en vrille. Elle insulte Tornade, les emprisonne et perd toute notion de la réalité. Ce n'est que lorsque Scott va se sacrifier pour elle qu'elle sortira de sa stase.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontPauvre Tornade

 

Bref, in fine c’est à cause (ou grâce) à Jason Wyngarde que Jean Grey passe du côté obscur, et devient la Reine Noire du club. Ce qui a pour conséquence, une fois le Club battu par les X-Men, de réveiller la force Phoenix en Jean, la faisant devenir Dark Phoenix quelques pages après. Et quand on parle de Dark Phoenix, on parle de la vraie méchante. Pas de la pseudo-vilaine qui n’est pas vraiment une bad-guy interprétée par Sophie Turner. Mais ça, on en reparlera un peu plus tard. 

On oserait presque dire que le rôle de Jessica Chastain pourrait s’apparenter à celui du Cerveau dans le comics, étant donné qu’elle joue le rôle d’intermédiaire et tente de réveiller le côté "obscur" de Jean, mais non. Ce serait dénaturer le méchant du comics et l’histoire de Chris Claremont. 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontFallait pas l'énerver

 

2. L'EMPIRE SHIAR 

L’une des plus grandes forces du comics Dark Phoenix, c’est qu’une grande partie de l’histoire se déroule dans un décor cosmique. Après avoir combattu une première fois les X-Men, le Phoenix se rend dans l’espace. Se délectant de sa puissance nouvellement retrouvée, la Force Phoenix traverse la galaxie en flammes. Après s’être autant battue, l’entité a faim et décide de se rassasier en consommant le cœur d’une étoile.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris Clairemont Et adieu le vaiseau Shi'ar

 

En absorbant la puissance de l'étoile, le Phoenix créé par la même occasion une supernova, détruisant toutes les planètes qui pouvaient l’entourer, dont l’une qui était habitée par une espèce pacifiste. Après ce petit génocide commis en toute impunité, Dark Phoenix détruit une flotte impériale Shi’ar. Malheureusement pour elle, ce n’est pas passé inaperçu pour l’impératrice de l’empire, qui décide de réunir un conseil galactique dans le but d’anéantir le Phoenix - et donc de tuer Jean Grey. 

 Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontPersonne ne s'y attendait

 

Ainsi arrive notre fameuse partie dans l’espace. Dans X-Men Uncanny 137, les Shi’ar kidnappent les X-Men avec l'intention de juger Jean et le Phoenix, alors que les héros avaient finalement trouvé un moyen de permettre à Jean de réaffirmer sa propre personnalité sur l'entité cosmique. Scott, en leader des X-Men, n’est alors très pas enclin à s'asseoir et à laisser l'amour de sa vie se faire exécuter pour quelque chose qu'elle avait fait sous l'influence d'un être cosmique tout puissant. Fort heureusement, Charles avait un plan et invoque un duel entre les deux camps.

Commence alors l’un des combats les plus incroyables de l’arc, entre les X-Men et des soldats Shi’ar, catapultés tous ensemble dans une arène intergalactique. Les X-Men se font poutrer violemment, Jean et Scott prouvent encore une fois leur amour et Charles Xavier déprime dans son coin. A partir de là, une fin alternative a été imaginée une année plus tard par Chris Claremont et c'est ici que s'achève l'histoire principale : avec le sacrifice de Jean sous les yeux de Scott.

 

comics Dark PhoenixTrois cases iconiques

  

3. LA RELATION JEAN/SCOTT

Passionnelle, fusionnelle, incroyablement belle et touchante... On aura beau écrire tous les adjectifs que notre dictionnaire a à nous offrir, aucun mot ne pourra toucher avec assez de justesse la relation amoureuse qui unit Jean et Scott, et qui est au cœur de la saga du Phoenix Noir. Élément central, la complicité unique entre ces deux personnages qui n’ont cessé de se chercher durant leurs jeunes années à l’école des X-Men, est la principale force de l’histoire. C’est ce lien qui sera à la fois le déclencheur et la résolution de la saga. 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontC'est autre chose que le film

 

C’est par amour pour lui que Jean Grey se sacrifie lors de la mission spatiale et qu’elle devient l’hôte du Phoenix, pour le voir une dernière fois. C’est pour elle que Scott se battra jusqu’à sa mort psychique, afin de l’aider à s’échapper des griffes du Cerveau. C’est pour lui que Jean se battra contre son entité cosmique démoniaque. C’est pour elle qu’il luttera jusqu’à son dernier souffle contre l’empire Shia’r alors que l’impératrice souhaitait sa mort.

Et c’est enfin pour lui qu’elle décidera, encore une fois, de se sacrifier, ne supportant plus d’avoir un tel pouvoir maléfique en elle. D’ailleurs si Scott se remariera après sa mort, il ne l’oubliera jamais tandis que Jean, elle, prononcera toujours son nom lorsqu’elle se réveillera. Une histoire d’amour, une vraie, comme on en fait plus. 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontLes Roméo et Juliette des comics

 

Les premières minutes de X-Men : Dark Phoenix partaient plutôt bien pourtant. Scott suppliant Jean de rester auprès de lui, lui clamant son amour, et Jean lui affirmant qu’elle « reviendra toujours auprès de lui ». Mais bon, l’amour chez des adolescents ça ne dure jamais très longtemps ; la preuve puisque la relation entre Sophie Turner et Tye Sheridan est aussi vide de sens que dénuée d’émotions. 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontOn me dit dans l'oreillette que Scott est sonné par la claque

 

4. L'ÉQUIPE DES X-MEN

Simon Kinberg, le réalisateur et scénariste de X-Men : Dark Phoenix, ne cessait de répéter à tout va que son film serait une "adaptation fidèle des comics de Chris Claremont et John Byrne". Soit, mais comment réussir un tel exploit lorsqu’on part sur des bases aussi bancales que les siennes ?

Comment construire une histoire aussi mature et profonde, lorsqu’on a une équipe de mutants adolescents qui ne sont même pas au sommet de leurs capacités, et que la moitié des personnages n'ont pas le même parcours que leurs homologues papiers ? Comment adapter un arc si riche, en seulement un film de moins de deux heures, aux enjeux simplement teasés en une image de X-Men : Apocalypse ? Impossible vous nous direz, et c’est bien là l’un des gros problèmes de Dark Phoenix.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris Clairemont

Même Wolverine n'a pas pu la tuer 

 

Déjà il faut savoir que dans les bandes-dessinées, l’équipe des X-Men est composée de Scott, Jean, Tornade, Fauve, Diablo, Colossus, Angel... et Wolverine. Mais pour lui, notre réalisateur a une excuse apparemment. L’équipe est menée en grande partie par Scott Summers tandis que Charles Xavier est complètement dépassé par les éléments.

Tornade est extrêmement intelligente, Diablo n’est en rien un pauvre adolescent apeuré et maigrelet. Loin d’être placé au second plan, Scott s’impose comme un pilier pour Jean dans ses moments de lucidité. Wolverine, lui, démontre que malgré l’amour de Jean pour Scott, il lui reste tout aussi fidèle et l’épaulera quoiqu’il advienne. Exit donc Mystique, Quicksilver ou encore Magneto, qui n'apparaissent même pas dans une seule case de l'histoire.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris Clairemont

Scott serait même un peu trop collant  

 

5. DARK PHOENIX

Enfin, terminons comme il se doit avec l’élément central du film et des comics : Dark Phoenix. Laquelle n’a absolument rien à avoir avec son homologue filmographique. Dans la saga Dark Phoenix des années 1980, dans Uncanny X-Men #129-138 de Chris Claremont et John Byrne, le Phoenix a progressivement pris le contrôle total du corps et de l'esprit de Jean Grey. Mais commençons par son histoire.

Dans les comics, Jean n’a jamais été abandonnée par son père, et sa mère est bien vivante puisqu’elle vit paisiblement dans sa maison du Kansas avec son mari et sa deuxième fille, la sœur cadette de Jean. 

Jean découvre ses pouvoirs télékinésiques lorsque sa meilleure amie meurt et qu’elle l’accompagne dans la mort. Enfin, tout ça c’est un peu glauque. 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontQuelques minutes avant l'affrontement

 

Plus tard, lorsque Jean devient le Phoenix, elle passe par plusieurs plusieurs "stades" d’adaptation. Lorsqu’elle apparaît au tout début du comics, elle est vêtue d’un costume vert orné d’un phoenix doré sur sa poitrine.

Ce costume signifie que malgré la force cosmique qui habite en elle, Jean est encore capable de la contrôler et de faire le bien avec. Ce n’est que lorsque toutes ses barrières mentales sont abattues que Dark Phoenix surgit et que Jean adopte une nouvelle tenue de couleur rouge. Seulement dans l’arc de Chris Claremont lorsqu’elle succombe à la force, elle le fait réellement. Jean n’existe plus et c’est le Phoenix qui parle à sa place, et explique que "Jean Grey n’est plus. Le Phénix noir ignore toute pitié et n’a aucun ami." 

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontElle faisait peur à tous les enfants

 

Dans l’histoire papier, Jean Grey est donc la véritable méchante. Il n’y a pas « d’ennemi » sorti de nul part et venu s’approprier la force Phoenix comme par enchantement. Il ne s’agit pas d’un simple t-shirt qu’on peut s’échanger quand on en marre de le porter. Pour la première fois de leur vie, les X-Men n’affrontaient pas n’importe quelle menace dont il était facile de se débarrasser en s’unissant.

Ici, ils sont complètement perdus, ne sachant s’il faut se fier à leur instinct de justicier ou sauver leur amie de toujours. Alors qu’ils sont face à leur doutes les plus noirs, ils décident d’aller à l’encontre du monde et de tout tenter pour sauver l’une des leurs. Même s’ils doivent se mettre les autres à dos.

Plus qu’une simple histoire d'ordinaire bad guy à affronter, la saga des comics explore avec énormément de maturité et de noirceur les traumas de l’équipe originelle des X-Men. Tout en plaçant finement ses pions pour la suite avec l’introduction de Kitty Pride, qui deviendra plus tard l’un des piliers du groupe.

 

Uncanny X-Men Dark Phoenix - Chris ClairemontSi vous voulez une belle histoire d'amour super-héroïque...

 

Voilà donc quelques unes des raisons qui font de X-Men : Dark Phoenix une déception pour quiconque a été emporté, ému, bouleversé et marqué par la saga comics de Chris Claremont.

Bien sûr, toute adaptation doit trahir et prendre des libertés, là n'est pas la question. Mais en simplifiant à l'extrême, Simon Kinberg ne rend pas justice au personnage passionnant de Jean Grey, ni à ses acolytes comme Scott Summers. 

Réduire Dark Phoenix à une scène finale de X-Men : Apocalypse et un film de moins de deux heures était mission quasi impossible, tant l'histoire est riche, grande, et mériterait une construction plus ambitieuse et précise, à la manière du MCU. Gageons que la perspective des X-Men auprès des Avengers leur donnera l'espace pour se développer, et qui sait, revenir un jour (encore) sur ce Phénix noir.

Retrouvez notre classement de tous les films X-Men par là, et notre tour d'horizon complement de la saga par ici.

 

Affiche

 

 

commentaires

Captain Marvel
10/09/2019 à 09:37

Malheureusement, Claremont a en partie lui même saboté sa propre oeuvre en réécrivant l'histoire de son personnage. La première vignette de cet article paraît 7 ans après la saga du Phénix Noir, et change totalement la perspective, comme si Marvel n'assumait pas l'évolution dramatique de Jean Grey.
L'idée d'une entité cosmique extérieure, le Phénix, qui aurait possédé le corps de Jean Grey en la sauvant de la mort, n'existe en effet absolument pas dans la saga d'origine. L'accident qui a failli coûter la vie à la jeune mutante lui a donné d'immenses nouveaux pouvoirs, dont le potentiel va peu à peu se révéler.
Au bout du compte (et la manipulation du Cerveau aggrave les choses), le pouvoir absolu dont est dotée Phénix la corrompt absolument, lui faisant perdre son humanité, bien qu'elle lutte jusqu'au bout contre cette transformation inéluctable. Son suicide est alors l'unique échappatoire.
On est loin du schéma narratif reconstruit a posteriori par Claremont qui déresponsabilise Jean Grey de ses actes en en faisant l'innocente victime d'une force étrangère. Dans ces conditions, adapter la saga du Phénix Noir en partant d'une trame totalement chamboulée par les auteurs eux même relevait de l'impossible.
Le Cameo de Claremont qui apparaît dans une scène du film est d'autant plus symbolique de ce désastre annoncé : à force de réécrire en permanence leurs propres histoires, les comics sont devenus illisibles, quel que soit le support de leurs aventures.

Will5906
03/09/2019 à 22:58

Bravo ! Critique très juste !! Grâce à vous j'ai pu retrouver les émotions du gamin de 10 ans que j'étais en découvrant cette terrible histoire dans mes "Strange" de l'époque. Alors, merci beaucoup car cela rattrape un peu la déception totale consécutive à ce monumental gâchis hollywoodien..., ce truc sans âme, bien loin des intrigues, rebondissements et sentiments des comics originaux.

Tentateur
03/07/2019 à 02:16

@Kallh Merci :)

Kallh
30/06/2019 à 02:41

@Tentateur : `ça a été tourné dans la Mairie de Montréal, au Québec.

ziggg
26/06/2019 à 21:49

une honte ce film. on oublie aussi Malicia, qui aurrait du etre la avec Gambit, xes 2 perso sont exelent mais n'ont jamais eu de bonne adaptation pour le moment c'est vraiment dommage. ha pour faire joue joue avec une camera et faire des xplosion sur un ordinateur ils sont fort les mecs mais pour lire une BD X-men et la comprendre et ecrire un vrai scenario y a plus personne, en faite c'est des imbécile de bourgeois comme d'hab

Tentateur
22/06/2019 à 11:20

Dans le film Dark Phoenix, lorsque Jean et Vuk sont rejoins par Charles à New-York, dans le hall de cette maison, il y a des fleurs de lys et un sol avec un grand blason français, je n’arrive pas à trouver les lieux de tournage précis, vous en savez plus ? Est-ce une ambassade française ?

comics-analyst
17/06/2019 à 19:57

Rappelons aussi qu 'à l'epoque de l'arc narratif du Dark Phoenix, Jean Grey n'était pas vraiment amoureux de Logan elle n'avait que de la compassion pour lui.
Elle n'est tombée amoureuse de lui que plus tard après ça pseudo-résurrection.
On pourrait croire que Logan (beaucoup aidé par les exigences de ses fan) a fait de Jean Grey la Nefertari des x-men car comme dans les 10 commandement de Cecil B(illet) de Mille, pour devenir Pharaon ou franchise character, il faut tombé Jean Grey la première x-woman.

comics-analyst
17/06/2019 à 17:41

personnellement je ne pense pas que le triangle amoureux Scott-Jean Logan était fondamental pour la période spécifique au dark Phoenix il ne l'était qu'avant et après pas pendant à moins que Claremont et Byrne ne l'est pas assez accentué ils m'avaient plutôt donnés l’impression de mettre l'accent sur l'intensité de la romance entre Scott et jean ce triangle un peu forcé à surement été imaginé par claremont afin de remplacer celui qui existait déjà avec angel mais faute de beau gosse(Diablo n'a pas une apparence vraiment humaine, Colossus était adolescent, le hurleur était déjà agé et épris de Moira McTaggert, quant à épervier peut être le mieux placé pour l'emploie, il a peut être été écarté (décédé) par Chris claremont car il commençait à faire de l'ombre à leurs chouchou wolverine son côté bougon avant sa mort en attestait) Claremont a finalement opté pour le griffu poilu et trapu (et non grand de taille comme Hugh Jackman) qui devenu entre temps le franchise character au détriment de cyclope aura même le culot de dire au petit frère d'épervier qu'il les surclasse tous les deux (x-men 194) tout ce que le public (qui adore les têtes brulés bien que la plupart des pères et des frères de familles n'auraient pas aimé l'avoir comme beau-fils et beau-frère eux qui plus jeunes aimaient lire entendre et voir des histoires de gars comme lui) a recherché et apprécié chez Wolverine Epervier l'avait déjà..

Nicool
12/06/2019 à 16:05

@Zanta,

Oui, très bonne idée pour Gambit. Un excellent perso à utiliser d'urgence.
Il aurait été vraiment bon de le revoir dans Dark phénix et supprimer Magnéto qui n'a rien à faire là.

Quand je le vois utiliser ses pouvoirs pour sauver les militaires de la mort par Jean Grey, ca me fait mal au coeur. Magnéto n'est plus, il a subit un vrai lavage de cerveau, je ne le reconnais plus.

Pour le recyclage de Dark phénix, pourquoi pas. Centrer un film sur qui est vraiment Jean Grey je suis complètement pour mais la force phénix méritait autre chose qu'un spin off de mauvaise qualité. C'est une histoire fondamentale dans l'univers X-Men dans le comics.

Pour ce qui est du casting 'First class', là ca ne me dérange qu'à moitié. Changer tout le temps l'acteur d'un rôle récurrent ce n'est pas bon mais si c'est pour garder les mauvais, là je suis partagé. Or ils ont pas gardé les meilleurs et ils ont pris des nouveaux qui ne sont pas bons. Résultat Dark phénix est une bouse.

Par exemple Sansa il ne fallait surtout pas la garder car elle ne fait pas du tout femme comme l'est la vraie Jean Grey dans le comics. Fassbender tue Magneto mais non pas a petit feu mais au lance-flammes. Tornade joue ridiculement mal elle est trop fade puis ce nouvel acteur pour Diablo, il a du payer pour jouer à la manière des pilote-payants en Formule 1.

Zanta
11/06/2019 à 14:10

@Nicool
TB vu, ce détournement de la fonction initiale de Magneto en raison de l'absence de Wolverine !
Au final, l'amateurisme du studio est quand meme effarant à plusieurs niveaux :
1) à l'ère Disney/Marvel et DC/Warner, ils lancent un blockbuster de superhéros destiné à créer une nouvelle trilogie en faisant du recyclage d'une histoire déjà transposée au cinéma.
2) ils comptent sur le casting "First Class", alors qu'ils savent que le film de Vaughn était le moins rentable ;
Par ailleurs, il est évident que le public aime suivre des acteurs sur plusieurs années, comme le prouve le plébiscite de l'ancienne génération qu'ont d'abord été le succès commercial de DOFP et celui des Wolverine. Sans oublier la réussite du MCU.
3) Ils veulent lancer Gambit en film solo, alors qu'ils auraient parfaitement pu l'intégrer aux X-Men dans ce Dark Phoenix. Le mutant aurait ainsi pu remplacer Wolverine dans la fonction du badass qui aide Xavier.
Ca aurait largement compensé l'effet "déjà vu" dû au recyclage de l'arc du Dark Phoenix et ils auraient pu ensuite attirer un réalisateur pour lancer ensuite une trilogie sur le perso, comme ils voulaient le faire.

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